**Monster Hunter Rise** débarque fraîchement sur **PC** afin de mettre à rude épreuve nos cartes graphiques et nous en mettre plein la vue ! Il est évident que nous allons nous concentrer sur cette version, puisque nous avions déjà réalisé le test de la version **Nintendo Switch**, qui avait reçu un excellent accueil de la part de nos lecteurs.
Pour cette mouture, l’objectif est avant tout de mettre en avant les performances techniques, car dans le fond, il n’y a pas énormément de nouveautés. Disponible depuis le mois de mars sur la console de **Big N** et fort de son succès, le dernier-né de **Capcom** s’offre une nouvelle jeunesse en embarquant avec lui l’ensemble des contenus additionnels déjà disponibles sur la version originale.
Si l’évolution se concentre principalement sur l’aspect technique, le titre n’en demeure pas moins une alchimie toujours aussi efficace, sublimée par le **RE Engine**, le dernier bijou technologique de l’éditeur japonais.
Le village de Kamura en 4k
Grâce aux possibilités offertes par une bonne configuration PC, Capcom revient sur le devant de la scène et met en avant le dernier épisode de la licence Monster Hunter avec un travail titanesque réalisé par les développeurs et les ingénieurs du studio.
Le résultat est une expérience encore plus séduisante au cœur du village florissant de Kamura. On remarque immédiatement que l’ensemble est plus lisse, plus épuré, et c’est un véritable bonheur pour les yeux. Sans oublier l’excellente stabilité du titre, qui permet à Monster Hunter Rise de repousser encore davantage ses limites graphiques.
Nous sommes ici à des années-lumière de la version Nintendo Switch, même si cette dernière avait déjà réussi l’exploit de proposer une prestation technique remarquable grâce au RE Engine. D’ailleurs, selon les propos de Yasunori Ichinose, porter le nouveau moteur de Capcom sur la console de Nintendo représentait « un véritable défi technique ».
Une mission finalement accomplie avec succès.
Quant à la version PC, le titre se montre particulièrement peu gourmand. Il est ainsi possible de profiter de l’aventure en 4K à 60 images par seconde (3840 x 2160) avec une fluidité exemplaire.
Le jeu ayant été testé à la rédaction sur une configuration équipée d’une NVIDIA GeForce GTX 1050 Ti Windforce OC, nous pouvons affirmer sans hésitation que l’optimisation a fait l’objet d’un soin tout particulier. Les joueurs disposant d’une configuration supérieure ne devraient donc rencontrer aucune difficulté pour faire tourner le titre dans d’excellentes conditions.
Au cours de nos sessions, nous n’avons constaté ni saccades majeures ni crashs intempestifs. Le portage a clairement été réalisé avec le plus grand soin, et quel plaisir de redécouvrir cette aventure dans des conditions techniques aussi confortables !
Les belles promesses
Tournant à 60 FPS — voire davantage si votre configuration le permet — Monster Hunter Rise se révèle tout simplement sublime sur PC. Les protagonistes, les créatures ainsi que les environnements bénéficient d’un rendu optimal, notamment en 4K. Le jeu entre alors dans une nouvelle dimension esthétique et impressionne par la qualité de sa réalisation.
Le titre gagne encore en prestance et sublime l’intégralité de son chara-design et de son level-design. Les textures, nettement moins baveuses que sur Nintendo Switch, profitent d’un gain de finesse appréciable. Plus impressionnant encore, le jeu parvient à offrir un excellent rendu même sur des configurations plus modestes, sans pour autant sacrifier un trop grand nombre d’options graphiques.
Au-delà de l’aspect purement technique, un nouvel outil particulièrement utile fait également son apparition afin d’améliorer l’expérience multijoueur : le chat vocal. Celui-ci permet tout simplement de communiquer avec son équipe de chasseurs en temps réel, sans avoir besoin de passer par une application externe. Un ajout loin d’être anecdotique, notamment lors des quêtes de haut niveau où la moindre erreur peut avoir de lourdes conséquences.
