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TEST : Dragon Ball Z: Kakarot – Revivez la légende de Son Goku

Warétro [Rédacteur]
[Rédacteur pour PLAY'Anime également pour les Mega-Test, Fan de la licence Ryu Ga Gotoku]

Dragon Ball Z : Kakarot insuffle un véritable vent de fraîcheur aux adaptations vidéoludiques de la licence. Après des années dominées par les jeux de combat, les amateurs de l’œuvre d’Akira Toriyama peuvent enfin découvrir une approche différente. Cette fois, Son Goku et ses compagnons prennent vie dans un action-RPG en monde semi-ouvert, directement inspiré des pages du manga et des scènes cultes de l’animé.

On ne change pas une équipe qui gagne

Si vous connaissez le manga et l’animé – ce qui est fort probable –, vous savez déjà quelles grandes étapes vous attendent. Dragon Ball Z : Kakarot nous replonge ainsi dans les arcs emblématiques des Saiyans, de Namek, des Cyborgs et de Majin Buu, le tout sublimé par des cinématiques particulièrement spectaculaires qui retranscrivent avec fidélité toute la puissance de l’œuvre originale. Les neuf sagas principales sont au rendez-vous, dont celle consacrée à Babidi et à Majin Buu sous sa forme originelle (Gros Buu).

Les films Battle of Gods et La Résurrection de F sont également proposés, mais uniquement sous la forme de contenus téléchargeables. Il en va de même pour l’excellent épisode consacré à L’Histoire de Trunks, sans doute l’un des récits les plus marquants de la licence. Les joueurs souhaitant profiter de l’expérience complète auront donc tout intérêt à se tourner vers le Season Pass, qui se révèle plus avantageux financièrement que l’achat séparé des différents contenus additionnels.

À l’heure actuelle, rien ne laisse toutefois penser que les événements de Dragon Ball Super ou de Dragon Ball GT rejoindront prochainement l’aventure. Aucun contenu en ce sens n’a été annoncé par les développeurs. C’est d’autant plus regrettable que la structure semi-ouverte du jeu se prête parfaitement à l’exploration de nouvelles histoires mettant en scène Son Goku et les Guerriers Z.

Dragon Ball Z Kakarot 2

Un opus réalisé pour les nostalgeek

Des jeux Dragon Ball, il en existe une multitude depuis plusieurs décennies. Certains sont devenus de véritables références, tandis que d’autres ont malheureusement terni l’image de la licence. Fort heureusement, Dragon Ball Z : Kakarot ne fait pas partie de cette seconde catégorie. Bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, le titre a le mérite de proposer une approche différente, davantage tournée vers l’aventure et surtout vers la nostalgie des fans. Pouvoir évoluer librement dans cet univers culte était une expérience que les joueurs attendaient depuis bien longtemps.

Les développeurs ont intelligemment mis l’accent sur les moments les plus emblématiques de l’œuvre. Revivre le premier affrontement entre Son Goku et Vegeta, assister à la transformation légendaire du Saiyan sur Namek ou encore participer aux plus grandes batailles de Dragon Ball Z procure un plaisir indéniable aux amateurs de la série. L’ensemble est sublimé par une mise en scène particulièrement soignée qui rend hommage aux scènes les plus marquantes du manga et de l’animé.

Le jeu propose également un grand nombre de quêtes annexes. Si elles permettent d’en apprendre davantage sur certains personnages et d’améliorer les statistiques de nos héros, une partie d’entre elles souffre néanmoins d’un manque de variété et donne parfois l’impression d’être présente uniquement pour allonger artificiellement la durée de vie du titre.

Enfin, difficile de rester insensible à certains passages toujours aussi chargés en émotions. On pense notamment au poignant monologue de Vegeta durant l’arc Majin Buu ou encore à la disparition tragique de Mirai Gohan dans le contenu additionnel consacré à l’Histoire de Trunks. Plus de trente ans après sa création, Dragon Ball continue ainsi de nous rappeler pourquoi l’œuvre d’Akira Toriyama demeure intemporelle.

