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Avis Jap’Anime : Elio – Les prestigieux studios toujours n°1 ?

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Elio (Pixar)

Il est loin le temps où quand Pixar sortait un nouveau film c’était un carton planétaire assuré. Désormais, les sorties du studio sont en dent-de-scie. Car autant Vice&Versa 2 fut un véritable succès (second meilleur démarrage pour une de leur production tout de même !) autant le dernier métrage en date – celui qui nous intéresse présentement – connaît lui un bien plus funeste destin. Le mérite-t-il ? Voyons cela ensemble…

PIXAR APPELLE LA TERRE

Elio est un jeune orphelin que sa tante Olga a recueilli à la mort des parents du garçonnet. Cette dernière se trouve être major au sein d’une base militaire surveillant l’atmosphère terrestre, une situation qui va stimuler le jeune garçon renfermé sur lui-même et faire naître chez lui une passion pour l’exploration spatiale. Et surtout l’envie étrange de se faire enlever par des extra-terrestres. Car, mal dans sa peau et incompris, il voit dans les étoiles la source d’un nouvel espoir, d’une nouvelle vie où tous ses soucis n’existeront plus.

Gaffant de plus en plus afin de concrétiser son rêve, il finira par parvenir à son objectif un peu fou. Transporté par un tunnel supraluminique, il découvrira une ambassade interstellaire itinérante où il se fera passer pour « le chef de la Terre » du haut de ses 11 ans. Mais cette folle épopée signera-t-elle vraiment la fin de ses ennuis ? Ou bien celui d’un long voyage aussi intense qu’introspectif ?

Autant y aller franco : Non, Elio ne mérite pas de se prendre un four dans les salles du monde entier. Certes, il ne restera pas non plus comme un chef-d’œuvre – un statut dont peuvent se targuer d’autres productions de la firme à la lampe –, mais reste néanmoins une animation 3D plus qu’honorable faisant passer au spectateur un très bon moment entre aventure et émotion.

Pour les grands et les petits, le film saura vous happer par son atmosphère et son humour, d’autant plus que le rythme est assez rapide, surtout une fois Elio parti en virée dans le cosmos (la durée du métrage est de 1 h 40, générique – et scène post-générique – compris). Et une fois là, vous en prendrez plein les mirettes aussi bien en termes de couleurs qu’en matière d’environnement. C’est toutefois à notre sens un peu moins inventif que dans Élémentaire, qui vraiment était fou de ce côté-là.

Les personnages, eux, sont tous bien croqués, même si on regrettera de ne pas en savoir plus sur ces fameux ambassadeurs venus de mondes très variés. On appréciera un protagoniste loin d’être parfait qui se remettra en question au fur et à mesure des péripéties qu’il traversera. Rejetant tout d’abord la faute sur les autres, il finira par comprendre que c’est peut-être en faisant un travail sur lui-même qu’il parviendra à aller de l’avant.

Quant au méchant, c’est une autre histoire. Présenté comme une véritable terreur de la galaxie, il ne se révèle finalement que comme une menace de pacotille qui n‘effraiera pas même le moins courageux des enfants. Les adultes, eux, seront plus sensibles au point de vue de la tante, qui tente désespérément d’élever un gamin pas méchant pour un sou, mais clairement dans son monde. Ses tentatives de parentalité parleront sans nul doute à bien des mères (et des pères…).

T’AS LA REF’ ?

Même s’il faut bien admettre que le film s’adresse avant toute chose à nos petites têtes blondes et qu’au final il n’y a pas trop de ‘double lecture’ enfant/adulte – en dehors donc de la tante qui fait office de ‘point de vue d’un parent’ –, il y a en revanche pour les spectateurs un peu plus âgés tout un tas d’allusions plus ou moins subtiles aux films des années 80/90.

Car, effectivement,, une ‘vibration’ très Amblin* est présente tout du long dans Elio. On ressent grandement l’influence du cinéma de Steven Spielberg et consorts dans la trame générale ainsi que dans les thèmes abordés. Le trio de réalisateurs a sans le moindre doute une profonde admiration pour le cinoche SF de ces années-là (citons entre autres E.T., Rencontres du Troisième Type, Terminator 2, etc..

Rassurez-vous, ces références sont disséminées parcimonieusement et paraîtront évidentes aux connaisseurs, tandis que pour les autres elles passeront complètement inaperçues, c’est-à-dire sans alourdir le récit par un énorme clin d’œil « m’as-tu-vu » (oui, Marvel, on pense à toi !).

*Société de production prolifique des années 80 et 90

AVIS DE LA REDAC

Certes pas le plus grand des Pixar, mais ne méritant pas non plus sa triste réception de la part du public, Elio saura vous ravir, vous et vos enfants, le temps d’une aventure enlevée, palpitante et pleine de bons sentiments. Cet échec au box-office est un frein évident à ce qui aurait pu donner une superbe franchise d’aventures spatiales couplée à une belle évolution de personnage, notre héros du jour grandissant au fur et à mesure des différents métrages. Vraiment dommage, mais sait-on jamais…

CONCLUSION DU SCHMURZ

LES PLUS
  • Une belle aventure
  • Rythme rapide, pas le temps de s'ennuyer
LES MOINS
  • Manque de développement des personnages secondaires
  • Mal parti pour une suite...
75
%
CA PASSE BIEN

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