Close

Login

Close

Register

Close

Lost Password

TEST : TMNT: Turtles In Time – Une expérience énergique !

Mérode
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

Une réalisation proche de l’Arcade

Adapté de la version Arcade sortie en mars 1991, Konami donne suite aux adaptations du comics américain « Teenage Mutant Ninja Turtles » avec ce 4e épisode axé sur les voyages dans le temps (là où son équivalent sur Megadrive sera centré sur des pierres magiques). Sorti moins de 2 ans après le lancement de la console, il a su marquer les esprits grâce d’une part au succès de la série mais aussi grâce à une belle conversion qui, si elle n’est pas totalement identique à son support Arcade initiale, utilise au mieux les performances de la machine.

Ce ‘Beat ’em up‘ se trouve être dans la même veine que l’épisode 2 de la NES en proposant un mode deux joueurs et une sélection entre les 4 tortues emblématiques, chacune disposant d’une arme différente, ce qui varie légèrement les bases du gameplay.

Techniquement tout d’abord, c’est assez impressionnant pour l’époque. On est très loin d’un rendu 8 bits, on peut même dire que le gap est de taille. Les décors composant les 9 stages sont tous très variés, colorés et élégants. À relever, quelques couleurs criardes par-ci par-là et quelques moments plus faibles que d’autres dans certains stages, comme ce passage peu inspiré de la grotte ou des moments pendant la préhistoire ou le galion de pirates. Pour le reste c’est beau et chatoyant : échafaudages surplombant New York, Technodrome, autoroute futuriste en mode 7 avec en fond une cité futuriste… La réalisation est généreuse, maitrisée et offre beaucoup de variété !

Petit point technique avant de continuer, le mode 7 est une capacité de la Super Nintendo capable de simuler la perspective en une fausse 3D grâce à un effet de défilement des décors vers la ligne d’horizon.

Quelques voix digitalisées et des bruitages d’assez bonne facture donnent également de la vie aux divers personnages principaux intervenant dans l’aventure. La bande-son reprend le thème principal de l’adaptation animée et offre un accompagnement appréciable durant les niveaux, sans pour autant être inoubliable.

De belles animations

Le point fort du titre, c’est la prouesse des animateurs de Konami visiblement très à l’aise sur ce nouveau support, et qui parviennent à quelques petites merveilles en matière d’animation : 

  • Un sprite géant de Krang dans son énorme robot qui occupe tout l’arrière-plan en vous suit durant le premier niveau. 
  • Un Shredder aux commandes d’un robot-pince en premier plan, qui tente de vous attraper et sur lequel vous devez jeter des Foot (les ennemis récurrents de la BD) qui viennent d’écraser en gros plan sur la vitre de ton téléviseur. Très impressionnant visuellement, ce boss aurait pu gagner à être un poil plus lisible. Mais l’effet n’en reste pas moins surprenant !
  • Des mimiques de personnages très cartoon (yeux déformés et animations d’estoc durant les coups)
  • Une phase en mode 7 inédite à la Super Nintendo sur un hoverboard, avec un nouveau Sprite de dos des tortues dédiés uniquement à ce stage.
Voyage dans le temps

Du coté du scénario, ‘Turtles In Time‘ joue la carte du voyage dans le temps (pour les non-anglophones). C’est donc à un ou deux joueurs que dès le stage 4, Shredder l’ennemi juré des tortues, va vous propulser dans les couloirs du temps.

À diverses époques, vous faites face à bon nombre d’antagonistes célèbres de la franchise dont entre autres les fameux Bebop Rocksteady, ainsi que Krang. Une dizaine de Boss vous attendent et proposent pattern et stratégies variées. Par exemple, Slash exigera de briser sa défense par une attaque sautée ou de dos, alors que le Roi des rats vous provoquera dans un duel sur aéroglisseur basé sur de l’esquive de projectile.

Jouabilité

La jouabilité est dans la veine de l’opus 2 mais en bien plus élaborée. Déjà on peut jouer à deux. Ensuite les ennemis des stages se placent intelligemment et cherchent toujours à vous entourer, ce qui demande une prise en compte de votre placement et de l’observation pour attaquer.

Vous pouvez réaliser des attaques sautées, des prises sur vos opposants en saisissant l’un d’entre eux pour taper avec sur les autres, ainsi qu’une charge en maintenant avant et ‘Y’. Elle est cependant peu pratique, car elle demande une petite seconde d’activation, ce qui laisse la possibilité à vos opposants de se décaler.

À l’exception du stage 8, qui offre un effet de perspective à la manière d’un Space Harrier, le jeu se joue en vue de profil avec la perspective au sol, permettant une mobilité latérale mais aussi verticale. Maniables et fluides par leurs animations, les coups et les esquives sont réactifs et permettent une grande marge d’anticipation face aux nombreuses formes de menaces qui vous attendent. Seuls quelques pièges assez pénibles et pas toujours bienvenus pourront contrarier le plaisir instantané offert par cette prise en main.

AVIS DE LA REDAC

Turtles in time est un classique de la machine et de la scène Beat 'em up 2d sur consoles 16-bit. Le savoir-faire de Konami des années 90 émane du titre. Ce jeu est l’un des vestiges d’une époque où cette société transformait n‘importe quelle licence en un rendez-vous de pur gameplay et de fun. 

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
95
%
Animation
100
%
Jouabilité
85
%
Intérêt
90
%
Son
80
%
Graphisme
95
%
Animation
100
%
Jouabilité
85
%
Intérêt
90
%
LES PLUS
  • Des sprites énormes et des animations impressionnantes pour l’époque
  • Un jeu très dense, exploitant les ressources de la Super Nintendo
  • L’ambiance Tortue Ninja réellement bien retranscrite
LES MOINS
  • La charge longue à sortir
  • Certains boss aériens pénibles à toucher
  • Des pièges agaçants
90
%
MEGAHIT DE LA REDAC

nos dernieres actus