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TEST : MadWorld – La boucherie cartoon qui secoue la Wii

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

MadWorld a été testé sur Nintendo Wii.

Quand MadWorld débarque en mars 2009 sur la Wii, le choc est immédiat. Dans un catalogue dominé par les jeux familiaux, colorés et gentiment sportifs, le titre développé par PlatinumGames et édité par Sega arrive comme une tronçonneuse dans un magasin de porcelaine. Violence outrancière, humour noir, graphismes radicalement stylisés : le jeu affiche clairement la couleur. Ici, pas de yoga ni de bowling virtuel. On parle de combats brutaux, de membres arrachés et de geysers de sang qui éclaboussent l’écran.

Et pourtant, derrière ce grand guignol gore se cache un vrai jeu d’action, nerveux, spectaculaire et parfois même hilarant.

Bienvenue à Death Watch, le jeu télé le plus dangereux du monde

Dans MadWorld, vous incarnez Jack, un colosse au regard froid équipé d’une énorme tronçonneuse greffée à son bras. Votre terrain de jeu : Varrigan City, une ville transformée en gigantesque plateau de télévision pour l’émission clandestine Death Watch.

Le principe est simple : survivre et accumuler un maximum de points en éliminant les ennemis de la manière la plus spectaculaire possible.

L’ambiance rappelle un mélange improbable entre un jeu d’arcade à l’ancienne et un show télé complètement dégénéré. Deux commentateurs surexcités analysent chaque combat en direct, balançant des punchlines vulgaires et souvent très drôles. Pendant ce temps, Black Baron, le présentateur sadique de l’émission, débarque régulièrement pour provoquer Jack avec des discours aussi absurdes qu’odieux.

Tout est volontairement excessif. MadWorld ne cherche jamais la subtilité. Il préfère la caricature, l’humour noir et le spectacle outrancier.

Noir, blanc… et rouge sang !

Impossible de parler de MadWorld sans évoquer sa direction artistique hallucinante. Le jeu adopte un style graphique inspiré des comics américains, avec un contraste extrême : presque tout est affiché en noir et blanc, tandis que le sang apparaît dans un rouge vif.

Résultat : chaque combat ressemble à une planche de bande dessinée qui prend vie. Les impacts sont violents, les éclaboussures spectaculaires, et l’ensemble donne une identité visuelle totalement unique au jeu.

Ce choix artistique est brillant, mais il a aussi un petit revers. Dans certaines zones très chargées, il devient parfois difficile de distinguer certains objets importants, comme les bonus de santé ou certains éléments du décor.

Mais franchement, difficile de bouder son plaisir. MadWorld possède une identité graphique immédiatement reconnaissable, et sur Wii, c’était clairement une claque visuelle.

Tout est une arme (et c’est ça qui est bon)

Le principe du gameplay est simple : tuer, mais surtout tuer avec style.

Dans chaque niveau, l’environnement est rempli d’objets interactifs permettant de réaliser des exécutions complètement délirantes. Un panneau de signalisation peut servir de lance improvisée, un mur de piques devient une brochette géante, et certaines machines industrielles se transforment en broyeurs humains.

La tronçonneuse reste évidemment l’arme principale de Jack, mais vous pouvez aussi utiliser différentes armes ramassées sur le terrain : battes barbelées, couteaux ou objets improvisés.

La vraie idée géniale du jeu, c’est que plus votre mise à mort est créative, plus votre score augmente. Empaler un ennemi est sympa… mais le frapper, lui planter un panneau dans le torse, puis le projeter sur des piques rapporte encore plus de points.

Chaque combat devient alors un terrain de jeu sadique où l’on expérimente différentes combinaisons pour faire exploser le compteur.

Des mini-jeux complètement barrés

Entre deux carnages, Black Baron organise des défis spéciaux appelés Bloodbath Challenges.

Et là encore, MadWorld part totalement en vrille. Dans un défi, vous devez jeter des ennemis dans une gigantesque main mécanique qui les presse comme des oranges pour en extraire des torrents de sang. Dans un autre, les adversaires sont enfermés dans des tonneaux avant d’être catapultés dans les airs comme un feu d’artifice sanglant.

Ces épreuves sont rapides, souvent absurdes, et apportent une petite variation bienvenue dans le rythme du jeu.

Certaines sont plus réussies que d’autres, mais elles participent pleinement à l’ambiance délirante de l’ensemble.

La Wii transformée en arme de destruction

MadWorld exploite également les contrôles à détection de mouvement de la Wii.

Pour certaines attaques, il faut secouer la télécommande ou reproduire des mouvements précis. Par exemple, faire un geste de coupe avec la main permet de simuler un coup de tronçonneuse, tandis que certains finish moves demandent de tourner la télécommande pour projeter un ennemi.

La plupart du temps, le système fonctionne bien et renforce l’immersion.

Cependant, quelques frustrations apparaissent. La caméra peut parfois devenir capricieuse, surtout dans les zones étroites ou lorsque plusieurs ennemis attaquent en même temps. Il arrive aussi que certains objets soient difficiles à attraper à cause du chaos visuel.

Rien de dramatique, mais ces petits défauts empêchent le jeu d’atteindre la perfection.

Des boss spectaculaires mais parfois frustrants

Les affrontements contre les boss font clairement partie des moments forts du jeu.

Chaque adversaire possède sa propre mécanique et demande de repérer un point faible pour déclencher une série d’attaques contextuelles. Une fois la séquence lancée, MadWorld se transforme en véritable festival de démembrements.

Certaines scènes sont aussi grotesques que drôles, et le jeu ne se prive jamais d’ajouter une touche d’humour absurde au milieu du carnage.

En revanche, perdre un combat peut être frustrant. Le jeu utilise un système de vies limité, et si vous perdez votre dernière chance, vous devrez recommencer la séquence depuis le début du niveau.

Heureusement, les niveaux restent relativement courts.

Une expérience courte mais intense

MadWorld n’est pas un jeu très long. Comptez environ cinq heures pour voir le générique de fin.

Mais cette durée relativement courte n’est pas forcément un défaut. L’expérience est intense, brutale et parfois visuellement fatigante. Des sessions plus longues risqueraient même de devenir répétitives.

Et puis, il y a toujours la tentation de revenir pour améliorer son score, découvrir de nouvelles exécutions ou tenter le mode de difficulté supérieur.

AVIS DE LA REDAC

Avec MadWorld, PlatinumGames livre l’un des jeux les plus atypiques du catalogue Wii. Ultra violent, visuellement radical et bourré d’humour noir, le titre assume totalement son côté provocateur. Tout n’est pas parfait : la caméra peut parfois agacer, et certaines mécaniques montrent leurs limites. Mais l’ensemble reste incroyablement fun et possède une personnalité énorme. Dans une console souvent associée aux expériences familiales, MadWorld est arrivé comme un pavé dans la mare. Une boucherie cartoon, outrancière et totalement assumée. Et franchement… ça fait du bien.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
88
%
Graphisme
82
%
Animation
90
%
Maniabilité
76
%
Interet
85
%
Son
88
%
Graphisme
82
%
Animation
90
%
Maniabilité
76
%
Interet
85
%
LES PLUS
  • Direction artistique unique
  • Gameplay basé sur la créativité des éliminations
  • Commentateurs hilarants
  • Univers totalement déjanté
LES MOINS
  • Caméra parfois pénible
  • Lisibilité visuelle inégale
  • Durée de vie assez courte
  • Quelques défis moins inspirés
84
%
OH QUE OUI !

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