Persona 3 Relaod – Episode Aigis
a été testé sur Xbox Series X

Agis, Aigis !!
Cet épisode étant un DLC du titre Persona 3 Reload, nous vous renvoyons vers le test effectué dans nos pages afin d’en connaître davantage sur ce jeu. A noter que l’épisode Aigis peut se jouer sans avoir fait l’histoire principale du jeu de base, même si, évidemment, c’est un plus pour la compréhension de la relation entre les personnages et les thématiques abordées.
Mais concentrons nous alors sur cet épisode, qui débute juste après les évènements de l’histoire principale. Pour ne rien spoiler, sachez simplement que l’équipe composée pour sauver le monde n’a plus lieu d’être, mais qu’un évènement va venir chambouler la séparation des personnages.
Enfermés dans une boucle temporelle, nos héros, dont le rôle de leader revient à Aigis (d’où le titre de l’épisode), vont devoir se battre à nouveau ensemble en explorant « l’Abysse du temps », véritable fourmilière à donjons qu’il vous faudra explorer.
Enfin, explorer, c’est un bien grand mot, car ce ne seront que des successions de couloirs et de combats au tour par tour, dans des environnements très répétitifs graphiquement parlant. Si les niveaux sont générés aléatoirement, la rengaine est toujours la même : avancer, tuer des ombres, descendre à l’étage en dessous.
Vu que la construction de l’épisode principal se base sur les relations entre les personnages et leur vie sociale, il est ainsi dommage de ne rien retrouver de tout ça dans ce DLC.
Des dialogues un peu longuets entre les protagonistes sont bien de la partie, et abordent des thématiques intéressantes, mais on ne ressent pas grand chose à les écouter, la faute à une immersion rompue par une omniprésence de descentes dans les donjons.
Certes, le scénario se suit facilement, et est cohérent, mais il aurait gagné en épaisseur en incorporant plus d’interactions entre les personnages, afin de créer plus d’empathie. Tant pis, contentons nous alors d’explorer ces donjons !

Courir les Don Juan
Ainsi, niveau graphismes, il est dommage de ne retrouver que très peu de diversité au sein d’un même donjon, entre murs, embranchements et ennemis qui se répètent souvent. Cela dit, mention spéciale à la scène de fin des combats, assez classe il faut l’avouer.
Évidemment, lors de ces combats, certains effets, notamment ceux des Personae, sont très bien rendus et agrémentent la petite lassitude qui peu poindre à répéter les mêmes attaques, une fois les points faibles des créatures identifiées.
Les bruitages, vocalises et musiques sont correctes et donnent un peu plus de vie à ces mêmes combats qui sont, dans l’ensemble, plutôt bien réalisés. Heureusement, vu qu’il ne reste que ça, ou presque, du jeu de base.
Niveau gameplay, on retrouve des mécaniques classiques, trop sans doute, à base de course « les bras tendus derrière » dans des couloirs et d’affrontements au tour par tour sans trop d’originalité pour qui connait ce type de batailles restées ancrées dans les années 90. Cela fonctionne, mais, encore une fois, c’est extrêmement répétitif.
Il y a certes pas mal de variations de coups et de sorts, avec une bonne dose de personnalisation à faire (notamment avec l’obtention de « cartes » qui peuvent donner des bonus lors des combats suivants), mais cela reste classique et pas assez poussé.
Concernant la jouabilité, il n’y a trop grand chose à dire : simple et efficace, on ne se perd ni dans l’exploration, ni dans les combats. Petit bémol cependant pour les phases dites « d’approche » d’avant combat : en effet, on peut tirer un avantage tactique sur l’ennemi en le défiant avant d’entrer en contact (et donc en combat au tour par tour) en lui tirant dessus à distance.
Mais lorsqu’on cherche à le faire, il faut être correctement positionné, sous peine de louper son attaque et de voir se ruer sur nous notre ennemi, lui donnant à lui, l’avantage. Bon, on prend vite le coup, mais attention à ne pas se laisser porter par un excès de confiance.
L’ensemble de ces éléments, mis bout à bout, donne un DLC intéressant sur le fond, qui a une histoire a apporter, mais qui brouille les cartes du jeu originel avec une approche plus centrée sur les combats, au détriment des interactions entre les personnages.






