Dragon Ball: Revenge of King Piccolo
À la fin des années 2000, Namco Bandai Games multiplie les adaptations vidéoludiques de la licence Dragon Ball. Après plusieurs titres centrés sur la période Dragon Ball Z, l’éditeur décide cette fois de revenir aux origines de la saga avec Dragon Ball : Revenge of King Piccolo, développé par Media Vision et sorti sur Nintendo Wii. Le jeu s’appuie sur l’arc narratif de l’Armée du Ruban Rouge jusqu’à l’affrontement contre le Roi Piccolo, avec un jeune Goku encore plein d’énergie et d’insouciance.
Contrairement à certaines adaptations très ambitieuses, ce titre adopte une approche simple et directe. L’aventure se déroule à travers une série de niveaux découpés en chapitres où les séquences narratives sont racontées via des dialogues et des scènes rapides. Le récit ne cherche pas à être excessivement complexe : l’essentiel reste l’action. Chaque stage met en scène une petite portion de l’histoire, avec combats, plateformes et quelques moments humoristiques fidèles à l’esprit décalé de la première série Dragon Ball.
Baston vitaminée et action non-stop
Sur le plan du gameplay, Dragon Ball : Revenge of King Piccolo se rapproche clairement des beat’em up arcade à la Final Fight ou Streets of Rage. Le principe est simple : avancer dans les niveaux, éliminer les ennemis et progresser jusqu’au prochain affrontement. Certaines zones bloquent la progression tant que tous les adversaires ne sont pas vaincus, ce qui renforce le rythme très arcade du jeu.
Le titre mélange également phases de combat et séquences de plateformes. Goku saute au-dessus de gouffres, utilise des barres pour se balancer et peut même rebondir entre différentes zones du décor. La structure reste volontairement accessible, mais fonctionne suffisamment bien pour maintenir le joueur dans l’action.
Une mécanique intéressante repose sur un système de dash ciblé permettant de se projeter rapidement vers un ennemi ou un projectile. Ce mouvement ajoute un aspect très dynamique aux affrontements et permet d’enchaîner des attaques spectaculaires. Lorsque certains coups sont réussis, la caméra zoome, les lignes de vitesse apparaissent et l’impact devient visuellement très proche d’un épisode animé.
Exploration légère et bonus à collectionner
Chaque niveau comporte également plusieurs coffres cachés. Ces trésors encouragent la rejouabilité, car récupérer tous les objets et obtenir les meilleures notes dans chaque mission permet de débloquer du contenu supplémentaire.
Les récompenses prennent plusieurs formes : figurines 3D des personnages, extraits musicaux, scènes cinématiques ou encore échantillons vocaux. Le joueur gagne aussi de la monnaie appelée Zeni, utilisable dans la boutique pour améliorer la santé de Goku ou acheter ces bonus.
Cette progression donne un peu plus de durée de vie à une campagne principale qui se termine en environ six heures. Le jeu peut cependant durer davantage pour ceux qui souhaitent obtenir les rangs maximum dans chaque mission.
Un mode multijoueur trop simplifié
En parallèle de l’aventure principale, Dragon Ball: Revenge of King Piccolo propose également un mode combat jouable à deux. Sur le papier, l’idée est séduisante : incarner différents personnages et s’affronter dans une arène.
Dans la pratique, ce mode se révèle assez limité. Les possibilités d’attaque restent très basiques et les combats se résument souvent à un échange de coups simples jusqu’à remplir la jauge spéciale. La profondeur est donc loin d’atteindre celle des jeux de combat plus complets comme la série Budokai.
Ce mode reste amusant pour quelques parties rapides entre amis, mais il ne constitue clairement pas l’attraction principale du jeu.
Une réalisation fidèle à l’anime
Visuellement, Dragon Ball: Revenge of King Piccolo adopte un style cel-shading coloré qui rappelle immédiatement l’animation de la série originale. Les environnements sont lumineux, les personnages bien modélisés et l’ensemble conserve un charme très cartoon.
Les animations sont fluides et les attaques bénéficient d’effets visuels spectaculaires. Le jeu reste techniquement modeste comparé aux productions plus puissantes de l’époque, mais il compense largement par son style graphique.
Du côté sonore, la bande originale mélange guitares rock, mélodies énergiques et rythmes entraînants, accompagnant efficacement l’action. Le doublage, disponible en plusieurs langues, reste fidèle à l’univers et renforce l’immersion dans l’ambiance de la série.





