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Critique Cinoche : Evil Dead – La Saga

Warétro [Rédacteur]
[Rédacteur pour PLAY'Anime également pour les Mega-Test, Fan de la licence Ryu Ga Gotoku]

Kandar ! Kandum ! Kanda ! Non, ne vous inquiétez, pas je ne comptais pas invoquer les démons de « Kandar » depuis le site, mais j’aimerais vous emmener dans un voyage depuis les origines de la grande saga de Sam Raimi : « Evil Dead ». Comment cette épopée légendaire a démarré en 1981, aux États-Unis, lors d’une première diffusion de ce long métrage à Detroit pour ensuite débarquer dans nos salles obscures le 24 août 1983, avec 350 000 dollars de budget seulement (prix de la production du premier film) qui a ensuite connu deux suites épiques ainsi qu’une série en 2015 (j’approfondirai le sujet de la série dans une autre chronique) ? Il n’est cependant pas question d’évoquer le remake de 2013 qui est une aberration sans nom à des années-lumière pour le fan que je suis. Il vaut mieux l’oublier pour le bien commun de l’humanité !

THE EVIL DEAD (La nuit des démons/Titre Vhs)

Synopsis : Cinq jeunes vacanciers s’installent dans une baraque au cœur d’une sinistre forêt. En descendant dans une cave lugubre, les deux garçons de la bande découvrent un vieux magnétophone qui, une fois remis en marche, émet une incantation magique. Laquelle réveille les forces du mal, déclenchant ainsi une horreur sans nom…

Ce film était le brouillon du suivant, « Evil dead 2 ». Fauché comme les blés au niveau budget, il était tout de même effrayant grâce à la mise en scène et au jeu des acteurs. Avec de plus gros moyens, dans le second et le troisième opus, l’équipe conforta ses compétences et assuma une tendance burlesque additionnée à l’horreur qui fit une réussite de la trilogie. Production qui a effrayé « Stephen King », considéré comme le maitre de l’horreur (ce qui est un haut fait en soi). L’époque de la sortie la VHS s’est vendue à 50 000 exemplaires un score dérisoire selon nos standards actuels. Le film a été remastérisé en 2003 pour corriger les nombreux défauts de la première version qui malheureusement aujourd’hui a beaucoup trop vieilli et considérée comme une comédie horrifique nanardesque.

Mais c’est quoi le « Necronomicon » ?! 

Laissez moi vous expliquer d’où vient la légende de ce livre ésotérique issue de la culture sumérienne, inventé par « Lovecraft » tiré directement du mythe de Cthulhu. Les premières mentions remontent jusqu’en 730 à Damas par un écrivain/poète fictif Abdul al-Hazred.

Selon Lovecraft, le Necronomicon aurait été écrit aux alentours de 730, à Damas, par « l’Arabe fou » Abdul Al Azred. Il s’agit en fait d’un recueil de textes fictifs inventé par Howard Phillips Lovecraft pour alimenter ses nouvelles d’horreur autour du mythe de l’ancien Dieu maléfique, Cthulhu. Très peu de détails sont donnés par Lovecraft sur le Necronomicon. Et pour cause, quasiment tous les exemplaires sont censés avoir disparu et quiconque le lit devient fou. De rares vers, tirés du livre nous donnent une idée de son contenu : « N’est pas mort ce qui à jamais dort, et au cours des siècles peut mourir même la Mort. » Lovecraft ne faisait lui-même pas mystère que le Necronomicon n’est qu’invention. Il ne pensait d’ailleurs pas que ses lecteurs seraient dupes. Et pourtant, aujourd’hui encore, beaucoup de personnes croient en l’existence du sinistre ouvrage. Selon les fans les plus tenaces, les derniers exemplaires dormiraient, évidemment, dans les caves du Vatican !

Selon la légende toujours il aurait le pouvoir de réveiller les morts et d’invoquer l’enfer sur terre. Pas de quoi s’inquiéter, ça reste de la fabulation… Quoique… Les derniers propriétaires qui seraient tombés sur le livre auraient vu leur habitat partir en fumée. 

THE EVIL DEAD 2 (Dead by Dawn)

Synopsis : Deux jeunes amoureux se rendent dans la cabane du professeur Knowby, qui a mystérieusement disparu après avoir eu en sa possession quelques pages du livre des morts, redoutable grimoire disparu au XIVe siècle.

Il est important de savoir que ce deuxième film n’est clairement pas une suite mais une parodie du premier film. Pour écrire le scénario, Sam Raimi contacte son vieil ami Scott Spiegel, qui lui suggère un film moins horrifique et davantage tourné vers la comédie. Au départ, la scène d’ouverture devait voir revenir les cinq personnages principaux du premier film. Pour des raisons budgétaires, seuls Ash et Linda sont conservés. Ash était le seul survivant mais était rattrapé par la force maléfique sans aucune conclusion. Ici, c’est Ash qui emmène sa petite amie à cette même cabane. La franchise retiendra canoniquement le premier film et non les premières minutes condensatrices du deuxième. La série télévisée Ash vs. Evil Dead, faisant suite à la trilogie, fait directement référence à Evil Dead et Ellen Sandweiss y reprend son rôle de Cheryl Williams.

Pourtant c’est bien cette nouvelle recette qui matchera auprès du public et qui lancera définitivement la carrière de « Bruce Campbell » devenu la nouvelle coqueluche de son réalisateur, un peu comme « Dicaprio & Martin Scorsese » : jamais l’un sans l’autre. Le personnage d’Ash Williams entre directement dans le panthéon de la pop culture. Sa personnalité « rentre-dedans » sans aucun complexe a su séduire et trouver ses fans ! Aucune autre personne ne pourrait le remplacer car l’acteur et le personnage fictif sont devenus indissociables à tel point que Bruce Campbell lui-même fut dépassé par les évènements car souvent sollicité pour son rôle encore aujourd’hui.

