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TEST : Dragon Ball Z: Super Butōden 2 – La Légende Saien – Un classique de la Super Nintendo

Mérode
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

S’il y a bien un jeu qui aura fait rêver beaucoup de gamins du milieu des années 90 dans l’Hexagone, c’est bien Dragon Ball Z: Super Butōden 2 – La Légende Saien. Véritable system seller de la machine en France, ce titre orienté versus fighting, édité par Bandai, profita de l’immense succès de Dragon Ball Z dans l’Hexagone.

Un succès tel qu’il doit encore aujourd’hui provoquer quelques cauchemars aux membres les plus conservateurs de l’association Familles de France. À cette époque, Dorothée carburait à plein régime sur TF1 et Dragon Ball Z était une véritable machine de guerre, inarrêtable.

Les Carddass Power Level et DP remplissaient les poches et alourdissaient les cartables des enfants sur le chemin de l’école, remplaçant les billes et les pogs dans les cours de récréation. Tout ce qui portait le logo Dragon Ball se vendait par palettes. Le moindre magazine affichant Son Goku ou Vegeta en couverture était assuré d’écouler un nombre impressionnant d’exemplaires.

Alors imaginez un jeu Super Nintendo permettant d’incarner Son Gohan, Trunks ou encore Broly ! Ce personnage surpuissant, arrivé du Japon par le biais des OAV, d’abord grâce aux VHS importées, puis officiellement distribuées par AK Vidéo.

Ndlr : OAV (Original Animation Video) : production animée destinée au marché japonais de la VHS, bénéficiant généralement d’une réalisation plus soignée qu’un épisode télévisé et d’un format plus long.

Dragon ball Z 2 illu

Même pas un an après un premier opus fortement désiré par les fans, mais entaché par une réalisation plus que limitée, La Légende Saien sort au Japon le 17 décembre 1993, puis dès juin 1994 chez nous.

À peine l’écran-titre lancé, le code Haut, X, Bas, B, L, Y, R, A, permettant de débloquer Son Goku et Broly, est de circonstance. Sans oublier, bien sûr, de maintenir L, R, Start et Select au démarrage de la console afin de profiter du mode Turbo.

Dans sa narration, Super Butōden 2 reprend l’arc Cell Game et couvre également les événements racontés dans les OAV Broly et Bojack.

Au Japon, le jeu collait parfaitement à l’actualité de Dragon Ball Z, puisque ces films étaient sortis quelques mois auparavant. En France, même si tout cela arrivait avec un certain décalage, cela n’a pas empêché Bandai de connaître un immense succès, porté par les excellentes audiences de la série sur la première chaîne.

Dragon Ball Z2 Snes screen 05

Le système de jeu reprend celui du premier volet, mais avec une maniabilité plus souple et une plus grande variété de coups. Cette fois, chaque personnage dispose d’un Meteor Smash qui lui est propre.

Les Meteor Smash sont des sortes de combos ultimes, à l’exécution complexe, permettant de faire valser l’adversaire à travers les décors grâce à un enchaînement rappelant les scènes les plus énergiques de la série.

Les coups spéciaux, les animations plus fluides et les sensations de super-pouvoirs : tout est revu à la hausse par Bandai et TOSE pour ce deuxième opus.

Chaque personnage dispose de techniques directement tirées du manga, se déclenchant à l’aide de manipulations classiques du genre, comme les quarts de tour avant, les demi-tours arrière et autres mouvements emblématiques des jeux de versus fighting.

Les hitboxes sont plus précises et les impacts des coups sont plus lourds, malgré un sentiment de flottement toujours présent dans le contrôle des personnages et leurs sauts.

En ce qui concerne la gestion des boutons, les gâchettes permettent un déplacement latéral rapide vers la gauche ou la droite, tandis que les quatre boutons de la manette sont attribués à un coup de pied, un coup de poing, une boule d’énergie standard et l’envol.

