Close

Login

Close

Register

Close

Lost Password

TEST : Zombie Revenge – La vengeance a un goût de poudre

Warétro [Rédacteur]
[Rédacteur pour PLAY'Anime également pour les Mega-Test, Fan de la licence Ryu Ga Gotoku]

Zombie Revenge

est un jeu vidéo d’arcade et Dreamcast sorti en 1999, appartenant au genre beat them all. Armés de leurs poings, de leurs pieds et de toutes les armes qu’ils peuvent trouver en cours de route, les joueurs sont chargés de débarrasser une ville inconnue de ses hordes de zombies. Initialement intitulé Blood Bullet: The House of the Dead Side Story, le jeu fut ensuite renommé Zombies Nightmare avant que Sega ne décide définitivement de l’appeler Zombie Revenge.

Synopsis : Un projet gouvernemental top secret visant à utiliser les morts à des fins militaires, baptisé UDS (Undead Soldier), tombe entre les mains d’une mystérieuse organisation. Un an plus tard, une ville entière est ravagée par les zombies. Trois des meilleurs agents de l’AMS sont alors envoyés sur place : Stick Breitling, Linda Rotta et Rikiya Busujima.

Leur mission est simple : éliminer l’ennemi et retrouver le mystérieux chef de cette attaque, connu sous le nom de Zed. Après s’être frayé un chemin à travers les rues infestées de morts-vivants, ils finissent par lui faire face. Celui-ci leur révèle alors que le père de Stick était impliqué dans le projet UDS. Désireux de venger ses propres parents, assassinés dans le cadre de cette expérience, Zed nourrit une haine profonde envers l’humanité et souhaite transformer tous les êtres humains en zombies en répandant le virus à travers le monde.

Dans un ultime affrontement, Zed libère le puissant UDS qui sommeille en lui, une créature qu’il surnomme le Dieu de la Destruction et qu’il entend utiliser pour anéantir les derniers survivants. Il appartiendra alors aux trois agents de l’AMS de le vaincre afin de sauver l’humanité d’une extinction annoncée.

The Spin-off of the Dead

De base, Zombie Revenge devait être un jeu sous licence de la populaire série The House of the Dead, initialement baptisé Blood Bullet: The House of the Dead Side Story. Finalement, Sega fait marche arrière et décide d’en faire un spin-off à part entière. Le titre sort ainsi en février 1999 sur la borne d’arcade Naomi, avant d’être porté quelques mois plus tard sur la chouchoute des consoles de salon : la Dreamcast. Un portage sur PlayStation 2, qui devait être édité par Acclaim Entertainment et développé par Acclaim Studios Teesside, fut également envisagé avant d’être définitivement annulé.

Les clins d’œil à la série originale sont particulièrement nombreux et l’on reconnaît immédiatement sa direction artistique dès les premiers instants du jeu. Si vous êtes amateur de The House of the Dead, vous êtes ici en terrain connu, à quelques détails près.

En tant que spin-off, le jeu contient ainsi de multiples références à son illustre aîné. Les zombies reprennent notamment le design de ceux du premier opus, tandis que les protagonistes des deux séries appartiennent à l’organisation AMS. Au début de l’aventure, les icônes représentant Thomas Rogan et « G » sont visibles sur le bureau informatique de Linda. Le célèbre manoir Curien, aperçu dans le premier The House of the Dead, fait également son retour sous la forme d’un niveau intitulé « La Maison des Morts », accompagné de la musique emblématique du premier stage.

Enfin, le dernier boss de Zombie Revenge se nomme Black Magician Type-01, une référence particulièrement appuyée à l’univers original. Même la séquence des crédits reprend la mise en scène du premier jeu en remontant progressivement les différents niveaux jusqu’au point de départ de l’aventure.

