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Let’s Play : Back To The Future Part II (SEGA Master System)

SmsAddict [Rédacteur]
Mes plus beaux souvenirs de jeunesse... ne sont pas les jeux Nes !

Salut les drogués de la Master System,

Aujourd’hui, je ne vous cache pas que la pression psychologique est extrêmement forte… il va falloir faire preuve d’abnégation et de self-control pour ne pas sombrer dans la démence, tant la violence mentale qu’inflige Back to the Future Part II est grande !

Alors prenons notre courage à deux mains… grimpons dans la DeLorean, et tentons de retourner dans le passé pour empêcher les développeurs de générer cette infamie qu’ils ont osé créer sur la console la plus futuriste de l’époque… la Master System, bien entendu !

back to the future part II– Exemplaire Européen tel que nous l’avons eu en France !

Historique du jeu Back To The Future Part II  :

Back to the Future Part II est un jeu d’action, initialement sorti sur Amiga, Amstrad CPC, Atari ST, Commodore 64 et ZX Spectrum en 1990.

Le portage Master System a été effectué par Images Software, et édité par Image Works en 1991, et n’est sorti qu’en Europe, en Australie et au Brésil.

– Let’s Play en 50hz tel que nous l’avons connu en Europe.

Pitch 4ᵉ de couv  :

C’est le moment d’y retourner… Bonté divine !! Au retour de son voyage dans l’an 2015, Doc Emmet Brown a de mauvaises nouvelles pour Marty McFly… Sa vie future est en danger à moins qu’il ne puisse remédier à la situation. Guidez Marty à travers les cinq niveaux de cette passionnante adaptation du grand film à succès. Pouvez-vous garantir à Marty un avenir sans danger ? Ou laisserez-vous Biff s’assurer qu’il n’y ait pas d’avenir du tout ?

Back To The Future Part II– Allez Marty, rattache ton froc, faut qu’on y retourne bordel !

Rencontre avec le jeu :

Back To The Future Part II est un titre que je n’ai jamais testé à l’époque, et j’ai beau me creuser la tête, je n’ai pas souvenir d’avoir eu connaissance de son existence avant de me lancer sérieusement dans la collection Master System.

Je l’ai récupéré en février 2016, et sincèrement… ma première impression n’était pas des plus flatteuses.
Pourtant, le jeu commence avec des screens plutôt convaincants, de quoi attirer le chaland, mais j’ai très vite déchanté, croyez-moi !

Dès la première phase de gameplay, j’ai dû me rendre à l’évidence… Marty a une allure vraiment ridicule sur son Overboard, debout avec les mains sur les hanches : on dirait un gars qui a oublié de mettre sa ceinture et qui a peur de perdre son froc !
Mais en plus d’avoir un style graphique peu convaincant, les animations sont tout simplement inexistantes… réduites à une pauvre frame par mouvement !

Quant au gameplay, j’vais pas vous mentir, il est tout bonnement désastreux… Si j’y ai joué plus de 5 minutes à l’époque, c’est franchement le bout du monde, tant la qualité de ce soft est abominable !

screen 02 scaled– Ici, tout le monde vous en veut… les vieux, les jeunes, et même le sol veut vous encu… mieux vaut bien tenir son froc !

Côté Gameplay :

Back To The Future Part II est un jeu multi-gameplay, mais ça… peu de gens le savent, car passer le premier niveau est en soi une épreuve tellement difficile que vous devrez faire preuve d’une sérénité intérieure au-delà des capacités humaines moyennes pour y parvenir.
Et oui, car c’est bien connu… un Level Designer digne de ce nom se doit de mettre le stage le plus dur au début du jeu… c’est ça le talent !

Le 1ᵉʳ stage est de loin le plus énervant et le plus injuste.
Il s’agit d’un stage en pseudo-vue isométrique, dans lequel vous devrez vous déplacer en Overboard en évitant toutes sortes d’ennemis, plus farfelus les uns que les autres : des gamins qui jouent avec des voitures téléguidées, des papys en déambulateur, des espèces de soucoupes volantes miniatures au ras du sol, et même d’autres gars qui tiennent leurs frocs !

Cette phase de gameplay me fait d’ailleurs penser très fortement à Paperboy… aussi punitif, mais moins bien réalisé !
Car si l’idée de sillonner la ville en Overboard est sympa sur le papier, la réalisation est catastrophique et rend l’expérience désagréable au possible !