Cependant, même si l’ensemble se montre techniquement irréprochable, un ajout supplémentaire aurait grandement bénéficié aux joueurs : la possibilité d’importer sa sauvegarde Nintendo Switch grâce au cross-save. Malheureusement, ceux qui souhaitent poursuivre leur aventure sur PC devront repartir de zéro.
Un choix difficile à comprendre lorsque l’on sait que la licence exige des dizaines d’heures pour atteindre son contenu de fin de jeu, et bien davantage encore pour se constituer un équipement digne de ce nom.
Cette version PC apporte naturellement son petit lot d’ajouts appréciables, sans pour autant enrichir le contenu au-delà de ce qui était déjà proposé sur la version Nintendo Switch. Pour profiter de véritables nouveautés, il faudra patienter jusqu’à l’arrivée de l’extension Sunbreak, qui promet d’étoffer considérablement l’expérience.
On regrettera néanmoins l’absence d’une fonctionnalité de cross-save. Un manque qui risque de décourager les possesseurs de la version Nintendo Switch souhaitant poursuivre leur aventure sur PC afin de redécouvrir le titre sous un nouveau jour.
Pour les joueurs les moins à l’aise avec le clavier et la souris, l’utilisation d’une manette compatible est vivement recommandée afin de profiter pleinement des affrontements.
Il n’en demeure pas moins que Monster Hunter Rise reste l’un des épisodes les plus aboutis de la série. L’expérience se révèle particulièrement chronophage grâce à des environnements magnifiquement mis en valeur et à un gameplay d’une richesse toujours aussi impressionnante.
Pour en savoir davantage sur le contenu du jeu, nous vous invitons à consulter notre test de la version Nintendo Switch, qui propose une analyse complète de l’ensemble des fonctionnalités et contenus du titre (Test complet de la version Switch du 01/03/2021).
Synopsis :
Il y a 50 ans, le village de Kamura, spécialisé dans la production d’acier de type Tatara et situé dans une région reculée du continent, a failli être entièrement détruit par un événement mystérieux et dévastateur : la Calamité.
Ce phénomène voit des hordes de monstres de toutes sortes déferler sur le village sans la moindre raison apparente. Cet événement semble être lié à un monstre aussi redoutable qu’énigmatique : le Magnamalo.
Depuis, dans la crainte d’un éventuel retour de cette menace, le village s’est considérablement fortifié. Ses remparts et ses alentours ont été renforcés afin d’être prêts à affronter une nouvelle fois cette terrible épreuve. Les habitants s’entraînent également sans relâche aux techniques de combat afin de pouvoir défendre la Forteresse, principale ligne de défense de Kamura.
C’est alors qu’entre en scène le joueur, qui incarne un chasseur décidé à prêter main-forte aux habitants au moment même où le Magnamalo réapparaît subitement après toutes ces années, ramenant avec lui la redoutée Calamité.

Un nouveau village, un nouveau départ
Dans ce nouvel opus, les nouveautés en matière de gameplay ne manquent pas ! Le village de Kamura reprend les bases d’un Monster Hunter classique, mais avec un charme supplémentaire : bienvenue dans un univers inspiré du Japon féodal !
Les différentes cartes sont magnifiques et les musiques tout simplement excellentes. On a véritablement l’impression que tout est à sa place, ni plus ni moins, et cela fait plaisir. Les compositions musicales, et plus particulièrement le thème principal du village, sont grandioses et renforcent considérablement l’immersion.
Chaque centimètre carré des zones explorables constitue une véritable invitation au voyage, un enchantement aussi bien pour les yeux que pour les oreilles. On retrouve également les PNJ emblématiques de la série, qu’il s’agisse du forgeron, du distributeur de quêtes, du marchand d’objets, de l’Argosy ou encore du chef du village.