Le menu des options, accessible avant chaque combat, permet de personnaliser les affrontements. Vous pouvez notamment y sélectionner votre nombre de points de vie, votre jauge d’énergie, le nombre de rounds souhaités ou encore la musique.

Dragon Ball Z2 Snes screen 04

Comme dans le premier opus, l’écran se divise en deux lorsque les personnages s’éloignent trop l’un de l’autre. Ce choix de game design, atypique et récurrent dans les jeux Dragon Ball Z des années 90, répond à une intention louable : recréer les distances spectaculaires observées lors des affrontements de l’anime.

Et ce concept fonctionne plutôt bien, même s’il incite inévitablement à camper au loin, en rechargeant son énergie pour envoyer des Kaméhaméha et des Masenko à la chaîne.

Il est également possible de contrer ou de renvoyer le rayon adverse, ce qui peut provoquer un affrontement entre deux vagues d’énergie. Pendant quelques secondes, le jeu se transforme alors en une véritable épreuve de button mashing, à la manière de Track & Field, où il faut marteler les boutons pour prendre l’avantage.

Enfin, il est bien évidemment possible de combattre aussi bien au sol que dans les airs, les décors étant conçus sur deux niveaux.

Dragon Ball Z2 Snes screen 02

En matière de réalisation, Super Butōden 2 est assez spécial, puisqu’il tranche avec les autres jeux de sa gamme grâce à ses couleurs franches, directement inspirées de l’anime.

De l’arène du Cell Game à la forêt, en passant par la classique plaine, les décors, bien qu’assez vides, tendent vers un style proche des teintes que l’on peut admirer sur certaines illustrations à l’aquarelle d’Akira Toriyama.

À noter également la présence d’un stage maritime, lui aussi conçu sur deux niveaux : l’un à la surface de l’eau et l’autre en immersion. Dans cette arène, la gravité est différente et influe directement sur les mouvements des combattants.

De plus, la possibilité de réaliser un infinite (avec Trunks) sur un adversaire incapable de se protéger sous l’eau a de quoi agacer… ou réjouir, selon le camp dans lequel on se trouve.

Les musiques, assez mélancoliques, bien que très éloignées du style de Shunsuke Kikuchi (le compositeur de la série télévisée), fonctionnent parfaitement et rendront nostalgiques les joueurs et joueuses ayant passé leurs mercredis après-midi à terminer le mode Histoire avec l’ensemble des personnages ou à enchaîner les affrontements entre amis grâce au mode Tournoi, permettant de recréer son propre petit Tenkaichi Budōkai.

Dragon Ball Z2 Snes screen 03

Dragon Ball Z2 Snes screen 01

AVIS DE LA REDAC

Si Dragon Ball Z Super butoden 2, reste loin du feeling et de la profondeur d'un Street Fighter 2 Turbo ou d'un Samouraï Shodown dans ses mécaniques de gameplay, il n’en reste pas moins un jeu qui a marqué son époque de par son année de sortie en corrélation avec la diffusion de l’animé à la télé, mais aussi grâce aux quelques idées des développeurs, visant à tenter de retranscrire la fouge des combats de Dragon Ball Z avec les moyens limités d’une Super Nintendo. Ce n'est donc pas un grand jeu de baston, mais c'est un jeu honorable destiné aux fans, disposant une bande sonore de très bonne qualité et un casting de personnages intéressants.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
70
%
Animation
65
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
75
%
Son
80
%
Graphisme
70
%
Animation
65
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
75
%
LES PLUS
  • Quelques personnages tirés des OAV
  • La madeleine de Proust Dragon Ball vidéoludique de l'époque
  • La bande son
  • Plus maniable que le 1ier Butoden
LES MOINS
  • Le niveau aquatique et son infinite démoniaque
  • Cette impression de flottement dans les mouvements
  • Ca se termine souvent en combat de rayons energétiques
73
%
CA PASSE BIEN

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