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TEST : Vengeful Guardian Moonrider – Un hommage 16 Bits sans éclat

SPARTAN [Rédacteur En Chef Retrogaming]
Nous sommes… des… GAMERS !!!!

Les années 20 passent, passent… et commencent à se ressembler…. Mais pourquoi ce triste constat ? Alors que la nouvelle génération de consoles peine à convaincre, entre pénuries, hausses de prix, jeux qui ont « le cul entre 2 générations », les éditeurs semblent se porter vers une nouvelle manne propre à satisfaire un public exigent : les rétro-gamers.

Avec la profusion de rééditions, de remakes, de remasters, ou de suites à des jeux trentenaires (voire quadra) Vengeful Guardian – Moonrider arrivera-t-il à tirer son katana du jeu ?

VGM 9

C’est tellement à la mode ! Entre deux jeux AAA, nous sommes servis d’un titre rétro, issu d’un âge que les moins de 30 ans ne connaissent pas et qui, pourtant, représentait l’âge d’or du jeu vidéo.

Difficulté excessive (pas de sauvegarde !), 2D pixélisée, seulement deux boutons pour tout faire, les fondamentaux du jeu vidéo sont issus de l’ère 8bits/16bits, et chaque jeu qui sort aujourd’hui s’érige en vibrant hommage de cette époque pour toucher au cœur (et au portefeuille) les « anciens », tout comme les nouveaux joueurs qui peuvent ainsi découvrir ce qu’il y avait avant Call of Duty 12.

JoyMasher reprend donc les codes graphiques des jeux d’actions d’antan, avec une teinte de MegaMan ou de Shinobi, la célèbre franchise de Sega, de par le design « ninja-esque robocopien » du personnage. A travers une histoire un peu plus recherchée que la moyenne, le développeur nous plonge au sein d’une âme robotique torturée, qui refuse de participer à ce régime totalitaire auquel il a été formé.

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Shinobi 2049

Le jeu commence par un didacticiel bien fait, qui va poser les bases du gameplay et de la maniabilité. Le personnage se voit faire face à ses anciens « collègues » soldats au travers de plusieurs niveaux, à parcourir dans l’ordre de notre choix. C’est un bon point : la progression n’est pas imposée et l’on se sent libre d’aller picorer à droite ou à gauche telle ou telle expérience de jeu, car de petites variations existent : scrolling horizontal dans les airs, course à moto, de profil ou de dos (comme un Outrun), plateforme et action frénétique… tout y est, ou presque !

On progresse au travers de décors relativement variés, même si ils gardent un même thème sous-jacent de monde aux libertés privées, en proie à la désolation chaque jour un peu plus présente. Tout cela donne un ensemble cohérent et donne vie au jeu lui-même, ce qui permet de prendre du plaisir à découvrir les niveaux, et avancer dans le jeu. Le pendant de ces bonnes intentions, c’est la durée de vie : même si la difficulté est bien dosée, le tour du jeu est vite fait (2-3h maximum), et la rejouabilité ne vaut que pour les adeptes des speed-runs ou de scoring.

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Un jeu rétro un peu néo, M. Anderson

Néanmoins, des items sont à collecter pour améliorer notre samouraï vengeur : à récupérer après chaque boss, ils permettent d’améliorer les armes ou encore les capacités de saut ou de déplacement, afin de parcourir les niveaux avec plus d’aisance.

La maniabilité est plutôt bonne, même si elle est punitive : il faut sauter au bon endroit, rebondir sur la bonne partie de mur, tirer au bon moment, sinon c’est la peine maximale assurée. Et comme dans les années 90, trois petites vies et retour à l’envoyeur (enfin au début du niveau) si l’on s’amuse à vouloir mourir trop souvent.

Pour parer à ces morts certaines, notre vengeur arpenteur de lune est doté de coups au corps à corps, ou à distance, d’une efficacité redoutable. A côté de la jauge de vie se trouve la jauge de coups spéciaux, qui se vide à force d’en abuser, obligeant à les garder pour les boss.

D’ailleurs, chaque niveau est composé de mini-boss, ainsi que d’un boss final de la mort qui tue, mais dont, malheureusement, les patterns sont très rapidement identifiables, le rendant donc trop facile à occire. La variété des ennemis est suffisante pour ne pas (trop) se lasser, tout comme celle des boss, qui ont cet air de vieux jeux arcade (coucou ALIENS !) fort appréciable.

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Bit-them-all

Niveau bande son, elle est bien fichue et respecte les codes rétros à base de sons typés MIDI tous aussi sympas les uns que les autres. Sans parler de véritable identité sonore, une aura se dégage, rendant l’expérience de jeu plus agréable.

Car le véritable écueil du jeu, selon moi, ce sont ses graphismes. A trop vouloir jouer sur le rétro, le jeu perd des bits en route pour n’en avoir au final plus que 8. Si le jeu se veut un hommage à ces jeux de « génération 4 » (Shinobi, MegaMan,…), la partie graphique n’est pas aussi aboutie qu’espérée.

Des jeux sortis récemment, comme Tortues Ninja ou Streets of Rage 4, prouvent que l’on peut rendre cet hommage avec un univers plus fin et plus détaillé. Ici, le développeur a voulu rester sur ces bases ancestrales, et, si le design et l’ambiance sont bons, le tout manque de finesse, et fait au final un peu brouillon, notamment au moment de scènes intenses où les pixels virevoltent et se mélangent un peu trop.

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Résultat ? Vengeful Guardian Moonrider est un titre agréable au plaisir coupable mais entaché de quelques défauts inhérents à la structure même du jeu, que les développeurs n’ont malheureusement pas su transcender. Pour autant, on va avoir plaisir à lancer le jeu régulièrement, histoire de se faire une petite partie, comme ça, en souvenir du bon vieux temps !

AVIS DE LA REDAC

Alors, Vengeful Guardian Moonrider, énième jeu rétro ? Difficile de répondre à cette question tant le jeu regorge de bonne intentions, afin de nous replonger, malheureusement trop profondément, dans les entrailles du rétrogaming. Loin d'être sans identité, le jeu manque parfois de réussite sur certains aspects pour en faire un jeu inoubliable. Mi ode aux jeux d'antan, mi plaisir coupable, et re mi ode derrière, il n'en reste pas moins une petite déception, notamment pour ses graphismes et sa faible durée de vie.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
50
%
Animation
60
%
Maniabilité
80
%
Intéret
60
%
Son
80
%
Graphisme
50
%
Animation
60
%
Maniabilité
80
%
Intéret
60
%
LES PLUS
  • Gameplay accrocheur
  • Bande son qui sent bon notre enfance
  • Design agréable
  • Très rétro...
LES MOINS
  • Peut-être trop rétro justement ?
  • Graphismes 16 bits qui n'en valent que 8
  • Maniabilité trop punitive
  • Se finit très rapidement
66
%
CA PASSE BIEN

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