Les Palicos répondent eux aussi présents et restent de fidèles compagnons, toujours prêts à vous préparer de délicieux dangos, ces fameuses brochettes de boulettes japonaises, plus communément appelées odango.
Graphiquement, c’est une véritable démonstration technique. Le RE Engine, le moteur de développement de Capcom, fait ici des merveilles et démontre toute sa puissance sur Nintendo Switch, une console pourtant souvent considérée comme limitée sur le plan visuel. Monster Hunter Rise nous prouve aujourd’hui le contraire avec brio.
Les Palicos et les Chumsky sont dans la place !
La grande nouveauté, et surtout votre nouveau compagnon de route, c’est bien entendu le fameux Chumsky. Toutefois, rien ne vous oblige à partir à l’aventure avec un Palico et un Chumsky. Il est tout à fait possible d’emmener deux Palicos, deux Chumsky, voire de partir seul si vous préférez un tête-à-tête avec les monstres.
Comme dans les précédents épisodes, les Palicos disposent d’un large éventail de gadgets utilitaires : vitaguêpes, bulles aux effets variés ou encore toupies de combat. Les Chumsky, quant à eux, se spécialisent davantage dans le combat direct tout en faisant office de montures.
Nous vous conseillons néanmoins d’emmener au moins un Chumsky, surtout en multijoueur, afin d’éviter de vous faire distancer par vos compagnons de chasse. Ce fidèle allié permet en effet de se déplacer beaucoup plus rapidement d’un point à un autre sans consommer d’endurance.
À l’instar des Palicos dans Monster Hunter World, il est également possible d’équiper votre Chumsky avec des armes et des armures adaptées à sa morphologie. Un détail particulièrement appréciable.
Autre point intéressant, vos compagnons gagnent eux aussi de l’expérience au fil des chasses et deviennent progressivement plus puissants. Ils ne sont donc plus de simples faire-valoir et apportent une véritable valeur ajoutée au gameplay.
La barre d’actions permet par ailleurs de donner différents ordres au Chumsky, notamment celui de venir immédiatement à votre rencontre afin que vous puissiez enfourcher votre monture sans perdre de temps.
Mais ce n’est pas tout. Un menu dédié permet également d’interagir avec votre fidèle compagnon pour le caresser, le féliciter ou tout simplement le remercier après une chasse éprouvante. Si ces interactions n’ont aucun impact sur le gameplay, nul doute que les amoureux des animaux apprécieront cette attention supplémentaire.
Voici les différentes options présentées dans la vidéo ci-dessous :
- X : Donne la patte
- A : Caresser
- Y : Donner une friandise
Le Filoptère : L’insecte grappin et la richesse de la faune et de la flore
Ce nouvel ajout apporte un véritable vent de fraîcheur à la licence en renouvelant la jouabilité et en permettant d’exploiter les terrains de chasse dans leurs moindres recoins, notamment en hauteur.
En effet, le Filoptère permet de se déplacer dans les airs grâce à de rapides propulsions vers l’avant, de courir sur les murs, de retrouver son équilibre après avoir encaissé un coup, mais aussi d’utiliser de nouvelles techniques : les fameuses attaques de lien de soie. Toutefois, l’utilisation de ces actions reste limitée par une jauge dédiée au Filoptère.
Cette nouvelle mécanique introduit également la possibilité de chevaucher des wyvernes après leur avoir infligé suffisamment de dégâts. Une fois monté sur la créature, le joueur peut contrôler ses déplacements, utiliser ses attaques, la projeter violemment contre des obstacles ou encore remplir une jauge spécifique appelée Chevauchée de wyverne. En attaquant d’autres monstres, il est alors possible de déclencher une puissante attaque finale : la Punition montée.
Par ailleurs, Monster Hunter Rise permet d’exploiter la faune locale à son avantage. Grâce à un nouvel équipement baptisé Florelet, fabriqué à partir de l’Arbrisseau de l’Envoi, le chasseur peut absorber le pollen transporté par les Spectroiseaux. Ces petits oiseaux accordent différents bonus temporaires, comme une augmentation de l’attaque, de l’endurance, des points de vie ou encore de la défense, et ce jusqu’à la fin de la quête.
