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TEST : Ridge Racer Revolution – Inovation par rapport au premier ?

Warétro [Rédacteur]
[Rédacteur pour PLAY'Anime également pour les Mega-Test, Fan de la licence Ryu Ga Gotoku]

Ridge Racer Revolution (RRR) est un jeu vidéo développé et édité par Namco. Il s’agit d’un jeu de course sorti sur PlayStation le 3 décembre 1995 au Japon. Il fait partie de la célèbre série Ridge Racer et constitue la suite de Ridge Racer sur PlayStation (la véritable suite arcade étant Ridge Racer 2).

Comme dans le premier opus, le joueur doit affronter des voitures contrôlées par l’IA afin de remporter une série de courses. Ridge Racer Revolution enrichit toutefois la formule en ajoutant deux voitures cachées et un mode multijoueur permettant à deux joueurs supplémentaires de participer grâce au PlayStation Link. Pour en profiter, il fallait disposer de deux consoles PlayStation, de deux téléviseurs et du câble de liaison dédié.

Appuie sur le champignon !

Le système de jeu reste inchangé par rapport à Ridge Racer. Le système de contrôle et de limite de temps est identique : manquer de temps au chrono met fin à la course, tandis que le passage par les checkpoints accorde quelques secondes supplémentaires. Le pilote a le choix entre une transmission automatique et une transmission manuelle.

Ridge Racer Revolution prend également en charge le contrôleur NeGcon de Namco et ajoute un rétroviseur lors de l’utilisation de la vue cockpit. Le jeu propose trois types de courses : Novice, Intermédiaire et Expert, chacune disposant de différentes sections ouvertes. Il reprend également les modes du jeu original : Race, qui oppose le joueur à onze adversaires contrôlés par l’IA, et Time Trial, où il s’agit simplement de réaliser le meilleur temps.

Ridge Racer Revolution ajoute également un nouveau mode baptisé Free Run, dans lequel il n’y a aucun adversaire et où le joueur peut conduire librement, sans limite de tours. La vitesse des véhicules varie selon la catégorie choisie. Autre nouveauté, il est possible de sélectionner l’heure de la journée à laquelle se déroule la course, même si cette option n’est pas disponible dès le début du jeu.

Le mode multijoueur permet quant à lui d’accéder aux circuits originaux de Ridge Racer, baptisés Special 1 et Special 2. Deux modes sont proposés : Race, identique à son équivalent solo, et Versus, où seuls les joueurs s’affrontent. Ce dernier intègre une option de handicap qui augmente la vitesse de la voiture la plus en retard afin d’équilibrer les parties.

Ridge Racer Revolution est avant tout un jeu d’arcade : oubliez donc tout ce que vous avez appris avec Gran Turismo. Pour espérer l’emporter, vous devrez impérativement maîtriser le drift. Une fois cette technique assimilée, il devient possible d’enchaîner les virages à très haute vitesse, surtout avec une boîte manuelle. C’est d’ailleurs là que réside la principale différence avec la boîte automatique, bien moins adaptée aux dérapages. La boîte manuelle permet de conserver un régime moteur élevé et d’obtenir de meilleures reprises en sortie de virage. En revanche, quel que soit votre niveau, évitez à tout prix de heurter le décor : le moindre choc ralentit fortement votre voiture et peut rapidement vous coûter la victoire.

Du contenu secret ?

Comme dans le premier Ridge Racer, le joueur commence la partie avec quatre voitures. Les huit autres deviennent sélectionnables après avoir remporté le mini-jeu présent avant l’écran-titre. Cette fois-ci, il s’agit de Galaga ’88, qui remplace Galaxian du jeu original.

La plupart des véhicules restent inchangés, même si certaines voitures portent désormais le nom d’autres licences de Namco. Leurs caractéristiques sont, elles aussi, très proches de celles du premier épisode.

Lorsque le joueur remporte les trois premiers circuits, leurs versions inversées sont débloquées. Le mode Time Trial ajoute alors un adversaire supplémentaire pilotant une voiture secrète. Au total, trois véhicules cachés sont disponibles, dont la célèbre White Angel (sur le parcours Expert). Chacun d’eux est débloqué après avoir remporté le contre-la-montre du circuit correspondant.

Ridge Racer Revolution propose également deux modes cachés. Le premier, Drift Contest, récompense le joueur en fonction de la qualité de ses dérapages sur certains virages. Le second, Pretty Racer (également connu sous le nom de Buggy Mode), déforme les proportions des voitures en leur donnant un aspect proche des modèles Choro-Q, une idée qui inspirera par la suite le jeu d’arcade Pocket Racer.

Les circuits en mode miroir, déjà présents dans le premier Ridge Racer, sont également de retour. Enfin, comme dans le jeu original, il est possible d’insérer un CD audio afin d’écouter sa propre musique à la place de la bande-son du jeu. Contrairement au premier épisode, seul le dernier circuit joué reste chargé dans la mémoire de la PlayStation ; pour en changer, il est nécessaire de réinsérer le disque du jeu.

Sea Sex and Sun

Graphiquement, Ridge Racer Revolution est une petite pépite sous-estimée. Avec ses décors paradisiaques et ses couchers de soleil à tomber par terre, cet opus mérite largement sa place parmi les jeux de course les plus agréables à regarder de son époque.

Cependant, pas le temps de s’attarder sur le paysage : la course n’attend pas. On ne fait finalement que survoler ces environnements, qui paraissent malheureusement bien trop éphémères.

Bien sûr, nous sommes loin des prouesses techniques actuelles, mais pour l’époque, le résultat était vraiment impressionnant. Le mélange entre les musiques house, le ciel bleu et les palmiers à perte de vue fonctionne à merveille et donne une véritable identité au jeu.

Encore aujourd’hui, lorsqu’on évoque la licence Ridge Racer, c’est souvent Ridge Racer Revolution qui revient le plus souvent dans les conversations. C’est dire à quel point cet épisode a marqué les joueurs.

AVIS DE LA REDAC

La licence Ridge Racer a perduré pendant de nombreuses années sur la scène des jeux de course arcade. Encore aujourd'hui, le simple fait de mentionner Ridge Racer Revolution rappelle de très bons souvenirs à de nombreux joueurs. Le contenu n'était ni trop pauvre, ni démesuré, mais il avait le mérite d'être équilibré et de ne pas en faire trop. Après tout, c'est souvent dans les choses les plus simples que l'on reconnaît les plus grandes œuvres. Il n'est pas non plus l'épisode le plus acclamé de la série, mais certainement pas le plus décrié. Il reste un opus emblématique, qui se situe dans une excellente moyenne et qui fait partie des jeux les plus marquants de l'époque PlayStation, aux côtés d'un certain Tekken, dont il faisait d'ailleurs la promotion. Le magazine Famitsu lui a même décerné la très belle note de 39/40, une récompense plus qu'honorable. Bien sûr, certains aspects ont aujourd'hui un peu vieilli, mais c'est tout simplement l'effet du temps. Une chose est sûre : Ridge Racer reste une valeur sûre du jeu de course arcade.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
75
%
Graphisme
70
%
Animation
70
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
80
%
Son
75
%
Graphisme
70
%
Animation
70
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
80
%
LES PLUS
  • Graphiquement a la hauteur
  • Du contenu secret
  • La bande-son est top
  • Les mini-jeux un petit +
  • L'interaction avec le contrôleur NeGcon
LES MOINS
  • Le drift en boîte automatique est peu gérable
  • L'opus a mal vieillit
74
%
CA PASSE BIEN

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