Le gigantesque projet de parcs d’attractions annoncé en Île-de-France prend un petit coup de frein. Alors que Emmanuel Macron et Valérie Pécresse avaient présenté cette semaine un projet de trois parcs porté par le groupe saoudien Qiddiya Investment Company, avec notamment un parc consacré à Dragon Ball, l’accord avec les ayants droit japonais ne serait finalement pas encore obtenu.
D’après les informations rapportées par Le Monde, Qiddiya doit encore convaincre plusieurs acteurs japonais avant de pouvoir utiliser officiellement l’univers créé par Akira Toriyama. Les droits de Dragon Ball impliquent notamment Toei, Shueisha et Bandai Namco, ce qui rend les négociations particulièrement complexes.
Le timing des annonces françaises pourrait d’ailleurs compliquer les choses. Valérie Pécresse avait directement présenté l’un des futurs parcs comme étant consacré à Dragon Ball, tandis qu’Emmanuel Macron était resté beaucoup plus prudent en évoquant simplement son intérêt pour la culture manga. Le projet français doit donc encore franchir plusieurs étapes avant de pouvoir réellement prendre forme.
Et même avec l’accord des ayants droit, le chantier s’annonce énorme. Le site de l’ancien Mirapolis, à Cergy-Pontoise, dispose d’environ 55 hectares, alors que le projet affiche des ambitions internationales. À titre de comparaison, le parc Dragon Ball actuellement prévu en Arabie saoudite occuperait déjà près de 50 hectares.
Autre gros morceau : les transports. Contrairement à Disneyland Paris, directement accessible notamment par le RER et le TGV, Cergy-Pontoise est beaucoup moins facilement accessible depuis Paris. Un problème qui rappelle d’ailleurs les difficultés rencontrées par Mirapolis dans les années 1990.
Bref, entre les droits de Dragon Ball, les infrastructures et les terrains nécessaires, le projet est encore loin d’être bouclé. Pour l’instant, Goku n’a donc pas encore réservé sa place en Île-de-France. Mais si Qiddiya parvient à obtenir tous les feux verts, le projet pourrait clairement devenir l’un des plus gros projets de loisirs jamais imaginés en France.
