Le jeu RayStorm x RayCrisis HD Collection est disponible depuis le 30 Juin 2023 en Europe, aussi bien en dématérialisé qu’en physique, grâce à l’éditeur ININ Games et M2.
Raystorm x Raycrisis HD Collection
C’est une compilation qui comporte 4 jeux (ou 2, on y reviendra) : Raystorm, et sa version HD, et Raycrisis avec aussi son portage HD. Il existe également une version limitée éditée par Strictly Limited Games, qui, elle possède l’épisode de Rayforce en plus de cette version (pourquoi ?…), mais hélas introuvable à l’heure actuelle !
A noter que ces jeux ont eu le droit à moult versions et adaptations sur plusieurs supports.
C’est un jeu qui a énormément marqué en tant que shoot’em up, et qui rayonne encore dans l’esprit des joueurs. On commence par le scénario du jeu : c’est la suite de Rayforce, non présent sur la version ps4 malheureusement, et il se déroule dans un futur lointain où l’humanité se bat contre une race extraterrestre hostile connue sous le nom de « The Secilia Federation ». Le joueur y incarne un pilote de vaisseau de combat appartenant à la « RDI Star Division » chargée de défendre la Terre. Le ton est donné : il va falloir tirer sur tout ce qui bouge.
L’objectif principal du jeu est de repousser l’invasion extraterrestre en détruisant les ennemis et les boss à travers une série de niveaux. Le jeu ne propose pas de cinématiques, juste un enchainement de niveaux cohérent mais peu nombreux (puisqu’ ils sont au nombre de huit).
Vous démarrez de la planète bleue, seul ou à 2 joueurs, pour finir sur la planète ennemie. Vous traverserez divers niveaux, représentants la ville, le désert, l’océan, l’espace… Point de chargement ici, le tout s’enchainant extrêmement bien.
L’introduction et les quelques niveaux dans l’espace ne sont pas sans rappeler Sylpheed sur Mega-CD, avec les astéroïdes et les planètes en fond de décor. Ça bouge dans tous les sens au travers d’énormes croiseurs ennemis et la caméra accentue les effets de profondeurs et de mouvements, amenant un vrai côté dynamique à l’action !

Vous aurez le choix entre 2 vaisseaux aux tirs différents : l’un en mode « laser et éclairs » et l’autre en mode « missile plasma ». Vous aurez à charge de collecter des items pour augmenter votre capacité de tir et vous aurez accès à une méga bombe que vous pourrez envoyer lorsque vous remplissez la jauge adéquat à 100%, ladite bombe vous permettant de vous sortir de moments délicats et de faire le ménage à l’écran.
Si vous perdez une vie, vous reprenez avec les équipements déjà acquis, mais vous pourrez aussi changer de vaisseau.
Niveau difficulté, vous pouvez la paramétrer à votre guise et indépendamment à chaque niveau. Toujours dans les paramètres, vous aurez par exemple accès au nombre de vies, à un mode « Save state », ou encore au « load game » qui permettra de reprendre votre position lors de votre prochaine partie.
Quelques réglages sont disponibles pour les graphismes avec un choix de fond d’écran pour combler les côtés (le jeu est en 4:3), la possibilité également de rajouter des scanlines à l’ancienne,… mais notons l’absence du français comme langue. On peut également redéfinir les touches de la manette et agrandir l’écran, ceci étant valable pour les 2 jeux.
Enfin, les crédits illimités permettent de venir à bout des jeux sans trop de contraintes. Tout cela étant dit, si vous avez le courage de le faire en one life, augmentez la difficulté, car il y a du challenge !
Et pour finir, les graphismes, parlons en !
En mode « original », la 3D est plutôt jolie pour un jeu de 1996, mais en 2023, les yeux saignent !!
Et oui grosse déception : 3D qui date, textures vieillottes, « fouillis » quand il y a trop d’action à l’écran, et aussi pas mal de ralentissements, ce qui est très dommage. Il vaut ainsi mieux privilégier la version HD, qui est bien mieux optimisée. Le même constat s’applique pour Raycrisis, dont nous allons parler immédiatement !
Raycrisis (sorti en 1998 par TAITO)
Point de changement niveau mécanique de jeu : deux vaisseaux avec des tirs différents, ramasser les items pour augmenter son artillerie lourde, la Méga bombe et le lock-on, avec un mode 2 joueurs toujours présent.
Cet épisode se démarque cependant des autres puisque niveau scenario, cela se passe dans monde futuriste et virtuel. En effet, on se retrouve confronté à une intelligence artificielle (la réalité rattrape la fiction, comme par hasard…) qui se prénomme « Con-Human »… (non non, là, il n y a pas de jeu de mots).
Vous vous trouverez à l’intérieur d’un système informatique, un cyberespace, celui-là même qui a décidé d’exterminer la race humaine. Côté graphismes, ce n’est pas exceptionnel, on retrouve les composantes matérialisant l’intérieur d’une machine, avec une dominante de vert… et vous, en tant que virus, vous êtes chargé de supprimer cette menace pour l’humanité.
Les niveaux sont quant à eux, au nombre de 5 (oui oui …c’est court, très court et cela aurait même pu s’apparenter à un Add-on de Raystorm) mais le petit « plus » c’est que vous avez une jauge de pourcentage qu’il faut conserver le plus bas possible, pour espérer voir la vraie fin du jeu.
Pour l’ambiance sonore, on est sur des musiques techno, bonnes, mais pas inoubliables, sachant que vous disposez de 2 versions : l’originale, et l’autre qui est arrangée et nettement meilleure, toujours sous la houlette du compositeur Tamayo, membre du groupe Zuntata.
Mention spéciale pour la musique du boss de fin, Infinity, qui a un petit côté space-opéra assez sympa pour les oreilles.