Quelques anecdotes autours des films  :

  • Les lecteurs du magazine Total Film l’ont élu 35e meilleur film de tous les temps
  • Le film est censuré lors de sa sortie aux États-Unis (Evil Dead 2)
  • Le film utilise volontiers le second degré (sang explicitement fantaisiste de couleurs verte, violette, noire).
  • De nombreuses répliques du personnage de jeu vidéo Duke Nukem sont empruntées à Ash Williams dans Evil Dead 2 et 3.
  • Certaines scènes ont été coupées au montage final, notamment l’apparition d’une marionnette en animatronique démembrée, conçue par l’équipe de Mark Shostrom
  • Dans la cave, là où les héros trouvent le livre démoniaque, on peut voir une affiche du film de Wes Craven, La Colline a des yeux.
  • Un court métrage de 30 minutes basé sur le scénario d’Evil Dead et intitulé Within the Woods a été tourné par Raimi et ses copains afin de réunir des fonds pour le financement du film.
  • La voiture utilisée par la bande de jeunes, une Oldsmobile Delta 88 (sortie 1973), est la propre voiture de Sam Raimi. On la retrouve de façon récurrente dans la plupart de ses films y compris de ses courts métrages.

THE EVIL DEAD 3 (Army of Darkness/L’armée des ténèbres)

Synopsis : Ash Williams, une tronçonneuse greffée au poignet, un fusil dans l’autre main, se retrouve propulsé dans le passé, en l’an 1300 par le moyen d’un portail spatio-temporel. Il est capturé par les hommes du seigneur Arthur, qui le soupçonnent d’être un agent du duc Henry, avec lequel Arthur est en guerre.

Dans ce troisième volet de la trilogie et dernier film de la saga, on sort complètement du registre horrifique pour laisser place à la comédie. Suite du deuxième film, Ash se retrouve projeté loin dans le passé, plus exactement au Moyen Âge, à l’époque d’Arthur et de ses chevaliers. Malgré lui notre héros va se retrouver à une époque où les démons de Kandar sont monnaie courante bien que repoussés par une confrérie appelée « Les Chevaliers de Sumer ». Le budget est assez conséquent avec la coquette somme de 11 000 000 dollars (pour l’époque c’est énorme), les choses ont grandement évolué depuis les deux premiers films comme le fait que Sam Raimi partage le rôle de scénariste avec son frère « Ivan Raimi » et que Bruce Campbell devient coproducteur en plus d’être le protagoniste principal. Sam Raimi voulait nommer cet opus « The Medieval Dead » ; cependant un titre va ressortir du lot : « Army of Darkness » imaginé par Irvin Shapiro qui a participé à la production des deux premiers longs métrages. Malheureusement celui-ci décède et Sam Raimi souhaite renommer le film « Evil Dead 3 : Army of Darkness »

Dans les coulisses, ce tournage a donné lieu à beaucoup de surprises comme le caméo dun autre frère de Sam Raimi (Ted Raimi), les quelques personnages secondaires (un combattant / un villageois / Anthony, lemployé du SMart) sans parler de la petite amie dAsh « Linda« , qui apparaît dans un flashback.  Bridget Fonda remplace alors Denise Bixler. Un malencontreux accident a lieu aussi : Bruce Campbell se blesse au menton lors du tournage, ce qui lui laissera une cicatrice et un souvenir dun passage aux urgences habillé en Ash avec son armure. Le ton et lambiance sont bien plus légers que ses deux prédécesseurs, ce qui donnera des répliques inoubliables comme cette fameuse scène Ash doit réciter une incantation afin de pouvoir récupérer le Necronomicon sans le moindre tracas : « Klaatu barauda ni Kto « . Mais comme vous le savez, tout ne s’est pas déroulé comme prévu car ce qui devait être un périple de routine a eu pour effet de réveiller l’armée des ténèbres avec tout un bataillon de créatures maléfiques et autre squelettes avec le jumeau maléfique d’Ash aux commandes.

Après une rude bataille, notre héros est finalement renvoyé chez lui grâce à l’alchimiste du royaume et retrouve sa place en tant que vendeur dans une une grande distribution . Ce qui aurait pu se terminer ainsi, il raconte son histoire à un collègue. Alors qu’il parle à une jeune fille qui s’intéresse à son histoire, un mort-vivant, qui a pu voyager dans le présent à cause de l’oubli du dernier mot par Ash, attaque les clients. Ash le tue à l’aide d’un fusil en présentation dans le magasin, mettant fin à la menace. La suite dans « Ash vs Evil Dead »

AVIS DE LA REDAC

En seulement trois films, la trilogie Evil Dead des années 80 s'est imposée comme l'une des œuvres les plus marquantes du cinéma d'horreur. En passant d'un huis clos horrifique brutal à une comédie horrifique totalement déjantée, Sam Raimi et Bruce Campbell ont prouvé qu'il était possible de réinventer une même licence sans jamais perdre son identité. Aujourd'hui encore, Evil Dead, Evil Dead 2 et L'Armée des ténèbres continuent d'influencer de nombreux réalisateurs et restent des références incontournables pour tous les amateurs de cinéma fantastique et d'horreur.

CONCLUSION DU SCHMURZ

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MEGAHIT DE LA REDAC

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