Développé par GPTRACK50 et distribué par SEGA au Japon, Stupid Never Dies est le genre de projet qui attire immédiatement l’attention par son concept complètement décalé. La démo est actuellement disponible sur Steam et le PlayStation Store (Le jeu est présenté en version simple et en version Glorious Idiot Edition), permettant de découvrir le jeu avant sa sortie prévue le 22 octobre. Pourtant, derrière son humour et son univers volontairement absurde, le titre dévoile un jeu d’action beaucoup plus travaillé qu’il n’y paraît. Après plusieurs heures passées manette en main, le titre nous a surtout donné envie d’en voir davantage.
Un zombie, des monstres et beaucoup de baffes
Avec Stupid Never Dies, GPTRACK50 ne cherche clairement pas à raconter une histoire classique. On incarne Davy, un zombie loin d’être particulièrement puissant, qui poursuit un objectif aussi simple qu’improbable : retrouver celle qu’il aime. Pour y parvenir, il va devoir affronter une impressionnante galerie de monstres et tenter d’atteindre leur roi, KOM.
Mais passé ce scénario volontairement loufoque, c’est surtout le gameplay qui retient rapidement notre attention. Le jeu repose sur une structure roguelike, avec des parcours qui évoluent au fil des tentatives. Chaque nouvelle partie demande donc de repartir à l’aventure, d’améliorer progressivement son personnage et de composer avec les capacités récupérées en chemin.
La formule est classique sur le papier, mais GPTRACK50 y ajoute suffisamment de petites idées pour lui donner une véritable personnalité.
Ici, mieux vaut attaquer que fuir
Le système de combat constitue évidemment le cœur de l’expérience. Davy peut enchaîner les attaques rapides et puissantes, avec une sensation de frappe plutôt convaincante. Le rythme devient rapidement nerveux lorsque plusieurs ennemis entourent le personnage et qu’il faut choisir entre esquiver, frapper ou tenter de récupérer de la vie.
Car la santé de Davy possède une particularité intéressante. Une partie des dégâts encaissés peut être considérée comme réversible. En mordant certains ennemis constitués de chair, notre zombie peut récupérer des points de vie. Prendre des risques devient alors une composante importante des affrontements.
Le jeu propose également une parade pour le moins originale. Davy effectue une petite danse qui permet de réduire les dégâts reçus. Elle ne rend évidemment pas totalement invincible, mais son utilisation au bon moment peut faire la différence. Le principe est aussi efficace que l’animation est ridicule, ce qui correspond finalement parfaitement à l’esprit du jeu.
Les ennemis deviennent vos armes
La véritable bonne idée de cette démo vient toutefois des pouvoirs récupérés sur les adversaires. En mordant certaines créatures, Davy peut obtenir leur capacité caractéristique et l’utiliser à son tour. Les ennemis ne sont donc plus seulement des obstacles : ils deviennent progressivement une partie de notre arsenal.
Les adversaires les plus puissants permettent même de récupérer leur style. Davy peut alors prendre leur apparence et profiter de leurs capacités pendant la partie. Le système ouvre rapidement de nombreuses possibilités et devrait prendre encore plus d’ampleur dans la version finale, qui doit proposer 11 styles différents, avec notamment des vampires, harpies, golems ou encore liches.
Chaque style possède ses propres caractéristiques et talents, avec différents niveaux de rareté. Les capacités gagnent également de l’expérience lorsqu’elles sont utilisées, ce qui permet de les faire évoluer au fil des parties.
Mourir pour mieux recommencer
Comme dans tout bon roguelike, la mort n’est pas réellement une fin. Lorsque Davy succombe, il revient au niveau 1 et perd les compétences obtenues pendant sa tentative. En revanche, certaines ressources accumulées sont conservées et permettent d’améliorer progressivement les prochaines parties.
Le hub joue ici un rôle important. Les composants et l’argent récupérés servent à débloquer différents bonus, tandis qu’une boutique de tatouage permet de modifier le corps de Davy grâce aux accessoires trouvés durant les runs. Certaines transformations sont particulièrement improbables, avec par exemple une scie circulaire ou un lance-roquettes greffé directement sur le corps.
Cette progression donne une vraie raison de repartir après un échec. On comprend progressivement les mécaniques, on expérimente de nouveaux styles et l’on cherche surtout à construire une combinaison suffisamment efficace pour aller plus loin lors de la prochaine tentative.
Une démo qui nous laisse sur une bonne impression
Techniquement, Stupid Never Dies nous a également agréablement surpris. La direction artistique colle parfaitement à l’univers et conserve une bonne lisibilité malgré le nombre parfois important d’ennemis et d’effets affichés à l’écran. Lors de notre session sur PC, avec une RTX 4070 Ti Super et les réglages poussés au maximum en 4K, le jeu dépassait les 60 images par seconde.
La caméra nous a parfois fait perdre un peu le fil dans certaines situations particulièrement chargées, mais cela reste ponctuel. Les combats contre les boss se montrent déjà suffisamment exigeants pour demander un minimum d’observation, avec des attaques plutôt bien télégraphiées. La bande-son accompagne également correctement l’action, avec notamment des thèmes de boss qui apportent davantage de poids aux affrontements.
Après plusieurs heures de découverte, la principale sensation qui ressort de cette démo est finalement assez simple : on a envie de recommencer. Et c’est probablement l’un des meilleurs signes pour un jeu reposant autant sur la répétition des parties.
Notre avis
Stupid Never Dies nous a surpris là où nous ne l’attendions pas forcément. Derrière son concept volontairement absurde, GPTRACK50 semble avoir construit une véritable expérience d’action, avec des combats nerveux, un système de pouvoirs intéressant et une progression suffisamment riche pour donner envie d’expérimenter.
Il faudra évidemment attendre la version complète pour savoir si cette formule tient réellement sur la durée, mais cette première prise en main est encourageante. Davy pourrait bien être l’un des zombies les plus improbables de cette fin d’année.
Stupid Never Dies sortira le 22 octobre. La démo est d’ores et déjà disponible sur Steam et le PlayStation Store, permettant de découvrir une partie de ses mécaniques et de se faire sa propre idée avant la sortie du jeu.






