Dragon Ball Z : L’Appel du destin est un jeu de combat créé par Bandai. Dragon Ball Z: Buyū Retsuden est publié par Bandai au Japon le 1er avril 1994, puis en France le 15 juin 1994, où le jeu est intitulé Dragon Ball Z : L’Appel du destin. Il est également publié en Espagne, mais conserve la traduction française. Il propose au joueur de diriger les personnages de l’anime Dragon Ball Z dans un jeu de combat inspiré des épisodes sortis sur Super Nintendo. Une suite avait été annoncée, mais finalement Bandai ne la mettra jamais en chantier.L’Appel du destin est le seul et unique jeu de combat sur Mega Drive qui réunit onze personnages issus de l’univers de Dragon Ball Z (sagas Freezer et Cell). On retrouve les incontournables Super Guerriers (Sangoku, Sangohan, Vegeta et Trunks), accompagnés de Piccolo et Krillin, face à quelques antagonistes comme Cell, Freezer, Recoom et le capitaine Ginue, sans oublier C-18, fabriquée par le docteur Gero. Le mode Histoire vous propose d’incarner l’un de ces combattants qui disputera, pour l’occasion, des duels épiques sur la planète Namek et, bien entendu, sur Terre… Les plus attentifs remarqueront tout de suite qu’en fonction de votre choix, l’adversaire à affronter lors du combat final ne sera pas le même. Après un écran d’introduction qui explique les motivations et les buts de votre combattant sélectionné, la première bataille débutera sans tarder…
La meilleure défense c’est l’attaque !
Pour faire mordre la poussière à tous les opposants qui se dresseront sur votre chemin, il conviendra de connaître sur le bout des doigts tout l’arsenal dont dispose votre personnage. Fort heureusement, si l’on a un petit problème de mémoire, il est tout à fait possible de consulter la liste des commandes à tout instant. Les boutons de la manette Mega Drive sont utilisés au maximum, ainsi que la croix directionnelle. Ainsi, pour se déplacer rapidement, il suffit d’appuyer deux fois de suite dans la direction avant ou arrière.
On peut, comme dans la série, se déplacer dans les cieux en appuyant sur le bouton C, de manière à effectuer une bataille à distance. L’écran se séparera alors en deux parties quand la distance séparant les deux personnages deviendra importante. C’est dans ces moments précis qu’il conviendra d’agir avec prudence pour recharger sa barre de pouvoir (boutons A + B simultanément), puis envoyer une vague d’énergie destructrice.
Pour se défendre, rien de tel qu’utiliser à sa guise tous les pouvoirs dont on dispose, comme les attaques de type Kaméhaméha dont la manipulation est expliquée dans la liste des commandes. Mais attention tout de même à surveiller sa jauge située sous la barre de vie. Si sa couleur devient rouge, alors votre personnage sera pris d’un coup de fatigue qui l’immobilisera pendant quelques secondes et le rendra vulnérable à tout type d’attaque. Dans ce cas, il suffit d’appuyer dans tous les sens sur les touches directionnelles pour raccourcir ce moment qui pourrait vous être fatal.
Il faut pourtant savoir contrer l’adversaire
Dans la situation où l’on est poussé à se défendre face à la pression des assauts de vos ennemis, il convient de savoir maîtriser les parades contre les vagues d’énergie. On peut faire ricocher cette dernière (coin haut de l’avant, coin bas de l’arrière + A), la bloquer avec ses mains (arrière, avant + A), disparaître au moment de l’impact (haut, bas, avant + A) et créer un bouclier (arrière, bas, avant + A avec C-18 uniquement). Il est aussi possible de riposter avec sa propre vague d’énergie, qui repoussera celle de votre ennemi. Attention, certaines de ces techniques ne fonctionneront pas s’il n’y a pas assez d’énergie dans votre barre prévue pour l’utilisation des pouvoirs…
Il est temps d’envoyer la sauce !
Les concepteurs du jeu ont introduit des attaques cachées très impressionnantes qui portent un coup très dur aux barres de vie. Il s’agit du Super Meteor Attack, qui, pour certains personnages, s’enclenche sous certaines conditions. Par exemple, pour Cell, Freezer, Vegeta et Ginyu, il faut qu’il vous reste au minimum un quart de votre vie et que la jauge de pouvoir soit pleine. Pour les autres personnages, il n’y a pas de telles conditions, si ce n’est de trouver la bonne manipulation avec le bouton B. Ces attaques sont monstrueusement efficaces, à condition de pouvoir trouver la bonne combinaison au bon moment face à un adversaire en déplacement constant.
C’est vachement bien réalisé mais…
Le mode Histoire permet, en solo, de revisiter le scénario du manga (de Recoom à Cell parfait, avec beaucoup d’omissions) en combattant les ennemis sur notre chemin. Il est possible de le terminer avec chaque personnage et d’obtenir une fin différente pour chacun. Le mode Combat, qui est en réalité le mode Versus, ainsi que les options complètent le contenu proposé.
La traduction française du jeu, si louable qu’elle soit, est complètement ratée, avec des petits dialogues ridicules et des traductions de noms qui me font croire que le traducteur était en train de dormir pendant ses heures de boulot (en réalité, les soucis de traduction liés aux anciens jeux venaient aussi, et souvent, du manque de place disponible. Là où un idéogramme japonais prenait une ou deux cases pour écrire un mot, le français en occupait parfois cinq ou six).
Au niveau des lieux, on a droit à des environnements tirés du manga et de l’animé avec la Terre (route des Cyborgs, arène du Championnat du Monde) et différents endroits de la planète Namek. Les zones de combat sont vraiment grandes et immédiatement reconnaissables par les fans de DBZ. Graphiquement, c’est plutôt pas mal, même si la palette de couleurs limitée se ressent assez selon les zones. Par rapport aux trois premiers épisodes SNES, on est dans la même veine. On retrouve des textures simples, parfois un peu floues, mais l’ensemble reste satisfaisant. Les sprites sont assez grands, détaillés et très reconnaissables.
L’animation est l’une des failles du jeu : c’est très, très lent en 50 Hz ! Un mode Turbo est toutefois caché. Il améliore les choses, mais ce n’est pas encore ça. En 60 Hz, c’est beaucoup mieux, mais tout juste suffisant. Notez également quelques ralentissements, courts mais parfois ennuyeux, ainsi qu’une animation des personnages quasi nulle : c’est ultra rigide et peu précis.
Le mode TURBO : indispensable en 50 Hz
Maintenez les touches A + B + C enfoncées avant d’allumer la console.
Les musiques du jeu sont bonnes, avec des thèmes variés et dynamiques qui ne resteront pas dans les annales, mais qui font parfaitement l’affaire. Certains morceaux sont même très réussis. Les bruitages, discrets et peu nombreux, auraient pu être plus percutants. Quant aux voix digitalisées, elles apportent une bonne ambiance et rappellent fidèlement l’animé en version originale.
https://www.youtube.com/watch?v=WEs9mFbR60w





