Guardians of Azuma a été testé sur PC via Steam
Mon premier test RPG, et comment vous dire que je ne regrette absolument pas ! Les japonais de Marvelous!, déjà à l’origine de Story of Seasons, nous ont préparé un dernier opus de Rune Factory : Guardians of Azuma.
Dans une ambiance japonaise féodale, on apprend que le royaume d’Azuma a subit l’Effondrement Céleste, provoquant l’éclatement en 5 régions distinctes, toutes liées par les saisons, et leurs dieux respectifs. Le choix du personnage parmi un homme ou une femme est le bienvenue. Amnésique mais faisant des rêves étranges, notre protagoniste, Kayguya ou Subaru, se retrouve dans le sanctuaire du village printanier. Première étape d’un long périple.
Transitant de nettoyeur de sanctuaire à gestionnaire des terres cultivables, c’est en rencontrant Skakagi, chef du village, que l’aventure bascule réellement. Entre la gestion de la population (nourrir, loger et protéger les habitants) et rassembler les Runes pour redonner à Azuma sa grandeur d’antant, le passage à chef de village amène de grandes responsabilités qu’il faudra mener à bien pour sauver cette merveilleuse cité.
Comment on y joue ?
Je commence doucement à m’habituer à jouer au clavier. Et avec Guardians of Azuma, tout se passe bien. Seulement quelques touches sont ainsi nécessaires. Les puristes diront comme d’habitude. Mais pour les novices c’est très agréable et intuitif. Les phases de combats sont très vivaces et juste avec la souris, on se défait assez simplement des petits ennemis qui osent se mettre en travers de notre chemin.
Comme dans tout bon RPG, plus on sort victorieux, et plus il sera possible d’améliorer les performances ou les armes. Et dès le deuxième chapitre, il est possible de monter une équipe, parfait pour les ennemis qui seront de plus en plus nombreux.
Pour s’occuper des terres, construire des maisons ou des salons de thé, il suffit de récolter les matières premières dans la nature environnante. Tout est très bien pensé pour permettre une montée en compétence dans les diverses tâches qui apparaissent au cours du jeu.
Par souci d’immersion et d’aventure, il faudra aussi créer des liens d’amitié, peut-être même d’amour, penser à manger et se reposer. Petit bémol sur cette dernière partie, il existe un cycle jour nuit interne au jeu. Notre héros se lève à 6h du matin, mais passé minuit, il perd en vitalité. Même en pleine quête, comme dans le labyrinthe mécanique, où on se prend au jeu d’avancer en étant concentré, il faut savoir s’arrêter pour se reposer. Réaliste, mais un peu frustrant quand on est en pleine action.
C’est beau ?
Globalement, le jeu est une réussite graphique. Dès la première cinématique, le rêve de notre protagoniste, le ton est donné. Les effets de lumière sont magnifiques, la modélisation est presque sans défaut, et les personnages sont réussis.
Alors certes, si on s’arrête sur certains détails, l’attention n’a pas été identique en tout point. Mais ces quelques petites incohérences sont largement pardonnables en voyant la qualité globale du jeu.
Prenez cet arbre, sur l’image suivante. Il n’est pas voué à rester tel quel, en tant que danseur tellurique : le héros va l’aider à retrouver une apparence fleuri. Mais il y a une différence du nombre de polygones par rapport aux autres détails. Les vues lointaines sont aussi sommairement modélisées.
Heureusement, ce ne sont que de rares exemples. Le reste est magnifique. Les jeux d’ombres et de lumières sont très réussis. Les maisons typiquement japonaises, les temples et autres sanctuaires ont demandé une attention toute particulière.
Tous les éléments graphiques mettent dans l’ambiance féodale du jeu. Les ponts typiquement japonais sont aussi très bien retranscrits graphiquement.
De même que les éclairages, par exemple dans les grottes, où seules des bougies (ou des ennemis lanternes) éclairent votre passage. On s’y croirait presque.
L’immersion est accentuée via l’ambiance véhiculée par les différents éclairages qui apportent vraiment un plus dans le jeu. C’est très agréable à regarder, et surtout à jouer dans cet atmosphère parfois pesante mais toujours bien faite.
On écoute quoi ?
Les dialogues sont traduits en français, mais à l’oral, c’est soit anglais, soit japonais. Je préconise la version japonaise qui est la plus authentique à mon avis. Les sous-titres en français sont bons, et permettent de mesurer toutes les subtilités inhérentes aux dialogues, et nous laissent le temps de comprendre tous les enjeux.
La bande sonore est excellent. les bruitages sont fidèles aux évènements qui apparaissent à l’écran. Et la musique est magnifique elle aussi ! On est dans un RPG japonais, et on reconnait tout de suite l’ambiance nippone. C’est très agréable à l’oreille, et le rythme change suivant l’action. Reposante lors des phases d’exploration ou de repos, et plus dynamique quand il faut mettre les personnages en action.
Vous avez dit fluidité ?
Comme toujours dans mes tests, je pousse les curseurs à fond pour voir ce que peux donner le jeu avec une config PC moyenne.
Et là, Guardians of Azuma s’en sort très bien.
Les cinématiques sont très belles, l’animation dans le jeu est plus que correcte. Aucun ralentissement malgré un décor parfois chargé et beaucoup de personnages à animer.
Même lors des combats de boss de fin de niveau, qui sont immenses comparés aux protagonistes, et dans un décor toujours aussi bien modélisé, l’animation reste fluide. Et même si on ajoute à tout ça les effets de lumières et d’ombres, les mouvements rapides des personnages, tout se passe formidablement bien.
Je ne doute pas que sur la Switch, le résultat sera le même. L’optimisation a été certainement le maitre mot de la phase de développement du jeu.
Une direction artistique mémorable pour une aventure tout autant captivante.












