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TEST : Operation Wolf Returns: First Mission VR – Le loup a perdu ses crocs

SPARTAN [Rédacteur En Chef Retrogaming]
Nous sommes… des… GAMERS !!!!

OPERATION WOLF RETURNS VR – First Missions a été testé sur le casque Meta Quest 2 en stand-alone (comprenez sans être relié au PC)

Annoncé au Tokyo Game Show 2022, Operation Wolf Returns marque le retour d’une licence iconique des jeux vidéo, dont la toute première itération, développée par Taïto, est sortie sur arcade et consoles de salon à la fin des années 80.

Jouable avec un « gun » (le « light phaser » ou le « Zapper », entre autres), le premier Opération Wolf jouait à fond la carte de l’immersion, avec des parties endiablées de shoot sur notre bon vieil écran, pistolet fermement arnaché à la main.

Et aujourd’hui, qui dit « immersion » dit réalité virtuelle (VR en anglais), et c’est donc tout naturellement vers cette technologie que s’effectue le retour d’un des plus célèbres « Sergent » du monde vidéoludique !

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The Return of the King ?

Avec un tel bagage, il faut avouer que ce retour était scruté comme Legolas scrute l’horizon rouge du Mordor. C’est donc avec fébrilité que l’on pose le casque sur la tête, que l’on serre les sangles à la « Rambo » et que l’on s’empare des manettes pour lancer le jeu.

De petites notes old-school envahissent nos oreilles et nous rappellent de bons vieux souvenirs, avec cette mélopée si caractéristique du jeu originel.

Ici, pas de chichi : le scénario est resté bloqué à l’ère des films d’actions bodybuildés des années 80 : un méchant qui construit une arme absolue, un héros qui résiste à l’épreuve des balles, et des sbires sur des tanks qui se dressent entre nous et notre Némésis. L’action s’annonce donc décomplexée !

Après un petit tutoriel pour nous apprendre les bases, et un tour dans les réglages pour affiner nos sensations de tir (vous êtes plutôt main gauche ou main droite vous ?), le jeu nous propose le mode campagne (« évidemment » me direz vous), qui est un rail-shooter (notre Sergent avance tout seul, nous n’avons plus qu’à viser et tirer), ou le mode survie dans lequel il faut résister aux assauts de vagues d’ennemis, le tout terré derrière quelques sacs de sable qui seront notre seule et unique possibilité de couverture.

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Il y a un loup dans cette histoire

Alors… malheureusement, campagne ou survie, la désillusion reste la même quel que soit le mode de jeu. Oui, l’attaque de ce test est forte, l’entrée en matière violente, voire choquante, mais il fallait mettre des mots sur ce ressenti qui a déchiré ce petit cœur de gamer.

Sans doute que les versions STEAM et PSVR2 seront bien mieux loties, puisque utilisant la puissance des bécanes (PC et PS5) pour faire tourner le jeu (le casque n’étant alors qu’un écran de diffusion), mais on trouve des jeux VR sur Meta Quest 2 qui n’ont rien à envier aux productions actuelles !

Certes la puissance du Quest 2 limite les possibilités offertes aux développeurs, mais, en plusieurs années d’utilisation, c’est le choc ! Textures vides et fades, sans saveur et sans relief, avec quelques variations selon les missions, mais rien qui ne vienne rehausser un constat aussi amer.

D’autant que la direction artistique n’arrange rien : loin d’être sublimée par des graphismes datant de 2002, les décors sont vides (ou très peu remplis), les explosions et autres effets pyrotechniques sont décevants, et les acolytes du général dissident ne font pas bonne figure.

Alors bien sûr la VR apporte une immersion totale, mais de tels graphismes et une telle direction artistique empêchent de se plonger, de se lover totalement dans le jeu, et l’on se rêve alors à espérer que le reste soit excellent, car il y a matière à ce que tout ne soit pas noir dans ce tableau.

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Shoot outside the screen !