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Des mécaniques connus

Côté gameplay, on reste globalement en terrain connu. Si vous avez déjà joué à Dragon Ball Xenoverse, vous ne serez pas vraiment dépaysé puisque Dragon Ball Z : Kakarot reprend bon nombre de ses mécaniques, avec quelques ajustements bienvenus. Les combats se veulent dynamiques et accessibles : les attaques spéciales, les techniques ultimes ou encore les transformations s’effectuent simplement à l’aide de combinaisons de touches. Rien de véritablement révolutionnaire, mais l’ensemble se montre suffisamment efficace pour retranscrire la puissance des affrontements emblématiques de la série.

L’aspect RPG du titre trouve quant à lui tout son intérêt à travers plusieurs systèmes de progression. Il est notamment possible de préparer différents plats afin d’augmenter temporairement ou définitivement certaines statistiques de nos héros. Une mécanique simple, mais particulièrement utile pour les joueurs souhaitant optimiser leurs personnages avant les affrontements les plus difficiles.

Au cours de votre exploration, vous croiserez également une multitude d’orbes de couleurs différentes disséminées aux quatre coins des cartes, et plus particulièrement dans les zones aériennes. Ces dernières peuvent aussi être obtenues en remportant des combats. Elles servent notamment à débloquer de nouveaux niveaux pour vos attaques spéciales, vos techniques ultimes ou encore à améliorer certaines compétences propres à chaque personnage. Un système classique, mais suffisamment bien pensé pour encourager l’exploration des différents environnements proposés par le jeu.

Enfin, le tableau communautaire constitue l’une des mécaniques les plus importantes de Dragon Ball Z : Kakarot. Celui-ci permet d’associer les différents personnages de la licence selon leurs affinités afin d’obtenir de nombreux bonus. Selon les combinaisons choisies, vous pourrez par exemple augmenter considérablement votre gain d’expérience, améliorer votre réserve de Ki ou encore bénéficier de divers avantages liés à la progression. Plusieurs communautés sont disponibles et possèdent chacune leur propre utilité. Un système qu’il serait donc regrettable de négliger tant il peut faciliter votre aventure au fil des différentes sagas.

kakarot

Les combats sont dynamiques

C’est rapide, spectaculaire et terriblement efficace : tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un jeu Dragon Ball Z digne de ce nom. Les affrontements retranscrivent parfaitement la nervosité des combats de l’animé, avec la possibilité de se téléporter pour esquiver les attaques ennemies avant de contre-attaquer à coups de combos dévastateurs et de techniques ultimes particulièrement impressionnantes.

Le mode scénario fait également la part belle à la mise en scène. Certains affrontements emblématiques bénéficient ainsi de séquences semi-scriptées laissant place à des cinématiques et à quelques QTE particulièrement bien intégrées. Rassurez-vous, ces dernières restent suffisamment discrètes pour ne jamais nuire au rythme de l’aventure et sont réservées aux moments les plus marquants de la série. Une jauge d’étourdissement accompagne par ailleurs chaque combat et permet d’évaluer la résistance de votre adversaire, notamment lorsqu’il décide de se protéger face à vos assauts. Une fois sa garde brisée, libre à vous de déchaîner toute la puissance de vos héros afin de lui infliger un maximum de dégâts.

Dragon Ball Z : Kakarot n’oublie évidemment pas l’importance du travail d’équipe. Bien que Son Goku soit au cœur de l’aventure, de nombreux personnages emblématiques de la licence peuvent venir vous prêter main-forte lors des combats. Son Gohan, Piccolo, Vegeta, Krilin, Yamcha ou encore Tenshinhan ne sont qu’une petite partie des alliés qui pourront vous accompagner au cours de votre périple. Leurs attaques synchronisées apportent une dimension supplémentaire aux affrontements tout en renforçant le sentiment de revivre les plus grands moments de l’œuvre originale.