Au cours de son aventure, le joueur pourra également croiser la route des Cendrelettes, de petites belettes capables d’attirer les grands monstres grâce à leurs phéromones lorsqu’elles sont placées dans une cage. On retrouve aussi les Giganha, des poissons carnivores qui s’attaquent aussi bien aux monstres qu’aux chasseurs, ou encore les Tissinsectes, des papillons diffusant une poudre capable d’améliorer temporairement la défense du joueur.
Ces créatures ne représentent qu’une infime partie de la riche faune présente dans le jeu. Contrairement à Monster Hunter World, il ne sera cependant pas possible d’en faire des animaux de compagnie, leur utilité étant exclusivement liée aux phases de chasse.

La fluidité du mode online
Il n’est désormais plus question d’attendre de longues minutes avant d’entrer dans une partie, comme cela pouvait être le cas dans Monster Hunter World. La fluidité des serveurs de Monster Hunter Rise est tout simplement impressionnante.
Le fonctionnement est d’une simplicité exemplaire : vous rejoignez un salon multijoueur, sélectionnez une quête coopérative et, en moyenne, moins de trente secondes plus tard, la chasse peut commencer. Une excellente nouvelle pour les amateurs de coopération en ligne.
On pourrait naturellement penser que cette réactivité s’explique simplement par la nouveauté du titre et l’affluence massive de joueurs au lancement. Pourtant, même à sa sortie, Monster Hunter World ne proposait pas une expérience aussi fluide.
Il faut donc reconnaître qu’il s’agit d’une avancée majeure. Ce détail, qui peut sembler anodin au premier abord, apporte en réalité un confort de jeu particulièrement appréciable et participe grandement au plaisir général.
Sur ce point précis, Monster Hunter Rise fait clairement mieux que son prédécesseur, pourtant déjà doté de nombreuses qualités et d’arguments solides.
Défendre le village une priorité « Mode Horde »
La calamité s’acharne souvent sur le village, et son influence rend les monstres instables… parfois beaucoup trop ! Les différents monstres s’attaquent aux portes de Kamura et votre tâche sera de les repousser avec l’aide d’autres chasseurs, mais aussi d’un arsenal d’artillerie lourde comme des canons, des arbalètes lourdes ou bien encore des armes moins conventionnelles. Le but étant de protéger les portes jusqu’au boss. Il est possible de récupérer des items sur les monstres dont les parties du corps ont été détruites.
La diversité du bestiaire
Plus de vingt monstres sont présents dans le jeu. On y compte le retour de plusieurs créatures comme le Rathalos, la Rathian, l’Arzuros, le Ludroth Royal, le Kulu-Ya-Ku, l’Anjanath, le Grand Wroggi, le Grand Baggi, le Khezu, le Pukei-Pukei, le Jyuratodus, le Tobi-Kadachi, le Lagombi, le Tigrex, le Barioth et le Mizutsune.
De nouveaux monstres font également leur apparition, tels que le Grand Izuchi, l’Aknosom, le Tetranadon, le Somnacanth, le Bishaten, le Yatsukadaki, le Goss Harag et enfin le monstre emblématique de cet opus : le Magnamalo.
Des mises à jour gratuites sont déjà prévues pour le courant du mois d’avril, avec six nouveaux monstres à chasser, dont l’Apex Rathalos et le Chameleos, destinés sans nul doute aux chasseurs les plus aguerris.
On reconnaît bien là l’envie de gâter les fans de la licence : les développeurs ont véritablement mis les petits plats dans les grands ! Je n’imagine même pas les autres surprises que nous réserve Capcom pour l’avenir, mais une chose est sûre : cela s’annonce très prometteur pour cet opus.





