Développé par le studio chinois Aurogon Shangai, Afterimage est un metroidvania sorti en avril 2023 sur PS4, PS5, Xbox, PC et Nintendo Switch, et c’est d’ailleurs sur cette dernière console que le jeu a été testé.
Clairement identifié comme néo-rétro, le jeu peut-il satisfaire les fans du genre ainsi que les néophytes ou est-il clairement ciblé hardcore-gamers ? C’est ce que nous allons tenter de voir à travers ce test.
Après une introduction en images animées servant de mise en situation, nous nous retrouvons dans la peau de Renee, une habitante du monde d’Engardin. Cette dernière, ayant perdu la mémoire, se réveille plusieurs années après un cataclysme dans un monde en ruine. Afin de retrouver ses souvenirs et son mentor, Renee nous emmène dans un long périple.

Une introduction en images animées présente la situation
N’étant pas marquante mais ayant au moins le mérite d’exister, l’histoire de Afterimage se dévoilera au fur et à mesure du jeu. En revanche, la compréhension de cette dernière sera rendue assez compliquée, la faute à une traduction française assez hasardeuse et des formulations de phrases semblant souvent avoir été écrites par un logiciel plutôt que par un humain.
L’une des premières choses que l’on constate lorsque l’on commence Afterimage, c’est la beauté de la direction artistique : la 2D est sublime, les environnements sont colorés, détaillés et variés, c’est vraiment un régal visuel.
Le jeu vous fera voyager à travers une multitude de décors, des forêts aux villages moyenâgeux en passant par les grottes de lave. Les paysages rencontrés sont nombreux et particulièrement bien réalisés et la direction artistique est clairement un point fort du jeu, cette dernière donnant réellement envie de parcourir le monde.

La 2D est vraiment sublime
Au cours de votre aventure vous rencontrerez différents protagonistes, que ce soient des ennemis (dont le bestiaire est assez varié) ou des marchands et personnages dont les rencontres vous feront avancer dans la quête principale en vous confiant des missions secondaires. Comme pour les décors, la réalisation graphique des personnages est vraiment réussie.
Mélangeant plusieurs styles de jeu Afterimage est un jeu de plates-formes 2D combinant des phases d’action et d’autres plus orientées RPG.
La partie plateforme repose sur des bases assez simples mais plutôt efficaces : au début du jeu vous aurez la possibilité de sauter pour atteindre les différentes plateformes puis, au fur et à mesure de l’aventure, vous débloquerez de nouveaux mouvements comme des déplacements rapides ou la possibilité de se baisser, etc …
Concernant les déplacements , la maniabilité est assez précise, Renee bouge de façon assez intuitive, ce qui permet une prise en main assez rapide du jeu, bien qu’au fil de l’aventure certaines zones à atteindre vous demanderont une réelle agilité et une grande persévérance.
Le monde à parcourir étant particulièrement vaste, vous disposerez d’une carte afin de vous orienter dans cet univers qui sait être labyrinthique. Au cours de votre progression, vous rencontrerez des checkpoints, ces derniers étant matérialisés par des arbres.
Ces arbres vous permettront de vous soigner et de regagner toute votre magie. Ils sont aussi les seuls points de résurrection. Par contre, ne vous attendez pas à rencontrer ces arbres de façon régulière.
En effet les niveaux sont tellement vastes et, compte tenu du nombre important de chemins disponibles, il vous faudra faire pas mal d’exploration pour tomber sur ces points de soin même si, avec de la chance, vous pouvez en croiser facilement.
Il est à noter que les arbres sont parfois situés assez loin des points stratégiques (comme les Boss), et ce, parfois à plusieurs minutes de jeu de ces derniers. En somme, si vous avez le malheur de décéder contre un ennemi, vous devrez refaire tout le parcours depuis l’arbre et, comme on meurt assez fréquemment dans ce jeu, cela rend certaines phases assez lourdes.