On regrettera néanmoins le nombre relativement limité de personnages jouables. Un reproche qui reste toutefois à nuancer puisque Dragon Ball Z : Kakarot demeure avant tout un action-RPG et non un jeu de combat à la manière des épisodes Budokai ou Xenoverse. Les développeurs ont clairement privilégié la narration et l’immersion dans l’univers créé par Akira Toriyama plutôt que la multiplication des combattants sélectionnables, un choix finalement cohérent avec les ambitions du titre.

competences passives dragon ball z kakarot

Des ajouts secondaires

Dragon Ball Z : Kakarot propose également quelques mini-jeux, comme la pêche, le baseball ou encore les courses, qui restent toutefois très secondaires dans l’aventure. Vous pourrez également consacrer une partie de votre temps à récolter différents matériaux afin de fabriquer des véhicules via le laboratoire de recherche et développement de Bulma à la Capsule Corporation ou encore partir à la recherche d’ingrédients pour confectionner divers repas aux effets bénéfiques.

Dans le premier cas, ces améliorations vous permettront notamment d’obtenir de meilleurs résultats lors des différentes courses proposées par le jeu. Dans le second, elles vous offriront de précieux bonus temporaires particulièrement utiles avant les affrontements les plus difficiles. Des mécaniques agréables qui renforcent légèrement la dimension RPG du titre sans pour autant révolutionner l’expérience.

Les développeurs ont également multiplié les clins d’œil destinés aux amateurs de la licence. Entre les musiques emblématiques, les situations directement inspirées du manga et de l’animé ou encore l’impressionnante galerie de personnages présents au fil de l’aventure, Dragon Ball Z : Kakarot transpire l’amour porté à l’œuvre originale. Malheureusement, cette générosité s’accompagne parfois d’un manque de vie au sein des différents environnements proposés. À l’exception de quelques grandes métropoles, certains lieux paraissent bien trop vides pour un univers aussi riche que celui imaginé par Akira Toriyama.

Enfin, les joueurs les plus perfectionnistes pourront consacrer de longues heures à l’exploration des différentes cartes afin de compléter l’imposante encyclopédie intégrée au jeu. Fiches de personnages, bestiaire, anecdotes et nombreux objets à collectionner sont au rendez-vous. Un contenu particulièrement généreux qui ravira les complétistes, même si la patience sera parfois mise à rude épreuve lorsqu’il faudra parcourir les moindres recoins des environnements pour espérer tout débloquer.

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AVIS DE LA REDAC

Dragon Ball Z Kakarot a le mérite de proposer un vent de fraicheur, ainsi qu'une approche différente de ce qui se fait habituellement. La possibilité de revivre l'intégralité des arcs scénaristiques majeurs de la série, avec un panel de personnages populaires issus du manga, rend ce titre attrayant. Néanmoins, Il n'est malheureusement pas sans défaut, car malgré une durée de vie honorable, le jeu manque cruellement de vie et beaucoup de contenus sont très secondaires, voire inutiles. Les deux premiers DLC complètement expéditifs, entachent nettement la réputation du jeu. Le troisième, L'histoire de Trunks, relève heureusement plutôt bien le niveau, au point de se dire que garder le meilleur pour la fin est une bonne chose ! La récente annonce du portage sur Nintendo Switch fut une surprise pour les possesseurs de la console hybride de Nintendo, à voir maintenant si le portage sera qualitatif. L'avenir nous le dira... Cependant, ce Kakaroto est une expérience à vivre et nous vous conseillons de le tester surtout si vous êtes fan de SonGoku et ses amis.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
75
%
Graphisme
85
%
Animation
70
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
65
%
Son
75
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Graphisme
85
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Animation
70
%
Maniabilité
75
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Intérêt
65
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LES PLUS
  • Une durée de vie honnête (35h pour l'histoire principal)
  • La possibilité de jouer plusieurs personnages
  • Scénaristiquement au poil
  • Les combats dynamiques
  • Quelques musiques issues de l'animé
LES MOINS
  • Quelques textures baveuses
  • Des quêtes secondaires parfois Fedex
  • Les deux premiers DLC vite expédié
  • Certains lieux manquent de vie
74
%
CA PASSE BIEN

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