Lors de ces phases en Overboard, le bouton 1 sert à donner un coup de poing, et le bouton 2 à faire un saut avec l’Overboard.
Mais attention… dans cette phase de jeu, frapper un ennemi s’apparente plus à de la maladresse qu’à une réelle offensive. Le graphiste a eu la bonne idée de représenter Marty pratiquement de face sur son Overboard, épaule droite à gauche, et épaule gauche à droite. Et quand il décoche une droite, son poing dépasse à peine son épaule gauche… le ridicule de la situation est criant, et génère un profond sentiment de désespoir lorsqu’on essaie en vain de frapper un ennemi !

screen 03 scaled– Le Scrolling vertical n’y change rien… les mecs, les meufs, tout le monde vous en veut !

La progression se fait en scrolling horizontal, mais pas que… Au bout d’une certaine distance, Marty empruntera une rue perpendiculaire, et le scrolling passera d’un coup en vertical… ce qui engendre pas mal de bugs au passage, voire même la mort sans raison apparente, hormis l’incompétence flagrante du programmeur (vu le résultat, j’ose espérer qu’il était seul, le pauvre).

Mais ce n’est pas tout… la maniabilité est d’une lourdeur affligeante. Lorsque l’on appuie en haut ou en bas (pour s’enfoncer dans la profondeur de la perspective), Marty réagit de façon tout à fait normale. Mais quand on appuie en avant ou en arrière, le déplacement se fait à coup de grands écarts… si bien qu’il suffit d’appuyer une fois en arrière pour se voir reculer de 2 bons mètres à l’échelle du jeu. On se retrouve très vite à percuter un obstacle derrière nous en voulant éviter un ennemi qui arrive devant nous, ou en essayant simplement de ralentir !

Mais le vrai désastre de ce jeu n’a pas encore été abordé… c’est sans conteste la précision de la hurtbox, et des hitbox qui pose le plus de problème !
Elle est tellement vague et approximative qu’elle aurait fait taper des crises de nerfs au grand Dalaï-Lama lui-même… c’est vous dire !
Je ne compte pas le nombre de morts que j’ai subies alors que, visuellement, il n’y avait aucun contact entre moi et l’ennemi.

Cerise sur le Mc Do, le Level Design symbolise à lui seul le degré zéro de l’inspiration, couplé à l’absence totale de fun… c’est déprimant !

Malgré ce désastre vidéoludique, les marketeurs en charge de Back To The Future Part II ne reculeront devant rien pour étoffer le vide intersidéral de son contenu.

Ils n’auront aucun scrupule à afficher un « Levels : 5 » au dos de la boîte pour tenter de gonfler le contenu du jeu, qui en réalité ne comporte que trois ridicules stages.
Les stages étant entrecoupés de mini-jeux, la surprise est grande quand l’écran de fin pointe le bout de son nez une fois que ce qui semble être le 3ᵉ niveau se termine.

Et c’est là qu’on comprend… les 2 minis jeux entre chaque niveau sont comptabilisés comme des stages à part entière !
Même si finalement, on n’en veut pas trop aux marketeux, tant le soulagement est grand d’en avoir terminé avec ce titre… aussi grand que l’escroquerie marketing !

screen 05 scaled – 1er puzzle : faire sortir Jennifer de la maison (personnage dans la pièce de gauche).

Le second stage est donc un puzzle qui consiste à faire sortir Jennifer de sa maison, sans qu’elle ne croise les membres de sa famille dans le futur.
Il se présente via une vue du dessus, montrant l’ensemble des pièces de la maison, ce qui permet de voir la position de tous les protagonistes.

Le but est de choisir les portes qui vont s’ouvrir, elles s’ouvrent par paire, et si un protagoniste se trouve dans une pièce dont la porte s’ouvre, il passe tout simplement dans la pièce adjacente.
Chaque direction de la manette, diagonales comprises, propose une paire de portes différente. Il faut donc déplacer les protagonistes, afin qu’ils ne croisent pas Jennifer.
Chose importante, Jennifer se déplace toujours en dernier.

Le troisième stage est quant à lui un BTU à scrolling horizontal, sur un seul plan (à la Vigilante). Il est graphiquement très moyen, toujours mal animé, et d’un manque d’intérêt déconcertant.
Le bouton 1 sert à frapper, les coups changent en fonction de la direction appuyée lorsque le coup est porté.
Ainsi, en appuyant sur 1, Marty donnera un coup de poing.

Mais en appuyant sur 1 avec la direction « Haut » enfoncée, il donnera un coup de pied… bien ridicule d’ailleurs !
Même principe accroupi… le bouton 1 donne un coup-de-pied, et avec la direction « Avant/Bas », il assène un coup-de-poing… toujours avec la grâce d’un manche à balai !
Le bouton 2, quant à lui, permet de sauter, ce qui ne sert strictement à rien durant cette phase de jeu !

