! Comment oublier OutRun ?! Licence emblématique de la marque au hérisson bleu, elle a su traverser les âges, parfois même au détriment de ce qui en faisait le génome, l’essence même de la franchise. Cependant, SEGA n’a jamais oublié de sortir son bolide rouge pétillant qui fit chavirer le cœur des grands garçons, mais aussi des filles en manque de sensations fortes…
Ça y est, je me mets à parler comme un certain amigatiste qui n’a pas froid aux yeux et qu’on aime décidément beaucoup chez Méga Force ! En avant Enzo, Alonzo et tout ce qui finit en « zo », je sors la Ferrari que j’ai prêtée aux développeurs… erf (ceci est un mensonge) et je vous emmène en 2006, histoire de brûler, pendant un instant, l’asphalte sous le soleil de plomb de la côte.
Bip Bip ! Du soleil et des ?! Nanas !
Bienvenue à Gala… Bon, désolé ! Bref, OutRun… Catégorisé comme une réédition plutôt qu’une véritable suite, OutRun 2006 ne serait donc que le fantôme de son prédécesseur, OutRun 2, sorti trois années auparavant. D’ailleurs, à ce sujet, vous aurez assez rapidement d’autres informations là-dessus, car un autre collègue travaille sur le sujet. Voilà, je balance une exclusivité !
C’est bon, j’ai terminé de spoiler. De toute façon, il n’y a pas de scénario non plus : on est sur un jeu de caisse classique orienté arcade, sans pour autant transcender le genre. Difficile de passer après tonton, qui dispose, lui, d’un maximum de contenu puisqu’il faisait l’objet d’une renaissance de la franchise en 2003. En conséquence, il est compliqué d’être l’héritier après un tel succès.
En ce sens, on pourrait qualifier l’épisode de 2006 de « mal-aimé ». Oui, comme la chanson de Claude François, sauf que ce n’est pas ce qu’on écoute à bord d’une F40 lancée à 230 km/h ! Non, parce que si tel était le cas, il n’y aurait jamais eu de copilote féminine à bord, car pour mademoiselle, il faut que ça glisse, il faut que ça swing…
Ambiance décontractée donc, mais pas trop non plus, car même les as du drift se prennent les rambardes !

Pas de panique à bord ! Le fun et la vitesse d’abord !
Le but ici, c’est de s’amuser, loin de toute simulation, et avec ses 35 circuits, il y a du choix ! Cependant, les plus observateurs remarqueront que 15 tracés sur la trentaine disponible sont repompés sur OutRun 2, une ressemblance plus ou moins gênante qui pourrait faire prendre les puristes pour des prunes, mais nous n’en sommes pas là, du moins pas encore…
Car sous ce soleil agréable, quelques défauts demeurent : les thèmes musicaux n’ont pas vraiment changé, les effets sonores n’ont pas subi d’amélioration, on est toujours sur du rustique, bien qu’il n’y ait pas de quoi fouetter une rustine pour autant. OutRun 2006: Coast 2 Coast assume son côté boomer, ce qui n’est pas plus mal pour les plus nostalgiques d’entre nous, mais pour la nouvelle génération, le charme n’opère pas.
Quant au nombre de voitures disponibles, une dizaine au total, allant de la studieuse Testarossa à la furieuse F40 (contre huit dans OutRun 2), on prend du plaisir et c’est ce qui compte. J’ai envie de vous dire qu’il ne faut pas être trop dur avec cet opus, car même s’il est loin d’être parfait, que ce soit techniquement, graphiquement ou musicalement, il a le mérite de proposer une expérience sans prise de tête pour les amoureux de l’arcade.
La sensation de vitesse est omniprésente, le bruit du vent fait écho à chaque dépassement, ce qui ne laisse pas indifférent. On dispose également d’un cycle jour/nuit et, maintenant que j’y pense, le gameplay me fait étrangement penser aux opus « Initial D », surtout dans la façon de déraper lors des virages… Mouais, c’est peut-être le street racer virtuel qui est en train de prendre le dessus. Dans tous les cas, impossible de bouder son plaisir !
Comme je le disais, l’ambiance est importante, d’autant que le soft ne manque pas de piment. On choisit sa caisse en mode automatique ou manuel pour les plus cascadeurs d’entre vous et en avant la musique ! Il est évident que rien n’égalera « une borne » avec ses câbles et sa carte mère, mais si vous disposez d’un volant compatible, n’hésitez surtout pas à l’utiliser !
Non seulement c’est plus immersif, mais avec la technologie actuelle, « OutRun 2006: Coast 2 Coast » est jouable en 4K sur PC ! Elle n’est pas belle la vie d’artiste ?! Tu prends ton petit autoradio, tu insères ta petite cassette et tu demandes à madame de ne pas trop s’inquiéter du fun, ça va bien se passer.
Le joueur peut librement brûler de la gomme tout en observant la joie dans les yeux de sa dulcinée : toujours plus fun, toujours plus rapide. Il y a comme un doux air bien connu : « Sega, c’est plus fort que toi », de circonstance.
Maintenant que nous avons bien discuté du mode solo, qu’en est-il du mode multijoueur ? C’est simple, il est considéré comme anecdotique sur PC, PS2 et Xbox, et la version arcade du deuxième opus reste de toute façon le maître étalon avec ses doubles, voire quadruples, features SP SDX.
Du coup, le mieux est peut-être encore de partir sur la version PSP du titre qui, elle, comporte un mode online jusqu’à six joueurs (les serveurs ayant, à mon avis, été fermés depuis le temps, reste à savoir si la coopération locale est possible sur la console, comme pour Metal Gear Solid: Peace Walker). En conséquence, la meilleure solution reste l’arcade si l’envie de jouer à plusieurs se fait sentir.






