a été testé sur Steam.
Mullet Mad Jack. Rien que le nom du jeu est un ovni. Jack le déglingué à la coupe mullet… tout un programme…
D’abord circonspects, c’est avec fébrilité que nous avons demandé à tester le jeu. L’ambiance promettait d’être énervée, mais nous ne savions pas à quoi nous allions faire face.
Et la face, justement, on se l’est faite détruire par ce jeu qui, en plus de nous surprendre (et c’est un doux euphémisme), nous a littéralement scotché !

Agent « Mullet » Mad !
A vrai dire, je ne sais pas par où ou quoi commencer. Le jeu est surprenant du début à la fin, dans son gameplay comme dans ses graphismes, dans sa musique comme dans son concept.
Entre délicieuses années 80-90 et futurisme, entre musique délirante et ambiance « anime », Mullet Mad Jack tente le tout pour le tout, littéralement, et ça fonctionne !
On incarne Mullet Mad Jack, sorte de pastiche entre le passionné de Santiag, le fan de tuning et Nicky Larson, espèce d’incarnation de « celui qui se la pète, mais à l’ancienne » dans un monde futuriste bardé d’IA, de robots, et de déshumanisation (finalement, c’est sans doute notre homme à la coupe mullet le plus sain d’esprit).
A la recherche d’une dame kidnappée par une vile entité, vous allez devoir parcourir un immense immeuble, gravir les étages jusqu’à arriver aux boss qui, une fois vaincus, vous permettront de continuer à progresser, tout en changeant d’environnements (jusqu’au grand final, que je vous laisse découvrir).
Ici pas de monde ouvert, c’est du couloir et rien que du couloir ! Et ce n’est pas un mal, loin de là !
Le jeu va ainsi mêler FPS et rogue-lite : on tue, on avance, on termine un étage, on monte, mais attention, car chaque mort entraîne une chute jusqu’au rez-de-chaussée, et il faut tout recommencer. Du « die and retry » pur jus.
Heureusement, un palier de sauvegarde est atteint tous les 10 étages, soit à chaque boss. Et si les premiers niveaux ne sont pas bien compliqués, les développeurs font entrer des variations de gameplay tout à fait ahurissantes, vous allez voir.
Même joueur joue encore
Chaque fin de niveau va se ponctuer par un bonus à choisir parmi 3, bonus octroyé pour améliorer vos compétences, ou changer votre arme, revigorer votre santé, et tant d’autres choses à découvrir.
Si cela reste plus ou moins classique, ce n’est pas à négliger, car, encore une fois, chaque erreur est fatale à notre progression.
Parcourir un étage va vous prendre entre 45 et 50 secondes, c’est court, très court, mais c’est voulu ! Les ennemis sont peu nombreux mais font mal à votre barre de vie mais fort heureusement, des items peuvent être récupérés pour vous soigner, ou pour planter dans la tête des ennemis.
Car, et c’est un ajout extrêmement jouissif, si vous partez avec une arme balistique en début de partie, vous allez pouvoir ramasser divers couteaux, diverses haches, lames, grenades,… à envoyer sur vos ennemis, ou à leur insérer dans la carte mère.
Et en plus, vous allez pouvoir planter les talons de vos bottes en croco dans le bide des ennemis, les faisant valdinguer à travers la pièce.
Ainsi, étudiez bien la disposition des lieux, des couloirs, des mezzanines, car vous pourrez envoyer les humanoïdes valser sur des compteurs électriques, des ventilations, ou contre des portes, ce qui aura pour effet de les « finir » s’ils résistent à vos balles.
En parlant de ventilations, observez bien votre entourage, car des passages dérobés sont disséminés çà et là !
Hyper Tension
Mais alors, « tout est bien agréable mais on en veut plus », me direz-vous !
Et bien, là où se démarque réellement le jeu, c’est que tout ça, tous ces combats, ces choix de jeu, vont devoir se faire en courant. Sans s’arrêter. Jamais.
Il faut courir, vite, très vite, tout observer autour de soi avec un œil de Lynx, tirer, taper, faire des headshots le plus souvent possible, car votre vie en dépend !
Et oui, le jeu est nerveux, ultra nerveux même, car vous n’avez que 10 secondes de vie, pas plus !
Un peu en mode « Hyper Tension » (le film avec Jason Statham, dont le héros a besoin d’adrénaline pour survivre), vous ne devez en aucun cas vous arrêter de tuer ! Chaque robot détruit vous rajoute quelques précieuses secondes, alors il faut aller vite, très vite !
Cette nervosité du gameplay, doublée du côté « die and retry », met vos nerfs à rude épreuve et engendre une folie que rarement on ressent dans un jeu.
Comme la direction artistique n’est pas en reste, avec des animations dantesques, un « character design » ultra efficace, un style « anime » japonais rétro futuriste avec du son à fond dans les oreilles, et des bruitages à tout-va, on a la sensation d’être dans le stress et le bruit permanent, et cela rajoute énormément à ce côté déjanté, qui fait furieusement penser à un Fury Road version anime.
Bref, vous l’aurez compris, tout fonctionne dans ce jeu, tout ce qui a été imbriqué, façonné, compilé provoque un sentiment de furie totalement jouissif, avec une sensation déjantée à exploser les ennemis, dans un vacarme assourdissant de musiques pop délirantes et de bruitages explosifs.
Alors bon, diverses options et divers réglages peuvent être fait pour adoucir votre expérience de jeu, comme l’absence de cette fameuse contrainte des 10 secondes, ou des ennemis plus faiblards, mais ce serait détourner le jeu de son objectif principal, et vous vous priveriez d’une expérience dingue !
Allez, moi j’y retourne, j’ai besoin de mon shoot d’adrénaline !