Le quatrième stage est un nouveau puzzle, mais de type « Taquin » cette fois. Ce genre de puzzle dans lequel il faut reconstituer une image dans laquelle il n’y a qu’une case manquante, servant à faire glisser les autres pièces.
Pas évident à réaliser, car il y a un chrono, mais ça a le mérite de nous libérer un moment de l’horrible oppression dictée par les phases de gameplay pur !

screen 07 scaled – 2ème puzzle de type Taquin, représentant Marty sur scène.

Et le cinquième et dernier stage, quant à lui, revient sur l’horrible gameplay du premier stage !
Bah oui… quand t’as une mauvaise idée, tu l’exploites jusqu’à la moelle quand t’es un bon Level Designer !
Heureusement, une fois appréhendé, ce cinquième stage s’avère moins difficile que le premier… même s’il reste une année à parcourir, et qu’une bonne dose de masochisme est nécessaire pour y trouver du plaisir !

Mais malheureusement, l’ombre sur le tableau ne s’arrête pas là… car Back To The Future Part II est également bourré de bugs en tout genre.
Et on ne parle pas de petits bugs tout mignons qui parasitent un peu l’expérience, non… on parle de bons gros bugs qui pourrissent littéralement le jeu, qui n’a déjà pas besoin de ça pour être abominable !
Tous ces bugs sont bien évidemment, et exclusivement, présents lors des phases de gameplay en Overboard… ce qui entérine définitivement la qualité de ces phases !

Entre les bugs d’affichage, qui font poper des ennemis littéralement sous vos pieds… des bugs de collision, qui vous font perdre de la vie en longeant un trottoir sans même le toucher par exemple, ou qui vous tuent carrément au beau milieu de la route sans le moindre obstacle aux alentours… des bugs atroces lors des changements de scrolling, qui vous tuent tout simplement sans raison…

Et surtout, un bug énorme qui est assez rare, mais qui m’est quand même arrivé plusieurs fois lors de mes tentatives, des glitches graphiques qui apparaissent sur l’affichage du scrolling, et qui finissent par envahir tout l’écran, faisant disparaître tous les ennemis, tous les obstacles, et tout le level design, nous plongeant dans un univers parallèle qui nous mène inéluctablement… à la mort !


– Let’s Play en 60hz tel que les Brésiliens et les Australiens l’ont connu.

Ressenti :

Je pense que vous l’aurez compris, Back To The Future Part II est un jeu bâclé, certainement bouclé en quelques semaines pour surfer sur l’engouement du film, avec un peu de retard certes, mais il paraît évident qu’il n’a pas été développé dans le but de procurer du plaisir aux joueurs !
Je le trouve totalement dépourvu de fun, et réellement désagréable à jouer.

La principale faute vient des collisions qui sont complètement à la ramasse, mais couplées aux bugs et au manque d’intérêt, on obtient un degré assez rarement atteint en termes de bouse !
Cependant, mon côté masochiste a fini par apprécier le challenge, aussi injuste soit-il, qui devient forcément très corsé pour quiconque envisagerait d’en venir à bout à la régulière… Disons qu’on se crée son intérêt où on peut !

screen 06 scaled

– Le Stage en mode BTU… j’ai choisi une photo plutôt flatteuse aux vues de la pauvreté du reste du décor !

Différences 50 / 60HZ :

Back To The Future Part II fait partie des jeux classifiés d’incompatibles en 60 Hz sur le forum SMS Power.
Je n’arrive pas exactement à comprendre pourquoi… Je pensais que c’était lié au bug graphique qui fait intégralement glitcher le jeu, le rendant impossible à finir, mais il s’avère que j’ai également eu ce bug en 50 Hz !

Mais bon, objectivement… ne perdez pas votre temps, ni en 50, ni en 60 Hz… vous trouverez mieux à faire, même sans chercher bien loin !

Back to the future II– Le dernier Stage… et l’incohérence des perspectives architecturale qui saute aux yeux sur cette photo !

Cheat Codes :

Changer de Niveau :

Mettre le jeu en [PAUSE], maintenez les boutons [1]+[2], puis appuyez sur la direction [Haut] et [Bas].

Libérer Jennifer :
Ouvrir les portes dans cet ordre : [Haut], [Diagonale Haut/Gauche], [Diagonale Bas/Droite], [Gauche], [Diagonale Haut/Droite], [Droite].

Back to the future II

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