Astérix & Obélix XXL Romastered a été testé sur PS4
Par Toutatis ! Les célèbres habitants du village gaulois qui résiste encore et toujours à l’envahisseur ont été enlevés ! Heureusement les deux plus illustres d’entre eux n’étaient pas dans leur chaumière au moment des faits et c’est donc à notre tandem qu’il incombe de traverser tout l’empire romain pour libérer leurs compagnons.
Astérix et Obélix – car il s’agit bien d’eux ! – seront aidés dans leur mission de sauvetage par un bien mystérieux individu, un espion autrefois au service de Rome ayant retourné sa cape et qui désormais offre ses talents à ses camarades de lutte en Gaule. Ni une ni deux la petite troupe se met en route…
TOUS LES CHEMINS MÈNENT À ROME
Astérix et Obélix XXL sortaient à l’origine en l’an de grâce 2003 sur PS2 et Gamecube pour une remise au goût du jour des aventures vidéoludiques des gaulois sur console d’alors. On y incarne principalement le petit blond dans des environnements en 3D qu’il s’agira de parcourir et d’explorer mais on croisera aussi bon nombre de troupes romaines qu’il faudra baffer sans retenue.
Nous serons amenés à traverser six zones afin de retrouver l’ensemble des kidnappés : l’Armorique pour débuter, puis la Normandie (Norvège), ensuite la Grèce suivie par l’Helvétie (Suisse) avant de traverser la Méditerranée pour une petite escapade en Égypte. Et enfin la capitale impériale : Rome !
À chaque fin de stage, on trouvera un boss sous forme d’une espèce de tank en bois qui une fois vaincu permettra la libération de certains membres du village. Les prisonniers libérés offriront alors à notre duo de sauveurs, en plus des remerciements de rigueur, une partie d’une carte en marbre qui ouvrira symboliquement le chemin pour la suite du périple.
Seul le premier niveau qui se déroule dans les environs du village n’offre pas de combat final contre une machine infernale, et sert principalement de tutoriel pour apprendre à maîtriser la palette de mouvement de nos protagonistes à moustache.
Pour le reste, on avance dans des niveaux plutôt linéaires contenant quelques zones un peu plus ouvertes qu’il sera de bon ton de fouiller de fond en comble afin de collecter maintes broutilles fort utiles pour la suite.
Parfois il nous est proposé quelques épreuves à base de brasero à allumer à l’aide de torches qui auront fort à faire contre les bourrasques de vent ou bien des séquences de glisse sur le bidon d’Obélix à dévaler les flancs de montagne.
On voguera par ailleurs à deux ou trois reprises sur un petit voilier avec toujours le tailleur de menhir pour système de propulsion pour des traversées maritimes qui défileront à toute berzingue.
Notre mystérieux compagnon encapuchonné aura lui aussi mis du matériel à notre disposition afin de faciliter notre avancée:
– Des tyroliennes dans lesquelles Astérix se placera tandis qu’Obélix, à l’aide d’une corde, dirigera la cabine vers le point d’objectif.
– Des tremplins seulement utilisables grâce à l’embonpoint du gro… de l’enveloppé rouquin qui lui permettront d’atteindre certaines zones spécifiques.
– Et enfin des espèces de catapultes qui nous permettront de changer de zones à la volée (certaines permettent de revenir en arrière au sein d’un niveau).
Bref pas mal de petites choses à prendre en compte lors de notre périple.
En dehors de ces petits à-côtés, la plupart du temps il s’agira bel et bien de dégommer de la bleusaille romaine par paquet de 12 (voir plus). Bim ! Paf ! Boum ! accompagnés des cris de douleur de ces pauvres bougres en jupettes seront les principaux sons que vous entendrez pendant votre voyage.
Que vous fassiez face à des décurions, des centurions, des troupes volantes (!) ou bien des brutes en armures, tous doivent mordre la poussière !
