Grace à une toute nouvelle collaboration avec notre partenaire SMS ADDICT (nous vous conseillons de vous abonner à sa chaîne !) nous vous proposons aujourd’hui un test express du jeu Ninja Gaiden sur notre chère et tendre SEGA Master System, ainsi qu’un Let’s play du jeu : 40 minutes de bonheur à voir et à revoir sans modération !
Historique du jeu :
Ninja Gaiden est un jeu d’Action/Plateforme développé par Sims et édité par SEGA en 1992. Ce jeu est une exclusivité Master System, et il est totalement dissocié de l’arc canonique de la série, mais reste malgré tout licencié par Tecmo.
La mention « Reprogrammed Game by SEGA » est assez mystérieuse étant donné que ce jeu n’existe sur aucun autre support. Il ne s’agit donc pas d’un portage effectué, ou commandité, par SEGA, comme c’est généralement le cas lorsque cette phrase apparaît.
Ninja Gaiden n’est sorti qu’en version Pal, en Europe et en Australie.
Pitch 4ème de couv :
Le village Dragon Ninja a été attaqué ! Le manuscrit sacré de Bushido a été volé ! Vous êtes Ryu Hayabusa, le dernier des Dragons Ninjas et vous devez récupérer le Bushido avant que les bandits l’utilisent pour plonger la Terre dans le chaos !
Rencontre avec le jeu :
Ninja Gaiden fait partie des nombreux jeux que j’ai découvert sur le tard, en constituant ma collection… disons 2017 s’il faut mettre une date. Dès le lancement du jeu, j’ai très vite compris que j’étais face à un titre qui se plaçait dans le haut du panier de la ludothèque Master System.
Le jeu commence par dérouler une histoire textuelle mise en scène par quelques Screens, graphiquement très réussis, dans lesquels on peut notamment voir des personnes mourir dans des effusions de sang, chose peu courante pour l’époque, surtout sur 8 bits.
Une fois le jeu lancé, j’ai tout de suite été frappé par la vivacité et le choix de ses couleurs, ainsi que par la finesse de son Pixel Art. Le soin et les détails apportés sont bluffants : on peut notamment souligner l’animation du vent dans les arbres, ou le bandeau autour de la tête de Ryu Hayabusa qui flotte au vent.
Mais les bons points ne s’arrêtent pas là… car une fois pris en main, le jeu est très nerveux et d’une fluidité redoutable.
Côté Gameplay :
Le bouton « 1 » sert à donner un coup de katana, le bouton « 2 » sert à sauter, et les deux boutons en même temps permettent de déclencher une Flash Bomb qui terrasse tous les ennemis à l’écran moyennant une perte de 5 points de vie, sur un total de 20.
Il est également possible de faire des Wall Jump ainsi que de s’accrocher aux branches des arbres, ou sur certaines plateformes, en appuyant en la direction « Haut » du Pad directionnel.
Mais ce n’est pas tout… des magies ainsi que des armes secondaires sont aussi présentes. Il suffit pour les obtenir de ramasser l’item correspondant à la magie ou à l’arme, puis d’appuyer sur le bouton 1 + Haut, à la manière d’un Castl…. heu… d’un Master Of Darkness bien sûr !
Le jeu est composé de 8 stages très variés, on passe dans l’ordre par :
– la forêt
– la ville urbaine
– le village
– la montage
– l’étendue glacée
– la caverne remplie de lave
– et le château des ténèbres…
le 8ème stage est en fait le combat final, divisé en deux phases.
Ressenti :
D’entrée de jeu, j’ai ressenti une vive chaleur sur la joue gauche, car la baffe graphique prise dès le premier stage a été extrêmement puissante. Le jeu est tout simplement magnifique, les choix de couleurs sont parfaits, et le Pixel Art inspire le respect.
Les compositions musicales sont également au rendez-vous (à part celle du stage de glace que je trouve personnellement trop guillerette) ; l’ensemble de l’OST, et du Sound Design, est vraiment parfait et colle autant à l’univers graphique qu’au rythme du Gameplay.
En plus, avec autant de possibilités d’attaque et une telle fluidité, le jeu risque d’être d’une facilité déconcertante me direz-vous… ah bah non, mais alors pas du tout en fait !
On est clairement sur un Die & Retry putassier de chez putassier… on va te mettre un oiseau pile sur la seule trajectoire possible entre deux plateformes, histoire de stopper ton saut en plein élan et que tu tombes dans le ravin.
Ou bien, on va t’envoyer un ennemi qui court vers toi dès que tu atterris sur une plateforme en bordure de lave… et quand c’est pas de la lave, ce sont des pieux ou que sais-je, qui One Shoot toute la barre de vie…
De toute façon, c’est simple… si vous êtes un brin empathique, vous allez pleurer de douleur pour ce pauvre Ryu Hayabusa… et je vous déconseille fortement de compter le nombre de morts lors de votre premier Run car, vu que les crédits sont illimités, vous risquez d’être affolé par le nombre d’avis de décès que vous devrez envoyer à ses proches.
Mais trêves de couillonnades, et concluons… Ninja Gaiden est un excellent jeu qui se doit d’être possédé, ou au moins joué (quels que soient les moyens), par tous les amoureux de la Master System !
Nous sommes très clairement face à un Must Have de la machine, et même s’il faut aimer souffrir pour en venir à bout, ça serait un sacrilège de s’en priver !
Petite pensée personnelle : Quand on pense qu’au générique de fin il n’y a que 3 personnes, et un Special Thanks, de crédité… ça force le respect !
Différences 50 / 60HZ :
Comme bien souvent quand je n’ai pas d’affect avec un jeu, je le trouve plus agréable en 60hz. Les musiques sont beaucoup plus dynamiques et rendent le jeu frénétique, je le préfère largement en 60hz !
Cheat Code :
Cheat Menu : Maintenez [Bas]+[1]+[2] sur la manette 2, puis appuyez sur [Haut]+[1]+[2] sur la manette 1 jusqu’à ce que l’écran de sélection de Cheat s’affiche.
Vous aurez accès au Select Stage, au nombre de vies, au mode Ninjyutu (magie infinie), à l’invincibilité, et au Sound Test.
Magie ninja infinie sans code : Pendant la partie, lorsque vous atteignez 999 points de magie, votre jauge ne se vide plus et devient donc illimitée. La jauge de magie est représentée par un « N » en haut à gauche de l’écran (sous le score). C’est d’ailleurs la technique que j’utilise pendant ce Run.









Let’s Play : Ninja Gaiden sur SEGA Master System
Let’s Play : Ninja Gaiden sur SEGA Master System