Le gameplay de la mort qui tue

Contrairement à sa source d’inspiration, Zombie Revenge a pris le chemin du beat them all. Il est possible d’incarner trois agents qui versent volontiers dans la caricature : le beau gosse de service, la jeune femme qui ne sait pas vraiment où elle met les pieds et un Américain arborant une coupe afro qui parle japonais. Une galerie de personnages digne des meilleurs nanars des années 90.

Mais le plus important dans ce type de production, ce n’est pas le scénario : c’est avant tout d’en mettre plein la figure au camp adverse. De ce côté-là, vous pouvez me croire, vous allez être servis ! Des armes, il y en a à foison et il est même possible de combattre à mains nues. Une option malheureusement loin d’être la plus efficace face aux hordes de zombies assoiffés de chair humaine qui vous attendent, sans compter que certains d’entre eux n’hésitent pas à utiliser des armes à feu. Je sais… What the fuck !

La version Dreamcast ajoute également un mode de combat permettant à deux joueurs de s’affronter l’un contre l’autre. Mais c’est surtout en coopération que le soft révèle tout son potentiel. Zombie Revenge dispose même d’un mode Network permettant de jouer en ligne, une fonctionnalité particulièrement rare pour un jeu console sorti en 1999. Une petite prouesse technique qui démontre une nouvelle fois à quel point la Dreamcast était en avance sur son temps.

Cependant, rien n’est parfait, surtout dans l’univers du grotesque, et Zombie Revenge ne fait pas exception à la règle. Son principal défaut réside dans sa jouabilité. En effet, certains coups au corps à corps sont beaucoup trop difficiles à placer et la visée manque parfois cruellement de précision. Il en résulte une sensation de confusion, particulièrement lorsque les ennemis sont nombreux à l’écran, ce qui arrive plus souvent qu’à son tour.

Malgré cela, la partie technique est loin d’être catastrophique. Le jeu impressionne encore aujourd’hui par l’excellente fluidité de ses mouvements de caméra, ses graphismes particulièrement réussis et ses textures étonnamment fines et détaillées pour l’époque. La bande-son, quant à elle, accompagne parfaitement cette ambiance de fin du monde toujours placée sous le signe de l’exagération et du grand spectacle.

Une chose est sûre, les amateurs du genre devraient largement y trouver leur compte. Il faut également rappeler que Zombie Revenge n’est pas le seul représentant de ce style sur la console de Sega. Un certain Dynamite Cop avait lui aussi mouillé le maillot quelques mois auparavant, certes dans un registre totalement différent, mais avec la même volonté de proposer un beat them all nerveux, spectaculaire et particulièrement généreux en action.

AVIS DE LA REDAC

Il est difficile de dire si **Zombie Revenge** est un indispensable de votre ludothèque **Dreamcast**, mais son équilibre entre qualités et défauts reste tout à fait honorable. Après tout, le plaisir procuré par un bon petit défouloir ne se refuse jamais ! Tiré d'une licence devenue aujourd'hui légendaire, le titre constitue une excellente excuse pour y revenir de temps à autre après une journée stressante de travail ou tout simplement après les tracas du quotidien. Sa direction artistique est réussie et sa bande-son colle parfaitement à l'ambiance déjantée qu'il propose. On notera toutefois un défaut particulièrement gênant : sa visée parfois capricieuse, qui pourra provoquer quelques moments de frustration. Un point faible bien réel, mais qui n'est heureusement pas rédhibitoire tant le plaisir de jeu demeure intact une fois le pad en main.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
75
%
Graphisme
75
%
Animation
80
%
Maniabilité
65
%
Intérêt
70
%
Son
75
%
Graphisme
75
%
Animation
80
%
Maniabilité
65
%
Intérêt
70
%
LES PLUS
  • Un bon petit défouloir
  • Les clins d'œil a House of the Dead
  • Graphiquement mortel
  • Un mode "Network" pour jouer en ligne (Plus disponible forcément)
  • Une bande-son cataclysmique
LES MOINS
  • Une visée parfois capricieuse
  • Un scénario nanardesque
73
%
CA PASSE BIEN

nos dernieres actus