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TEST : Wonderboy III: Monster Lair – Le début d’une grande aventure

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Amoureux d’arcade, de la PC-Engine, écrit des articles sur le jeu vidéal entre deux parties de Street Fighter 2x, de Windjammers et de quelques épopées JRPGesques…

Décidément, la licence Wonder Boy a le vent en poupe : entre le remake du premier épisode (Wonder Boy Returns Remix, par CFK Co., Ltd.), celui de Dragon’s Trap réalisé par les orfèvres de Lizardcube et, plus récemment, le sixième opus, Asha in Monster World, dépoussiéré par le studio Artdink (dont vous pouvez retrouver le test du remake par le Schmurz ici, ainsi que celui de l’original par Merode ici), nous avons même eu droit à Monster Boy and the Cursed Kingdom, qui a su rencontrer un joli succès et démontrer que la licence en avait encore sous la pédale.

Mais s’il y a bien un épisode à part dans la licence qui mériterait que l’on se penche sur son cas, c’est bien Wonder Boy III: Monster Lair. Et ça tombe bien, c’est de lui dont il sera question ici !

Wonder Shmup !

Là où la plupart des Wonder Boy sont des jeux de plateforme-aventure saupoudrés de quelques éléments d’action-RPG, Wonder Boy III: Monster Lair est, quant à lui, à classer du côté des run and gun et des shoot ’em up. Et oui, ça détonne ! Mais malgré ce virage à 180°, unique dans la licence, le niveau de qualité auquel la série nous a habitués est bien au rendez-vous dans cet opus spin-off, qui n’est pas intégré de manière canonique à la saga Monster World.

Un gameplay simple mais diablement efficace

Sorti en arcade en 1988 et tournant sur le fameux SEGA System 16 (qui faisait alors tourner de petits jeux peu connus comme Golden Axe, Shinobi ou Fantasy Zone…), Wonder Boy III: Monster Lair fait incarner au joueur le jeune Léo, qui doit repousser des vagues d’ennemis venues envahir sa mère patrie.

Le jeu se présente comme un jeu de plateforme survitaminé en 2D, vu de côté, avec un scrolling automatique qui oblige le joueur à avancer. Afin de faire face à ses nombreux adversaires, Léo pourra tirer sur ceux-ci grâce à son épée magique et compter sur de nombreux power-ups à ramasser au cours de son aventure.

Il faudra également sauter correctement de plateforme en plateforme et ne pas se retrouver à court d’endurance pour pouvoir voir la fin du niveau. La gestion de l’endurance est très sommaire, mais elle rajoute un élément de gameplay intéressant : votre stamina baisse automatiquement au cours de la partie, diminue plus vite si vous percutez un élément du décor et, une fois réduite à zéro, c’est bye bye Léo : vous perdez une vie.

Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Eh bien oui : cette jauge était déjà présente dans le tout premier Wonder Boy et fonctionnait selon le même principe. Pour garder sa barre au maximum, Léo devra, comme son ancêtre en pagne, se gaver d’un maximum de fruits trouvés sur sa route, quitte à devoir parfois prendre des risques. Ou quand « manger cinq fruits et légumes par jour » n’est plus un conseil, mais un véritable élément de gameplay… Visionnaires, les p’tits gars de chez Westone !

Là où le jeu fait preuve d’originalité, c’est que tous les deux niveaux (deux niveaux par monde), Léo enfourche son viril dragon rose (sic) afin de vider l’antre du boss de ses habitants dans de purs niveaux de shoot’em up en 2D. Réflexes, analyse des patterns et sang-froid ne seront pas de trop pour parvenir jusqu’à chaque gardien de fin de monde.

C’est cette alternance entre jeu de plateforme-action et shoot’em up qui fait tout le sel de ce Wonder Boy pas comme les autres.

Wonderboy III artwork

Une réalisation colorée qui n’a pas pris une ride

Niveau réalisation, le jeu propose des graphismes hauts en couleur, une animation qui ne ralentit (presque) jamais, ainsi que des commandes simples, à deux boutons, et réactives.

Le chara design du titre est absolument à croquer. Le côté kawaii qui s’en dégage file la banane et en fait un jeu pouvant être mis sous le nez de n’importe quelle tête blonde. Le bestiaire est composé de nombreux ennemis, tous plus mignons les uns que les autres : des champignons ambulants, des chauves-souris (enragées, bien sûr, coucou Jean-Marie !), de vils poissons volants, de fieffées méduses… et gare aux gorilles sautillants !

Vous l’aurez compris, l’univers farfelu de la licence est bien là et participe grandement au plaisir qui se dégage du soft. Les musiques sont également très entraînantes et leurs ritournelles vous resteront en tête bien longtemps après votre partie.

Le jeu est long et propose une difficulté plutôt bien dosée, même si, à partir du quatrième monde (sur les quatorze que compte le titre), on sent que tout est fait pour que vous repassiez par la case portefeuille, arcade oblige…

Cerise sur le gâteau : le jeu peut être parcouru à deux simultanément, le deuxième joueur incarnant alors Wonder Girl Purapril.

Wonderboy III couvconsoles2

Un mot sur les portages consoles

Le titre a connu deux portages en 1990, sur Mega Drive, mais aussi, et surtout, sur PC Engine CD-ROM². Cette dernière propose l’intégralité des niveaux, une réalisation très proche de l’original ainsi que de nouvelles orchestrations faisant honneur à son support et donnant encore plus d’ampleur aux compositions de Shinichi Sakamoto.

La version Mega Drive reste sympathique, mais demeure à des années-lumière des autres versions : la faute à un chara design modifié, à une palette de couleurs plus terne, mais aussi à l’absence de deux mondes.

Ajoutons, pour les puristes de la technique, qu’aucune de ces deux conversions n’a conservé les scrollings parallaxes de la version arcade.

Au passage, chacune de ces versions a été, un temps, disponible sur la Console Virtuelle de la Wii, et la version Mega Drive se trouve encore aujourd’hui sur Steam pour le prix d’une chocolatine (#TeamChocolatine).

https://www.youtube.com/watch?v=rJQPDHyKY6A

AVIS DE LA REDAC

**Wonder Boy III: Monster Lair**, c'est un petit bonbon acidulé de fun sans prise de tête. Pur jeu de son époque, il propose une aventure rythmée, colorée et étonnamment accrocheuse, qu'il est possible de parcourir à deux joueurs. Malgré ses **33 ans** au compteur, le bébé de **Westone** a su traverser les années sans perdre de son attrait grâce à ses mécaniques simples et redoutables, mais aussi grâce à une qualité de réalisation inaltérable. Alors, bien sûr, le jeu n'est pas parfait, avec quelques niveaux qui se ressemblent et certains boss décevants. Mais, encore aujourd'hui, il reste un grand jeu d'arcade, à la fois frais et familial.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
90
%
Animation
80
%
Maniabilité
90
%
Interet
85
%
Son
80
%
Graphisme
90
%
Animation
80
%
Maniabilité
90
%
Interet
85
%
LES PLUS
  • une réalisation chatoyante
  • une maniabilité au top
  • des musiques qui marquent
  • de l’action non-stop
  • jouable à deux simultanément
LES MOINS
  • Un portage Mega Drive en deçà
  • Quelques niveaux moins inspirés
  • Une courbe de difficulté parfois changeante
85
%
OH QUE OUI !

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