En plus de l’aspect plateforme, Afterimage possède de nombreuses phases d’action/combat. Au cours de votre aventure vous rencontrerez un nombre conséquent d’ennemis assez diversifiés qui auront chacun une manière d’attaquer et un point faible. Vous devrez alors bien analyser la stratégie de votre ennemi afin de savoir quand, comment et avec quelle arme attaquer.
A propos des armes, vous aurez la possibilité d’en récupérer tout au long jeu, chacune ayant ses propres caractéristiques comme le fouet, l’épée, les doubles épées etc… Vous disposerez de deux boutons pour équiper vos armes, et d’un bouton pour équiper un sort magique.
Et oui ! Vous pourrez aussi utiliser la magie pour venir à bout de vos adversaires. Comme pour la partie plateforme, la maniabilité pendant les combats est irréprochable, les commandes sont précises, intuitives et répondent parfaitement.
Le jeu vous demandera de venir à bout de petits ennemis qui meurent en deux trois coups, mais il vous fera également affronter des boss qui peuvent être tout à fait compliqués à vaincre en fonction de votre niveau au moment où vous les rencontrez.
Nous pouvons retrouver là un autre défaut du jeu, celui d’avoir une difficulté qui, à certains moments, sera beaucoup trop prononcée, rendant certaines phases de jeu assez décourageantes. Cependant, vous aurez toujours la possibilité de faire du level-up afin de renforcer votre personnage.
Car, en plus des phases de plateforme et d’action/combat, Afterimage possède aussi une partie RPG avec un arbre de compétences à remplir en fonction de vos montées en niveau. Chaque combat vous fera gagner de l’expérience, et quand vous passez un niveau, vous gagnez un point qui sera alors à attribuer à une compétence à débloquer ou à une caractéristique à améliorer.
On retrouve ainsi des compétences de déplacement, des attaques supplémentaires pour vos armes ou des améliorations de vos capacités (attaque, défense, magie…). L’aspect RPG est également renforcé par la présence de marchands chez lesquels vous pourrez acheter, entre autre objets, des potions.
Enfin, en plus de la quête principale, vous rencontrerez des personnages qui vous donneront des missions secondaires somme toute classiques comme leur ramener certains objets ou certaines plantes.
Alors il faut bien l’avouer, au vu de sa construction, il vous faudra plusieurs heures pour réussir à rentrer dans le jeu, le récit de l’histoire étant assez approximatif (à cause d’une traduction hasardeuse qui ne facilite pas l’immersion dans le jeu).
Ajoutez à cela que peu d’indications sont données dans un monde immense et labyrinthique, et il arrive parfois que l’on se demande ce qu’il faut faire. Un autre point qui joue en défaveur du jeu, c’est le fait que si l’on meurt, on perd l’expérience accumulée entre deux niveaux.
C’est à dire que si vous êtes au niveau 18 par exemple, et que vous mourez avant d’atteindre le niveau 19, les points d’expérience acquis entre le niveau 18 et le niveau 19 seront perdus ! Vous aurez néanmoins une chance de les récupérer sur le parcours si vous atteignez l’endroit où vous êtes mort.
Pour rester sur ce sujet, lorsque vous mourez, vous perdez également les potions que vous avez utilisées entre le checkpoint et l’endroit où votre corps gît. Donc au final vous vous retrouvez à devoir refaire le parcours mais sans les potions que vous avez utilisées durant votre vie précédente, augmentant la difficulté du jeu de manière exagérée et incohérente, voire presque punitive.
Finissons par l’aspect sonore du jeu : les bruitages sont tout à fait réussis, et concernant les musiques, ces dernières sont très jolies, les compositions sont vraiment agréables à entendre quoiqu’un peu trop calmes à certains moments, ce qui peut paraître en décalage avec l’action se passant sous nos yeux. Néanmoins les musiques sont clairement un point fort du jeu.






