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TEST : Jungle Strike – L’hélicoptère reprend les commandes

Cortex [Rédacteur]
On est pas le meilleur quand on le croit, mais quand on le sait !

Jungle Strike a été testé sur la version Mega Drive

Deuxième épisode de l’aventure « Strike » sur SEGA Megadrive, sorti en 1993, soit un an seulement après la sortie du bien nommé Desert Strike: Return to the Gulf et dont le Méga-test est disponible ici . La mécanique du jeu reste identique, mais les décors changent, ce qui n’est pas sans intérêts. Ibn Kilbaba, fils du dictateur opérant dans le Golfe lors de Desert Strike, s’associe à Carlos Ortega, qui comme son nom peut le laisser deviner, est un narco-trafiquant. Ensemble ils veulent s’en prendre à la liberté américaine, comme dans tout bon film d’action.

Les joueurs les plus observateurs se rendront compte que l’hélicoptère n’est plus un Apache, mais un Super Commanche, ce qui ne change pas grand-chose toutefois pour le gameplay.

Comment on y joue ?

La recette de Desert Strike : Return to the Gulf ayant fait ses preuves, pourquoi changer ? C’est donc le choix d’EA de ne pas bouleverser les habitudes du joueur.

On y retrouve les même caractéristiques : la jauge de fuel, l’armement, le blindage, qui peut être récupéré en fouillant un peu les bâtiments et enfin en les détruisant bien entendu.

Le Super Commanche réagit très bien aux sollicitations de la manette, et est nettement plus agréable à piloter, une certaine fluidité et une inertie qui manquaient au premier opus rendent le réalisme plus immersif encore.

Il y a même des missions à bord d’aéroglisseur, qui donne une autre dimension à la dynamique du jeu en plus d’être très agréable, ainsi que des missions de nuits.

Cockpit de mission

C’est beau ?

Niveau graphismes, il y a du mieux ! Les différents environnements tels que la ville de Washington, la jungle, les missions sur l’eau ou encore les missions de nuit rendent l’ambiance graphique agréable et c’est un point particulier et appréciable dans le jeu. Même si on aurait aimé un peu plus de détails parfois, comme dans la capitale américaine, mais ça ne change rien au plaisir de jeu.

Image de Washington

Un soin particulier a été apporté sur la jungle, comme le titre du jeu le laisse supposer. Point de route perpendiculaire ou de bâtiments d’intersection ici, il reste quand même parfois quelques difficultés à différencier les ennemis et la jungle, mais pour une ère 16 bits, il faut saluer la prouesse, et cela implique encore plus le joueur dans la réussite des missions. L’environnement graphique sur les niveaux aquatiques ou en pleine neige sont aussi agréables à regarder.

Mission dans la jungle

Les effets de lumière lors des phases de combat dans les missions de nuit agrémentent encore plus l’immersion du joueur. De ce point de vue, le progrès est bien là. Il y a même des missions en Amérique centrale, et les monuments Aztèques sont d’autant plus dangereux que beaux.

Notons que les changements de véhicules amènent une fraîcheur dans le jeu ; l’hélico c’est bien, l’aéroglisseur, ça change, le F117 Nighthawke, avion furtif de la fin des années 90, ne pouvant voler en stationnaire, là c’est top !

Le F117

Ce nouvel avion modifie la façon de jouer ! En hélicoptère ou en aéroglisseur, on peut rester sur place, pivoter, et continuer de tirer. Mais le Nighthawke nous oblige à définir des trajectoires pour revenir sur les ennemis, jusqu’à trouver une courbe idéale pour les contourner et ne pas abimer le blindage. En cela les perceptions du jeu s’en trouvent bouleversées, et amènent un peu de frais dans le gameplay.

On écoute quoi ?

Tout comme dans Desert Strike, les musiques ne sont seulement présentes que lors des briefings et des cinématiques. En jeu, seuls les bruits des canons, des explosions ou du treuil de l’hélicoptère viennent se superposer aux bruits de moteur de nos véhicules.

Le rendu sonore durant les mission est très légèrement amélioré par rapport au premier opus, mais rien de vraiment transcendant.

Jungle Strike

Vous avez dit fluidité ?

Concernant les cinématiques, on reste sur le minimum, mais pour des consoles 16 bits, on ne peut pas s’attendre à beaucoup plus.

Par contre, dans le jeu, les mouvements des véhicules sont bien gérés, l’inertie et l’impression de flottement qui caractérisent les véhicules les rendent plus sympathiques à contrôler et permettent d’augmenter cette sensation d’immersion.

Tout cet ensemble augmente le plaisir de jeu, et il est plus simple de se dégager d’une Danger Zone que dans le premier opus.

La fluidité dans la neige

AVIS DE LA REDAC

Un très bon deuxième opus, avec des améliorations notables sur le plan de l'animation et sur les décors. Le fait de changer de véhicule amène un vent de fraicheur au jeu, ce qui le rend moins répétitif que le premier. La durée de vie est correcte mais le jeu se termine assez rapidement tout de même. On remarque encore une fois cette absence de musique en jeu, ce qui aurait été bienvenu, surtout vu la bande son entrainante des cinématique.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
45
%
Graphisme
70
%
Animation
70
%
Maniabilité
85
%
Intérêt
80
%
Son
45
%
Graphisme
70
%
Animation
70
%
Maniabilité
85
%
Intérêt
80
%
LES PLUS
  • Une diversité graphique appréciable
  • Une difficulté bien dosée
  • Des changements de décors bienvenues
  • Plusieurs véhicules à piloter
LES MOINS
  • L'absence de musique dans le jeu
  • Une durée de vie augmentée mais pas encore suffisamment
70
%
CA PASSE BIEN

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