Un détail marrant à souligner : dans chaque niveau, un peu planqué hors des clous, vous trouverez les fameux pirates de la bande dessinée sur lesquels il faudra bien sûr appliquer avec force vos petites mimines bien énergiques. Leur présence ne sert fondamentalement à pas grand-chose mais c’est ce genre de petit bonus qui fait tout le sel de ce type d’adaptation.
Espérons juste que bastonner des hordes d’ennemis sans défense ou presque ne soit pas une activité qui vous lasse rapidement car lorsque vous débarquerez à Rome pour vous confronter à Jules en personne, ce n’est à pas moins de 3000 romains que vous devrez faire face ! Par Belenos, mais comment diable pouvons nous vaincre autant d’adversaires ?
NOS ANCÊTRES LES GAULOIS
Lors de votre odyssée, vous récolterez – soit en brisant des caisses soit en brisant des têtes – de nombreux casques romains qui serviront de monnaies auprès du marchand. Celui-ci se trouvera en divers endroits du jeu, à l’intérieur d’une petite caisse en bois qui, en se dépliant, révèle une échoppe ambulante.
Dans son étal, outre de quoi restaurer sa vie, une petite liste de « combinaisons de coups » à débloquer. Il pourra s’agir d’enchaînements puissants, de super-attaques voire de pouvoirs spéciaux particulièrement déchaînés.
Les deux produits nommés Twister et Twister Fusion sont particulièrement chers mais s’avèrent indispensables si on ne veut pas se farcir « à la main » l’armée impériale de la capitale de l’Empire.
L’effet de cette attaque est on ne peut plus spectaculaire : nos deux héros se transforment en tornade et déciment par dizaines les forces adverses (en « Fusion » les deux tempêtes ne font plus qu’une seule pour un véritable carnage). Une fois adopté, on ne peut plus s’en passer…
Il y a toutefois une condition au déclenchement de ces super-attaques : il faut remplir la jauge de combos présente à gauche de l’écran. Pour cela rien de plus simple : il faut cogner et enchaîner rapidement les hommes de César jusqu’à ce qu’elle se remplisse.
Et là *Pouf* vous pouvez effectuer la bonne manipulation pour enclencher votre furie (voire plusieurs tant que la jauge n’est pas vide).
Il se peut que pendant la bagarre générale surgisse sans prévenir des bonus multiplicateurs (X3, X10) qui vous feront gagner autant de casques (sachant que les bonus s’accumulent, deux X3 devenant un X6). Popperont aussi des gigots de sanglier pour recharger vos boucliers, qui représentent votre vie.
Boucliers qui pourront aussi se trouver dans les niveaux pour restaurer ceux manquant ou bien alors en ajouter à votre triplette de base. On peut accumuler jusqu’à six boucliers.
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- Une grosse taloche classique ou une mandale façon Twister Fusion ? Pas facile la vie d’héros gaulois…
Précisons qu’Obélix n’a pas forcément accès à toute la palette des coups spéciaux d’Astérix, et bien entendu n’a pas le droit d’utiliser l’icône de Potion Magique (selon Panoramix, il serait tombé dans la marmite étant petit) qui octroie pour un cours laps de temps vitesse et puissance au blond gaulois.
Des différences se perçoivent entre les deux protagonistes (protagonix ?), le petit étant plus rapide et nerveux là où les rondeurs du bonhomme placide le rendent plus lent, mais quand il donne une beigne, on doit la sentir passer (oui il frappe plus fort que son comparse). Attention toutefois quand on contrôle le dodu, il n’est pas invincible et subit les mêmes dégâts que son meilleur ami.
Pour ce qui est d’Idéfix, une touche lui est dédiée (R1) et dès qu’on appuie dessus il s’en va mordre l’arrière-train d’un envahisseur en tunique verte. Une amélioration lui est même spécifique et quand la barre de combo est pleine et qu’on maintient R1 au lieu de juste appuyer dessus, il peut alors attaquer plusieurs adversaires d’affilée.
