a été testé sur Switch
Pitch oh mon pitch !
Dans ce jeu issu de la scène indé, vous incarnez une experte en mécanique nommée TEVI. Oui, Oui, mêmes les jeunes femmes kawaii peuvent avoir ce type de spécialisation, malgré leur accoutrement qui ne peut que laisser penser le contraire. Mais avec vos amis, vous allez devoir protéger le monde d’Az d’une menace qui pèse sur lui.
Pitch simple il est vrai, pour autant le jeu n’est pas avare en cinématiques et cut-scènes bavardes, trop bavardes parfois, dans la langue de Shakespeare qui plus est, et qui peut vite perdre le joueur dans les méandres de palabres parfois inutiles, parfois nécessaires.
Ainsi, il est parfois tentant de vouloir couper court à ces discussions futiles, surtout pour les plus réfractaires à l’anglais, mais l’on peut passer à côté d’éléments cruciaux ; à manier avec précaution donc.
Une fois les présentations faites, on embarque dans une aventure que l’on va pouvoir parcourir en fonction de plusieurs niveaux de difficultés, le plus petit niveau nous donnant une quasi-invicilbilité, quand le plus haut rend le jeu vraiment difficile. A vous de choisir donc, selon votre niveau de patience et/ou de votre façon de jouer.
Jouons des pouces et des index
Niveau gameplay, le jeu est un mix assez intelligent entre de la plateforme, du combat au corps à corps et de l’attaque à distance. Teinté de magie, le tout est bien fichu, notre personnage est agréable à manier et répond au doigt et à l’œil.
Ainsi, lorsqu’il s’agit de trucider du mécréant, les attaques au corps à corps sont de bon acabit, et notre personnage peut effectuer des combos ou encore virevolter dans les airs, dans une sorte de mini ballet aérien. Alors certes, on appuie parfois comme un dératé sur le bouton d’attaque, mais les ennemis tombent au combat, et c’est bien le principal ! A noter que des combos ou des attaques sont aussi à débloquer, au fur et à mesure de notre avancée dans le jeu.
Les niveaux proposent cependant peu de variations : scrolling vertical et horizontal, avec des objectifs à atteindre que l’on peut consulter sur la carte et le journal de quêtes (accessibles dans le menu). Du classique, mais le tout fonctionne bien et l’on ne s’ennuie pas.
Dans nos pérégrinations, nous serons accompagnés par deux entités qui sont représentées par des orbes (bleue et rouge) à nos côtés et qui servent pour les attaques à distance (avec une possibilité de « charge » pour une attaque plus puissante).
Le jeu permet aussi la destruction de murs ou objets, afin de continuer notre progression dans les niveaux. Il y a donc une petite partie « puzzle » pas bien méchante mais qui ajoute un peu de réflexion dans ce monde de brute.
Nous croiserons également d’autres personnages non joueurs, tous plus ou moins utiles, ce qui rend le monde de TEVI un peu plus vivant, même si l’on n’atteint pas la richesse et la profondeur de jeu des cadors du genre.
Cela étant dit, le jeu propose un petit aspect RPG avec une montée de niveaux, et des items à récolter et à affecter à notre personnage afin de lui conférer des bonus dans certains domaines. Chaque joueur peut ainsi personnaliser son avatar, afin qu’il colle au style de jeu voulu (mêlée, distance,…).
Enfin, les boss sont globalement agréables à combattre : il peuvent prendre des formes diverses et peuvent avoir des attaques très variées, allant même jusqu’à des phases typées « shoot them up » assez délicates.
Un gameplay classique mais pas simple pour autant, qui participe à donner au jeu une certaine épaisseur bienvenue.
Et la technique dans tout ça ?
Comme évoqué un peu plus haut, le jeu tourne bien, est fluide, et les animations, si elles ne sont pas fouillées, ne souffrent d’aucun défaut. Pour un jeu qui sort sur toutes les plateformes, dont les plus récentes, on peut se réjouir de voir que cela fonctionne bien sur la vieillissante Switch.
Graphiquement parlant, le jeu alterne entre phases de discussion et phases de jeu : les discussions se passent lors de cut-scènes dans lesquelles les personnages font des vas-et-viens dans la conversation devant un fond fixe. Les dessins sont beaux, bien détaillés, et dans la pure tradition japonaise.
Les phases de jeu, elles, respectent les codes du rétrogaming, avec un côté pixelisé pour nos personnages et l’ensemble des décors. Ces derniers sont réussis, bien rendus, et alternent plutôt bien en termes d’ambiance (ennemis différents par exemple), ce qui fait que l’on parcourt les différents niveaux sans s’ennuyer. Cela dit, le jeu impose parfois des aller-retours contraignants, rendant la progression un tantinet pénible, même si des « téléporteurs » peuvent être découverts à certains endroits de la map.
Bémol également, cette carte n’est pas forcément toujours d’une grande aide, et l’on tâtonne parfois à l’aveugle pour savoir comment se rendre au près de notre objectif.
Enfin, niveau sonore, il n’y a rien de transcendant à signaler : les bruitages sont corrects, et la musique met suffisamment dans l’ambiance pour nous plonger juste ce qu’il faut dans le jeu.












