La licence Rocky se faisait de plus en plus rare sur la scène du jeu vidéo depuis quelque temps déjà. L’Étalon italien signe son retour grâce au succès incontesté de Creed.
Le fils du défunt Apollo Creed donne un nouveau souffle à une saga épuisée depuis quelques années, mais toujours aussi légendaire. Est-ce que ce nouveau jeu sera à la hauteur ou fera-t-il partie des productions à oublier ? La réponse dans ce nouveau Megatest.
L’œil du tigre
Quel frisson lorsque j’ai entendu, pour la première fois, la chanson Eye of the Tiger dans le menu principal ! Je me suis dit que cela commençait vraiment bien.
On retrace l’histoire des personnages principaux, avec quelques libertés prises par les développeurs afin d’étoffer un peu l’ensemble. Le jeu propose 20 personnages jouables (10 disponibles dès le départ et 10 à débloquer).
On y retrouve notamment des répliques cultes, comme le fameux « Je vais te péter la gueule » du cogneur brutal Clubber Lang, ou encore le célèbre « Je vais te briser » du légendaire mastodonte soviétique Ivan Drago. Cependant, quelques absents se font remarquer, et j’aurais notamment aimé retrouver Tommy Gunn.
Du côté des modes de jeu, cela reste très classique avec les incontournables Arcade, Versus et Entraînement, ainsi que des paramètres tout aussi basiques que le menu principal.
T’as mal ? Non j’ai pas mal !
Au niveau du gameplay, on est loin d’une simulation comme Fight Night Champion, mais davantage face à une expérience orientée arcade. Si vous avez déjà joué aux anciens opus de la licence sur PlayStation 2, GameCube ou encore PSP, vous ne devriez pas être trop dépaysé et prendre rapidement vos marques.
Chaque personnage dispose de ses propres mouvements et de sa palette de coups, avec des styles variés (Général, Cogneur, Pression).
Graphiquement, ça fait le café, mais rien de transcendant non plus. Cet opus n’a pas pour objectif de vous en mettre plein les yeux, mais plutôt de jouer sur la corde sensible de la nostalgie.
Sur le ring, les matchs dépassent rarement le troisième round. En effet, si vous mettez votre adversaire au tapis à trois reprises, le K.-O. est automatiquement prononcé par l’arbitre. Il est relativement simple de se relever les deux premières fois. En revanche, si, par malchance, vous vous retrouvez une troisième fois au sol, j’espère que vous êtes habitué à marteler les boutons de votre manette comme si votre vie en dépendait, car ce ne sera plus aussi simple cette fois-ci.
Il est également possible de déclencher un coup ultime une fois votre jauge spéciale remplie au maximum. Une excellente manière de conclure un combat rapidement et avec panache.
Entre les affrontements, des sessions d’entraînement viennent agrémenter votre aventure grâce à plusieurs mini-jeux, comme frapper un sac de boxe, courir sur un tapis de course ou encore cogner d’énormes quartiers de viande, exactement comme dans le film.
Un opus non sans reproche
Malheureusement, Big Rumble Boxing: Creed Champions présente quelques lacunes. Premièrement, j’ai immédiatement remarqué l’absence du personnage de Tommy Gunn, pourtant issu du cinquième film et représentant un adversaire de renom pour Rocky.
Je trouve également les combats un peu trop expéditifs. On parle tout de même de légendes de la boxe poids lourds qui peuvent être mises K.-O. en trois rounds maximum. C’est particulièrement faible, sachant que, dans les films, les affrontements pouvaient s’éterniser et dépasser largement la dizaine de rounds.
Je trouve aussi dommage qu’aucun mode Versus en ligne ne soit proposé. Cela aurait pourtant été une excellente idée pour permettre aux fans de s’affronter. Il faudra donc se contenter du multijoueur local.
Quant à la modélisation des personnages, elle est clairement en décalage avec les standards actuels. Le titre aurait mérité un peu plus d’attention de la part des développeurs, même si je salue l’effort d’avoir proposé un nouveau jeu sous licence.