Une option de combat à ne pas prendre à la légère car, de fait, quand il s’en prend à un romain, il le désarme, ce qui, face à quelques coriaces, peut s’avérer fort pratique.
Une petite note sur l’étrange espion. Inspiré du personnage d’Acidcloridrix provenant de l’album « Astérix Légionnaire » (l’un des plus célèbres et des plus drôles !) il gagnera un nom dans la suite : Sam Fichaure. Mais ceci est une autre histoire…
ASTÉRIX ET PÉRILS
Un « Romastered » donc. De fait cette révision a amélioré de façon XXL les graphismes de la première mouture et la comparaison ne sera pas bien difficile à faire car, par simple pression d’un bouton (R2), vous est offerte la possibilité de zapper entre le jeu original et la refonte.
Et sincèrement, bien que le travail de mise à niveau ait clairement été fait avec brio, on se surprend à succomber au charme des graphismes période 2003 et à y jouer longuement sous ses anciens oripeaux. D’ailleurs on aimerait signaler aux développeurs d’autres remasters qu’il est largement possible de proposer cette même possibilité dans leurs propres jeux…
Un niveau de difficulté a également été rajouté aux trois déjà existants (« Extrême ») pour les vraies âmes guerrières qui ne rechignent pas à corser leur expérience vidéoludique. Bon courage !
Autre nouveauté qui exploite à merveille la possibilité de passer de la première à la seconde version : les stèles. Sortes de présentoirs munis d’un sablier qui proposeront de récupérer des jetons dans une zone donnée ; sachant qu’une partie d’entre eux se trouve dans le jeu sauce PS2 et l’autre dans la modernisation.
Il faudra donc pour triompher de ces épreuves jongler entre les deux variantes graphiques. Une vraie superbe idée qu’on aurait aimé revoir ailleurs !
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- Chaque secteur propose ses petits challenges, comme montré ici. Les Lauriers dorées permettent de débloquer les costumes alternatifs pour nos protagonistes (légionnaire, plage etc…)
Techniquement il n’y a pas de gros reproches à faire à cet Astérix en 3D. Les commandes répondent parfaitement et sortir les attaques spéciales ne posent pas le moindre souci. On pestera parfois face à quelques angles de caméra mais on a vu bien pire dans d’autres titres, parfois plus récents.
Il se peut aussi qu’on puisse momentanément perdre la clarté de ce qui se passe à l’écran lorsqu’on est encerclé par une bonne douzaine de romains, mais quelques bourre-pifs bien sentis éclairciront rapidement la situation. Rien de dramatique.
Non, le vrai problème est ailleurs. Il vient du fait que malgré toute la bonne volonté évidente de l’équipe de développement de bien faire, il manque cruellement ce petit quelque chose pour faire de cette aventure un moment inoubliable. Une idée décalée, un scénario surprenant, un concept un peu fou… Car en l’état nous avons affaire à un titre assez plat.
Pas mauvais loin de là mais sans élément accrocheur pour le faire sortir du lot. Une erreur qu’ils ne commettront pas dans la suite, XXL2, qui sortira en 2005 et qui marquera bien plus le petit cercle des joueurs.
Pour contrebalancer, c’est avec un réel plaisir que nous retrouvons les voix emblématiques de nos deux gaulois préférés, Roger Carel et Pierre Tornade qui comme d’habitude font un travail de doublage exceptionnel. Aucune piste vocale n’a été modifiée lors du remaster, et c’est tant mieux.
On ne peut pas en dire de même de la musique, qui elle fut remaniée dans les grandes largeurs même si elle reprend les airs originaux tout en les amplifiant de manière plus épique. Des morceaux furent de plus créés pour combler les longues phases de silence du jeu originel. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, la musicalité est purement fonctionnelle et reste anecdotique.







