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TEST : Sidewinder – Quand les chasseurs prennent leur envol

Le jeu Sidewinder a été testé sur le Playmag numéro 1 par Stéphane Hébert.

Sidewinder est, avec Ace Combat, le seul logiciel sur PlayStation qui vous propose de vous envoyer en l’air à bord d’avions de chasse. Certes, il s’agit plus d’arcade que d’une véritable simulation, mais ce jeu devrait satisfaire bon nombre d’apprentis pilotes en mal de guéguerre…

À première vue, le verbe « voler » ne signifie pas uniquement piquer, chouraver, taxer ou bien même dépouiller. Non, il s’agit également du terme désignant l’action de planer dans les airs, sans avoir besoin de battre péniblement les bras pour tenter d’éviter de se cracher la face sur le bitume. Sidewinder va donc vous faire voler pour de vrai, mais attention, pas sur le vieux coucou de l’Oncle Firmin.

En effet, les avions de chasse qui sont mis à votre disposition sont de l’ordre des F-18, F-14 et autres F-22. Pas des machines de débutants, quoi. Mais si l’on vous confie de si beaux joujoux, vous vous doutez bien que ce n’est pas pour aller faire vos courses à Auchan…

Non, pas les courses à Auchan…

En tant que super pilote de chasse, vous devrez combattre bon nombre d’ennemis dans des missions aussi variées que des patrouilles, des escortes, des missions au sol, etc. Mais avant de vous lancer pleinement dans l’action, vous devrez vous entraîner un minimum afin de vous familiariser avec les commandes de votre appareil. Cela tombe bien, puisque le mode Training vous propose trois missions de base.

Les deux premières vous plongent dans un Dogfight « tout simple » dans lequel vous devrez simplement abattre des avions adverses en un minimum de temps. Quant à la troisième, il s’agit d’une mission à peu près identique, mais se déroulant de nuit. Mais bon, trêve de bavardages, il est temps de prendre place à l’intérieur du cockpit.

Ce dernier est composé de trois écrans principaux, appelés généralement des MFD. Il s’agit de petits moniteurs qui vous donnent des indications sur divers aspects de votre avion. Le premier, celui de gauche, représente la structure de votre appareil ainsi que le type de munitions que vous utilisez. De couleur verte, cette structure deviendra rouge chaque fois que vous vous ferez toucher.

L’écran central est réservé au radar, et il vous indiquera la position de tous les appareils, ennemis ou amis, se trouvant autour de vous. Il existe deux types de radar : un de longue portée et un autre de courte portée. Mais pas de panique, le basculement entre les deux se fera automatiquement.

Dernière chose, vous aurez également connaissance du nombre de cibles précises qu’il vous reste à descendre.

Enfin, le troisième et dernier MFD est une caméra qui vous montre diverses actions en vue extérieure. C’est ainsi que vous pourrez admirer l’évolution de votre avion dans les airs, le départ d’un missile, ou bien même l’explosion d’un avion ennemi. OK, tout cela n’est sûrement pas très réaliste mais en tout cas c’est bien fun…

De l’arcade plus qu’une simulation

Enfin, il ne faut pas oublier de parler du HUD (Head Up Display ou affichage tête haute), qui affiche les principales données de vol directement sur la verrière de l’avion. Vous aurez ainsi droit au cap, à votre vitesse, à votre puissance moteur, au type d’armes utilisées, à l’horizon artificiel, à l’altimètre, et enfin au nombre de leurres disponibles.

Comme vous pouvez le constater, vous possédez tous les instruments nécessaires pour lutter correctement du Ruskov. Pour en finir avec le cockpit, sachez que vous avez deux modes de vue interne disponibles, la première affichant tous les instruments et la seconde uniquement le HUD.

Graphiquement parlant, (ça fait pro, hein, ce genre de tournure…), nous avons affaire à du très bon boulot. Les avions ennemis sont véritablement réussis, et celui qui s’y connaît un minimum en carlingue reconnaîtra sans problèmes les appareils hostiles qui viendront l’abattre.

Mais le décor au sol n’est pas en reste car, outre le relief naturel du terrain souvent accidenté, les bâtiments tels que les immeubles, ou bien même les bateaux, sont également très bien réalisés. L’attaque du port devrait d’ailleurs vous en convaincre, avec son porte-avions, son pétrolier, ses grues, etc.

En fait, le jeu déborde de détails visuels, comme la fumée sortant du moteur d’un avion touché, le largage de leurres, les explosions réalistes, etc.

