Un certain « Anti-Gravity Racing WipEout » a discrètement disparu du Xbox Store, après avoir été passé au crible par les spécialistes de Digital Foundry. Ce jeu, qui se présentait comme une nouveauté, n’était en réalité qu’un port non officiel de WipEout et WipEout 3, les classiques de la PlayStation 1, SEGA Saturn et PC. Et malgré sa discrétion, il était disponible à la vente depuis plusieurs mois, avant que l’analyse technique de DF ne mette un sérieux coup de projecteur sur ses nombreuses failles.
Dans leur vidéo, Digital Foundry n’a pas mâché ses mots : framerate verrouillé à 30 FPS, problèmes graphiques, incompatibilité avec la Xbox One, et une expérience générale qualifiée de « générique et dégradée ». Le verdict est sans appel : « ce n’est pas ainsi qu’il faut découvrir WipEout sur Xbox ». Quelques heures après la publication de leur rapport, la fiche du jeu a tout simplement été supprimée de la boutique.
Il faut dire que ce n’est pas la première apparition douteuse de cette licence sur Xbox : une autre version nommée « XL » avait été repérée plus tôt dans l’année. Mais avec la propriété de la licence WipEout entre les mains de SONY, il était évident qu’aucune de ces versions n’était officielle. Résultat : les joueurs Xbox devront toujours se tourner vers des alternatives comme Pacer, ou espérer un jour voir débarquer la série sur un service comme Antstream Arcade.
Digital Foundry a d’ailleurs proposé une piste plus légale et ambitieuse : le portage “Phantom Edition”. Ce projet non commercial utilise les fichiers originaux de la PS1, fournis par l’utilisateur, pour recréer un WipEout modernisé, avec support ultra-large, framerate débridé, meilleure distance d’affichage et autres raffinements. Un exemple réussi de ce que pourrait être un remaster digne de ce nom, sans enfreindre la loi.
Pour les amateurs de rétro et de sensations futuristes, cette affaire rappelle que toutes les versions ne se valent pas. Et que WipEout, malgré son absence officielle hors de l’écosystème Sony, reste une référence toujours convoitée — et trop souvent imitée sans autorisation.
Source : Eurogamer.net

