Windblown a été testé sur PC via Steam
Digne héritier du jeu vidéo Rogue datant de 1980, le style Rogue-Like se défini principalement par sa méthode de jeu façon Donjons et Dragons, certainement la référence la plus connu du divertissement « Médiéval-Fantasy ». Un type de jeu dont la persévérance est le maître mot.
Windblown se place dans cette lignée légendaire du jeu vidéo. Pour les connaisseurs, l’équipe de développement du jeu est la même que Dead Cells.
L’action de Windblown se passe donc dans un monde fantastique : nous y incarnons un des voltigeurs, vivant sur l’Arche. Ce monde est en péril à cause du Vortex, et surtout des sentinelles rodant tout autour des différentes îles composants le jeu. Il faudra toute votre dextérité et votre patience pour mener à bien cette aventure épique, au cours de laquelle la mort vous guette à chaque combat.
On y incarne donc des créatures anthropomorphes prêtes à tout pour sauver les rescapés de cette tornade, appelée Vortex.
Comment on y joue ?
Pour l’avoir essayé sur PC, je recommande chaudement l’utilisation d’une manette – sauf si vous êtes très à l’aise avec le clavier. Les déplacements en diagonale sont, de mon point de vue, plus simples avec une manette, par exemple Xbox ou Playstation. Le jeu permet de choisir son périphérique, ce qui est assez rare pour le souligner.
Mais au-delà de la maniabilité, vous n’allez pas vous ennuyer : Dans Windblown, l’action est omniprésente, les combats sont rapides et les mouvements du personnage (j’ai personnellement choisi d’interpréter un Axolotl au début du jeu) sont fluides et on s’adapte très vite à la vitesse du jeu.
Heureusement, certains dialogues permettent de reprendre son souffle.
Concernant les combats justement, ils se passent de manière intuitive. On trouve rapidement ses marques et les méthodes d’esquives pour mettre à mal notre adversaire se révèlent très bien pensées. La difficulté est juste, mais très peu pardonnable.
Après tout qu’importe, car chaque défaite nous fait revenir plus fort et avec plus d’expérience pour anéantir toutes ces créatures qui se mettent en travers de notre chemin vers la paix.
Le côté aventure est aussi très bien pensé. L’histoire de Windblown -sauver le monde – s’intègre parfaitement dans la dynamique du jeu. Aux aléas des rencontres et des combats, la direction scénaristique se met en place.
Le jeu promet un mode multijoueur en coopération, ain d’affiner les techniques de combats. Je ne doute pas du bienfait de cette option pour la pérennité de Windblown, mais même en solo, l’aventure vaut le coup de s’y attacher. Alors certes, comme dit en introduction de cet article, la mort vous guette.
Mais c’est ce qui fait la beauté des jeux Rogue-like ! Même si vous recommencez, l’attitude de vos ennemis sera différente à chaque combat. On trouve malgré cela, et très rapidement, l’adaptabilité nécessaire et on en ressort forcément plus fort et plus aguerri.
Certains aspects donnent l’impression d’un RPG : Des jauges de compétences et des améliorations sont présentes, tout comme des personnages vous accompagnent, mais l’intérêt premier de Windblown est l’action. Et sur ce point, aucune déception ! La défaite elle-même fait partie du jeu.
Il existe une petite subtilité sur les armes du titre. Vous ne pouvez pas en voir plus de deux. Mais, soit on utilise chacune d’elles de façon classique, soit il faut rester appuyer sur le bouton (touche si vous jouez au clavier), et l’utilisation passe d’une simple attaque à une autre plus spécifique et causant plus de dégâts.
Attention toutefois, ce genre d’astuce est très efficace mais plus longue à mettre en place, vous laissant à découvert.
C’est beau ?
Il y a cet aspect qui ressemble à de la 3D isométrique. Alors effectivement le positionnement de la caméra donne cette impression dès le début du jeu. Mais les environnements sont justes magnifiques.
Aussi bien lors des rings de combats que durant l’aventure, la modélisation des ennemis ou des îles, tout est bon. Une fois de plus, ne cherchez pas un quelconque raytracing, mais plutôt une adaptation vidéoludique d’un bon livre d’heroïc-fantasy.
Les développeurs de Windblown ont ainsi vraiment mis l’accent sur les détails graphiques : tout est modélisé avec soin, et l’immersion n’en ai que plus intense.
Dans chacune des îles ou des tempêtes, le moindre détail est accentué par une palette de couleur judicieusement choisie, et le tout reste extrêmement cohérent. C’est si bien fait que, malgré un design loin de la réalité, on s’y croirait réellement.
Un aspect fondamental donc pour l’immersion du joueur, et on se prend véritablement d’affection pour nos protagonistes. Le seul souhait qui nous vient en tête est de les aider pour sauver leur vie.

La bande son du jeu est caractérisée par une tendance électro. Outre l’ajout d’un certain dynamisme dans l’action, la musique accompagnant votre personnage tout au long du jeu renforce l’immersion. Tout est parfaitement synchronisé, et avec un jeu aussi rapide dans les actions, je ne vois pas un autre style de musique s’accorder autant avec ce qui se passe à l’écran.
Tout est ainsi raccord et très bien pensé. Chaque bruitage d’arme, d’eau, de pas ou vitesse sont appropriés et se mélangent parfaitement avec tout ce qui se passe à l’écran. Rien que pour cela, il faut l’essayer.
Vous avez dit fluidité ?
Je n’ai pas un PC gamer très haut de gamme, mais malgré cela, avec les curseurs poussés à fond, comme à chacun de mes tests, ne serait-ce que pour voir ce que ça donne, la surprise fut de taille.
Avec autant d’action, de vitesse et de polygones affichés à l’écran, la colorimétrie et la bande sonore, j’aurai pu m’attendre à quelques lags ou chute de FPS, mais pas du tout.
Windblown est très bien optimisé, et digne de (voire de qualité supérieure à) certaines grosses entreprises du jeu vidéo. Le travail des équipes, surtout pour un studio indépendant, mérite amplement les félicitations.