Mais, là où Sidewinder se révèle remarquable, c’est au niveau de son animation. Celle-ci est on ne peut plus fluide, et je n’ai jamais assisté à aucun ralentissement, même dans des situations où le nombre d’appareils ennemis est important. Et pourtant le décor est souvent montagneux, ce qui ne facilite pas le travail de la console…

De l’adrénaline à gogo…

Mais toute cette réussite technique n’est rien sans un minimum d’intérêt, et Sidewinder n’en manque heureusement pas. Les missions sont vraiment variées, et ne se limitent pas à simplement tourner en rond pour dégommer le plus d’ennemis possible.

Non, vous aurez droit à de vraies missions d’escorte, à des attaques de nuit, dans des décors montagneux ou ensablés. Pour peu que vous vous preniez au jeu, vous vous ferez vraiment des sueurs froides lorsqu’un Mig passera à dix mètres de votre nez, alors que vous-même êtes en train de vous faire canarder par deux de ses acolytes.

De plus, vous pourrez choisir entre six appareils, chacun d’eux ayant un comportement particulier et surtout réaliste. En effet, il ne sera pas rare de « décrocher » si votre vitesse est insuffisante lorsque vous prenez un virage serré, partant ainsi dans une vrille difficilement récupérable.

Autre détail bien sympathique, la présence des palonniers, qui vous permettra de pratiquer un pilotage plus réaliste, chose rare dans les simulateurs sur console. De plus, vous pourrez jouer à deux en mode Link, ce qui vous promet des duels aériens épiques si vous trouvez un bon adversaire.

En résumé, vous aurez compris que Sidewinder est un très bon simulateur qui mérite véritablement de figurer sur la liste de vos prochains achats…

Les scènes de combat

La cible rouge désigne que l’avion ennemi est « locké », et que vous pouvez maintenant tirer votre missile. Si votre HUD devient tout rouge, ce n’est pas parce qu’il est timide mais parce qu’un avion ennemi vous a envoyé un missile. Heureusement que vous avez des leurres en stock. Un passage au-dessus du port vous permet d’admirer les détails du décor au sol. Un avion ennemi touché n’explose pas forcément du premier coup. C’est pourquoi vous pouvez admirer de la fumée sortir de ses moteurs.

Alors là, vous êtes mort, fichu, bouillé, éclaté, dégommé, et bientôt enterré… À chaque fois que vous perdez, vous avez droit à un replay qui vous montre la façon dont vous êtes mort. La vue « plein écran » vous permet de mieux voir ce qui se passe autour de vous. Néanmoins, le cockpit pixellise alors un peu… Admirez le joli missile que vous venez de tirer, juste à gauche, et qui ne va pas tarder à transformer l’avion en tas de ferraille. Vous voyez même la fumée laissée par celui-ci… Vous venez d’assister « en direct » à la disparition d’un Mig. Bien fait pour lui, c’est lui qui a commencé… Si vous vous retrouvez face au soleil, vous ne verrez plus grand-chose… La visibilité est considérablement réduite lorsque vous vous trouvez dans les nuages, alors attention aux collisions en vol.

Lors du briefing, vous aurez droit à une description de votre cible et des éventuels appareils ennemis susceptibles de vous chercher des noises. Vous effectuerez vos missions dans le monde entier, selon les difficultés, le montant de la récompense variera. Le pétrolier n’a pas fait long feu face au bombardement en règle des appareils ennemis…

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

CONCLUSION DU SCHMURZ

Avec Sidewinder, la PlayStation accueille un simulateur de vol qui réussit surtout à rendre les combats aériens accessibles et amusants. Les différentes missions, les six appareils disponibles, les effets visuels et la fluidité de l'animation donnent suffisamment de matière pour satisfaire les apprentis pilotes. Le jeu ne cherche certes pas à reproduire une simulation aérienne ultra-réaliste, mais ce mélange d'arcade et de pilotage plus sérieux fonctionne plutôt bien. Le mode Link vient également ajouter une bonne dose de piment aux affrontements. Un très bon simulateur qui mérite véritablement de figurer sur la liste de vos prochains achats…
87
%
OH QUE OUI !
Son
75
%
Graphisme
90
%
Animation
95
%
Maniabilité
85
%
Intérêt
90
%
Son
75
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Graphisme
90
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Animation
95
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Maniabilité
85
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Intérêt
90
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LES PLUS
  • Une animation très fluide
  • Des missions variées
  • Six appareils disponibles
  • Le pilotage assez réaliste
  • Le mode Link à deux
  • Des décors détaillés
  • Les effets visuels
LES MOINS
  • Une réalisation qui pixellise parfois
  • Une orientation davantage arcade que simulation

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