Et en parlant de tirer en dehors de l’écran, le jeu rate le coche des animations également ! Les ennemis sont plutôt rigides, meurent dans des positions tantôt ridicules, tantôt risibles, et ne parlons pas des otages que l’on peut libérer, comme la « bimbo » en robe rouge (qui est toujours la même) et qui court comme si elle était ravie d’être au milieu d’un champ de tir.

Notons cependant un petit clin d’œil bienvenu : tirer sur les petits animaux présents dans le jeu (des cochons ou des rats, qui ne meurent pas, rassurez vous) permet parfois de récupérer des bonus, comme lorsqu’on tirait sur des animaux dans le jeu originel !

Heureusement, ce que permet de mieux la VR est ici bien présent : on tire devant, derrière, en l’air, depuis un hélicoptère, on évite les balles, on détruit les missiles qui nous foncent dessus, on abat des avions, on peut se baisser, se cacher, bref, l’action est là, et, même si elle est entachée de bugs (notamment lorsqu’on tient une mitraillette à deux mains), on s’en sort toujours et il est bien agréable de finir un niveau en ayant achevé le dernier ennemi à la sueur de notre front !

Plusieurs types d’armes sont mises à notre disposition, et l’on peut en récupérer tout au long de notre progression (comme les trousses de soin) afin de remettre des munitions dans nos chargeurs.

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Wolf vers in ?

Dommage par contre que le jeu soit si dirigiste : nous ne pouvons que regarder les décors mais pas nous y déplacer (même si parfois nous devons faire des choix de progression dans le niveau), alors que cela aurait pu renforcer l’immersion. Ici tout est fait pour privilégier l’action, et ça, il y en a !

Et bien heureusement oserai-je dire ! Pour un jeu typé arcade, c’était la condition sine qua non ! C’est du non-stop, des ennemis sortant d’un peu partout, même du ciel, jusqu’à nous faire affronter des « boss » dont les mécaniques sont faciles à appréhender mais qui donnent un peu de fil à retordre quand même !

Par contre, l’une des caractéristiques, et contraintes,  de l’arcade, c’est la durée des niveaux qui sont… courts… et cet opus ne déroge pas à la règle. Comptez 15 à 30 min par mission sachant qu’il n’y en a que 6… et que les missions les plus longues sont les 3 premières…

Cela nous donne une durée de vie très faiblarde, que l’on pourra essayer d’augmenter en élevant le niveau de difficulté, en cherchant à améliorer notre score, ou en lançant de temps à autre le mode « Survie » afin d’arriver à la plus haute vague possible.

Niveau sonore, nous sommes aussi dans le plus pur style arcade, et c’est tant mieux : mêlant nostalgie et sonorités agressives, les musiques et les voix collent bien au jeu, rendant l’expérience un peu plus agréable.

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AVIS DE LA REDAC

Microïds a su, l'an dernier, réveiller en nous le retro gamer habitué des jeux de tirs qui nous procuraient tant de bonheur, et malheureusement ce réveil est beaucoup trop brutal. Alors que nos yeux pétillaient d'impatience, ils se sont soudainement mis à pleurer de grosses larmes devant une telle déception. Pourtant l'idée était très bonne : la VR était sans doute la seule solution à même de perpétuer un licence comme celle-ci, qui se devait d’être à la fois décomplexée et immersive. Mais le nombre d'écueils à un retour triomphant est beaucoup trop important pour réellement marquer 2023 au fer rouge comme avait su le faire Taïto en 1987. Vraiment dommage ! Peut-être verrons nous de meilleures choses dans des potentielles "Second Missions" ?

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
60
%
Graphisme
30
%
Animation
40
%
Maniabilité
50
%
Intérêt
50
%
Son
60
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Graphisme
30
%
Animation
40
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Maniabilité
50
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Intérêt
50
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LES PLUS
  • De la VR pour le retour d'un jeu mythique
  • Immersion plus profonde qu'avec une manette ou un "phaser"
  • Petite touches sonores qui rappellent la bonne époque de l'arcade
LES MOINS
  • Graphismes indignes de 2012, même en VR
  • Très très court !
  • Animations catastrophiques
  • Rejouabilité insignifiante
  • Nombreux bugs !
46
%
OUI MAIS BOF BOF

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