Quake 2021 a été testé sur le Gamepass PC et le Gamepass Xbox
Quake. ID Software. Le test peut s’arrêter, là, tout est dit ! Mais comme vous êtes gourmand, je vais quand même vous parler de ce jeu qui était un véritable séisme vidéoludique lorsqu’il est sorti en 1996, car cette réédition vaut clairement le détour pour les néophytes comme pour les anciens !
Piece Of Quake
Alors qu’au milieu des années 90 ID Software et 3D Realms luttent sans merci pour savoir qui est le meilleur créateur de FPS, John Carmack, génie de la programmation, nous gratifie, dans sa dernière création, d’un moteur graphique nouvelle génération à faire fondre les soudures de nos 3Dfx Vaudoo de l’époque, et à pousser dans leurs retranchements les Pentium et autres Sound Blaster 16 de nos bêtes de courses (oui, je sais que je viens de vous faire verser une larmichette de nostalgie) !
C’est donc avec un immense plaisir que nous retrouvons une version grandement remaniée pour son 25ème anniversaire, d’autant que le jeu est « complet », c’est-à-dire avec les extensions officielles et des niveaux supplémentaires. Sortez les souris à boule fraichement nettoyées !
Bomb has been planted !
Bombe vidéoludique en 1996, ce nouveau Quake ne dénote pas dans le paysage vidéoludique actuel. Taillé pour la 4K et les 60 images par seconde, l’édition « 2021 » sublime son ancêtre et rend une copie parfaite sur la fluidité et la réactivité, deux éléments essentiels pour ce FPS nerveux qui fait la part belle à la vitesse et aux frappes soit chirurgicales, soit, disons-le, bourrines.
En effet, dans ces dédales labyrinthiques qu’il nous propose, Quake nous fait nous retrouver à la fois dans des situations étriquées, où lancer une grenade sera risqué, comme dans des zones ouvertes remplies de monstres à abattre.
Chaque niveau est un modèle de level-design, certes à base de « récupérer une clé bleue puis une clé jaune puis atteindre la sortie » si caractéristique de l’époque, mais qui permet de parcourir des niveaux mêlant créativité (passages sous l’eau, ascenseurs, absence de gravité, pièges mortels,…) et générosité, via les nombreux monstres à occire.
Le jeu mélange ainsi des décors divers et variés (médiévaux, gothiques, futuristes,…) que l’on a plaisir à parcourir tout au long des 4 mondes du jeu originel et de ses extensions.
Aucun ennui donc à défourailler les démons qui se présentent à nous, notamment grâce à la variété des armes mises à notre disposition, tels que le shotgun, le lance-grenade, le pistolet à clous, et autres joyeusetés, qui rendent nos pérégrinations cauchemardesques divertissantes.
Legen- wait for it -dary ! Legendary !
Car sous un scénario classique (invasion par des monstres dirigés par un grand méchant, des portails à traverser pour retrouver des runes qui mèneront au niveau final) se cache un jeu au bestiaire profond qui oblige le joueur a sans cesse revoir sa façon de se déplacer, et à changer régulièrement l’arme qu’il devra utiliser (la série est pionnière dans ce domaine, notamment avec Quake 3 Arena qui était extrêmement permissif sur la verticalité).
En effet, certains reviennent à la vie, d’autres font de grands sauts rapides, quand certains ont beaucoup plus de vie ou tirent à distance. Il faut donc jouer de la molette ou de la manette pour changer son arme ou virevolter dans le niveau afin de se défaire des bêtes assoiffées de votre sang.
Passage sur next-gen oblige, tout cela se fait dans une fluidité sans faille, avec une vitesse d’exécution aux petits oignons. Malheureusement, pas de refonte graphique totale, la base reste la même, mais tout est poli, fin, tout en conservant le charme d’antan, ce qui nous fait (re)vivre ces instants de tuerie de masse avec des étoiles plein les yeux.
Tremblez terriens !
Pour être en phase avec son époque, le jeu est bien adapté à la manette (le strafe se fait très naturellement), quand il régale au combo « souris-clavier » ! Le moteur graphique contient de nouveaux éclairages dynamiques, et le multijoueur est bien sûr de la partie avec soit un mode coopératif (4 joueurs max), soit des arènes pouvant accueillir 8 joueurs, en cross-platform s’il vous plait !
La partie sonore n’est pas en reste, avec une musique pêchue aux bons moments, des silences bien placés pour nous faire stresser et frissonner, et des bruitages (déplacements, monstres,…) qui collent bien à l’ambiance du titre.
Du plaisir pour les yeux, les oreilles, et nos mains, qui n’attendaient que ça pour s’acharner sur le clic de la souris ou la gâchette de la manette !










