Immortals Fenyx Rising
(anciennement connu sous le nom de Gods and Monsters) est un jeu vidéo d’action-aventure développé par le studio Ubisoft Québec et édité par Ubisoft. Le jeu est officialisé lors de l’E3 2019, le 10 juin 2019. Initialement prévu pour le 25 février 2020 sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, Microsoft Windows et Google Stadia, il est finalement repoussé au 3 décembre 2020. Lors de l’Ubisoft Forward du 10 septembre 2020, une démo exclusive à Google Stadia est également annoncée en amont de sa sortie.
Synopsis : L’un des Titans, Typhon, s’est libéré de ses chaînes. Sa première action est de se venger des dieux qui l’ont emprisonné en les pétrifiant. Seuls Zeus et Prométhée survivent et envoient Fenyx (homme ou femme) sauver les dieux et affronter Typhon.
Un gameplay riche mais sans une identité propre
Immortals Fenyx Rising
a beaucoup fait parler de lui le jour de sa sortie. Les mécaniques, loin d’être méconnues du grand public, ont malheureusement eu raison de la popularité naissante de cette nouvelle licence, à mi-chemin entre le célèbre The Legend of Zelda: Breath of the Wild et Assassin’s Creed Odyssey. Les développeurs ont su créer un nouvel univers attirant, avec des repères faciles et accessibles à tous, mais tout nous rappelle les différentes licences qui ont permis à ce jeu de voir le jour, ce qui rend l’immersion difficile. Une sensation désagréable apparaît assez rapidement : celle de jouer plusieurs fois au même jeu.
La Grèce antique et les décors sont agréables à regarder, mais ce n’est pas ce qui vous sauvera de la lassitude ou de l’envie d’aller jusqu’au bout de l’aventure. Les quêtes secondaires sont moyennes en matière de qualité et ne vous apporteront pas une grande satisfaction, tant elles sont basiques et sans saveur. De bonnes idées sont toutefois au rendez-vous. Les puzzles et les énigmes sont intéressants et particulièrement nombreux, ce qui ajoute du piment à votre aventure. Ils deviendront rapidement vos compagnons de route et constitueront l’un de vos principaux objectifs afin de récupérer les Foudres de Zeus, indispensables pour améliorer les capacités de Fenyx.
La carte est assez vaste et le bestiaire varié, comme il se doit. Cependant, nous ne pouvons que vous conseiller de terminer l’histoire principale avant de vous disperser, au risque d’être submergé par l’immensité des activités proposées. Car oui, il y a énormément de choses à faire, mais il s’agit souvent de tâches destinées à rallonger artificiellement la durée de vie du jeu et qui se révèlent, la plupart du temps, assez dispensables. Un aspect RPG est évidemment présent, avec un système d’améliorations qui reste toutefois très classique et s’adresse avant tout aux débutants. Les joueurs les plus expérimentés risquent de ne pas y trouver pleinement leur compte, tant la progression demeure linéaire.
Optimisé pour la Next-Gen
Les versions Xbox One X et PS4 Pro n’ont pas à rougir face à la nouvelle génération de consoles, à savoir les Xbox Series X et PlayStation 5. Même si ces dernières apportent un gain en puissance graphique et permettent de profiter du jeu en 4K à 60 FPS, leurs grandes sœurs continuent parfaitement d’assurer. Les premières versions (PS4 Fat, PS4 Slim, Xbox One et Nintendo Switch) tournent, quant à elles, en 30 FPS, tout en conservant une bonne stabilité.
Un humour fonctionnel mais un peu pompeux
L’univers ne manque pas d’humour, avec de nombreuses anecdotes historiques sur les dieux de l’Olympe, leur histoire ainsi que leurs déboires, racontées par l’unique Lionnel Astier, père du talentueux Alexandre Astier (Kaamelott). Si la recette fonctionne, on remarque toutefois un style d’humour parfois un peu pompeux et, par moments, assez bas de plafond. Beaucoup de situations sont drôles, mais beaucoup d’autres ne m’ont pas vraiment fait réagir.
L’histoire de Fenyx est la matérialisation d’une discussion entre Zeus et Prométhée, qui ne se gênent pas pour influer sur les événements ou commenter nos moindres faits et gestes. C’est triste à dire, mais Immortals Fenyx Rising ne brille jamais autant que lorsque le duo de narrateurs se tait et nous laisse profiter de la bande originale, très bien dosée, ainsi que des sons d’ambiance. Bref, si le scénario n’a rien de déplaisant, la narration, elle, est loin d’être exempte de défauts.

Un sentiment mitigé au niveau des décors
Avec le potentiel que peut offrir l’époque antique des dieux grecs, ses temples et ses lieux chargés d’histoire, chaque chose est à sa place, des plaines verdoyantes aux champs de bataille désertiques. Mais, bien trop souvent, on passe d’un extrême à l’autre, ce qui manque clairement d’identité sur le plan visuel.
Les systèmes de jeu invitent à l’exploration, car les pièces d’armure et les ressources indispensables à l’amélioration de Fenyx s’obtiennent en résolvant des mini-jeux disséminés à travers le monde. S’ils s’intègrent bien au monde ouvert sur le plan ludique, ces casse-têtes n’ont cependant aucune justification scénaristique et ne servent que le gameplay. Les armes et les armures récoltées n’influent malheureusement que très peu sur le gameplay, en modifiant seulement légèrement les pouvoirs de notre héros.
Finalement, bien que ce monde ne réinvente pas la roue, il est indéniablement plaisant à parcourir. Son échelle raisonnable et sa densité feront du bien à ceux qui trouvaient The Legend of Zelda: Breath of the Wild trop vide ou Assassin’s Creed Odyssey trop riche. Vous pourriez d’ailleurs parcourir l’opus en ligne droite sans que cela n’influe sur les statistiques de votre personnage ou sur sa puissance lors des combats.

Ça boss dur !
Tout au long de votre aventure, vous aurez pour but de combattre des créatures mythiques et légendaires, sans compter les boss du Tartare qui se mettront en travers de votre route. Pour beaucoup d’entre eux, ils ne sont pas commodes. En difficulté Facile à Normale, vous n’aurez aucun mal à vous en débarrasser. En revanche, avec un niveau de difficulté supérieur, le challenge sera omniprésent. Du Lion de Némée à la terrifiante Méduse, en passant par des héros de la mythologie comme Achille, les références sont nombreuses.


