JURASSIC PARK – Test rétro sur NES
Vous êtes perdus sur une île infestée de dinosaures et vous devez vous en sortir coûte que coûte. Armé de votre chapeau et de votre fusil à boulette, plusieurs missions seront à effectuer afin de vous permettre de quitter cet enfer le plus vite possible. Mais ce sera loin d’être simple !
« BIENVENUE A JURASSIC PARK ! »
Dans la peau d’Alan Grant, votre principal but sera de participer à une gigantesque chasse aux œufs à travers six niveaux en vue de 3/4 reprenant autant d’environnements. En effet, chaque décor proposera de retrouver un certain nombre de fœtus en coquille afin de débloquer un pass qui vous permettra d’ouvrir une nouvelle porte pour avancer dans votre quête.
Pourquoi un panier d’œufs de dinos se transforme t-il en carte magnétique ?… Je vous en pose moi des questions ? C’est comme ça, c’est tout !
Et quand on dit chaque décor, on dit bien chaque décor, pas chaque niveau. Concrètement si à l’intérieur d’un niveau – qui commencent tous en extérieur – se trouvent plusieurs bâtiments, à l’intérieur de chacun d’entre eux il faudra collecter là aussi tous les ingrédients à omelette disséminés dans cette section du jeu.
Ce qui fait qu’au final vous passerez votre temps à jouer aux collecteurs de basse-cour pour un total impressionnant d’œufs à ramasser.
Mais encore si ce n’était que cela, il n’y aurait pas de problème. Le hic, c’est que les habitants d’Isla Nublar sont du genre coriaces et affamés. Et nombreux. Très nombreux. Trop nombreux.
Dans les faits, on ne croisera pas plus d’une demi-douzaine d’espèces de toute l’aventure – c’est le moment de sortir Wikipédia : principalement des Vélociraptors, des Dilophosaures et surtout ces saletés de Compsognathus qui vous pourriront la vie. Nous serons aussi amenés à côtoyer dans des niveaux spécifiques quelques brachiosaures en goguette, des tricératops en pleine cavalcade et le Roi des Lézards en personne lors de deux mémorables occasions.
Pour ces trois dernières espèces, il s’agit de séquences particulières plus ou moins affiliées à ce qu’on appelle communément des « boss » : Les Brachiosaures seront en baignade lors d’un niveau en bateau gonflable, nous devrons éviter de se faire piétiner par les tricératops à deux reprises et le T-Rex, lui, tentera de nous boulotter en compagnie des petits-enfants Hammond.
Le plus terrible des dinosaures est véritablement ardu à combattre et a su mettre nos nerfs à rude épreuve !
« LA VIE TROUVE TOUJOURS UN CHEMIN »
Pour parvenir à traverser les stages qui constituent ce Jurassic Park, Alan Grant aura piqué le fusil de Robert Muldoon et va s’en servir sans retenue. Ou presque car chaque munition est précieuse et devra faire mouche.
Les balles (ou des fléchettes comme dans le film ?) sont représentées à l’écran par des billes de couleurs assez désuètes mais qui déterminent le type de dégâts (vertes claires, vertes foncées, bleues, rouges…). Chaque type a ses avantages mais sachez que les rouges sont les plus efficaces (mais aussi les plus rares).
On obtient les munitions en éliminant les menaces dentées qui veulent nous croquer les fesses ou bien en récupérant des sacoches trouvables dans les niveaux.
D’ailleurs on peut aussi tomber sur des bornes d’informations avec lesquelles on peut interagir et qui nous donnerons de précieuses indications sur la marche à suivre pour parvenir à boucler chaque mission. C’est Monsieur ADN lui-même qui nous accueillera sur ces interfaces un peu sommaires mais tout de même bien fichues pour de la 8-bits.
Comme le laisse entrevoir ces lignes, on ne peut pas dire que cette adaptation vidéoludique soit très fidèle au métrage devenu culte de Steven Spielberg, et elle ne l’est pas du tout. On retrouvera tout de même dans les environnements que nous traverserons quelques lieux issus du film tel que le Centre des Visiteurs, l’enclos aux raptors ou le paquebot à quai.
Le passage en bateau pneumatique lui sera repris dans d’autres jeux estampillés Jurassic Park, notamment sur Megadrive. Nous aurons même droit à un niveau au sein du fameux volcan de l’île, celui là-même qui entrera en éruption dans l’exécrable Fallen Kingdom, cinquième volet de la franchise sur grand écran.
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- On distingue ici deux boites-surprises, qui vous fileront soit de la vie soit vous exploseront à la figure (pas cool), un peu à gauche en blanc une carte magnétique avec juste au-dessus une réserve de cartouche. Le pilier gris à droite est une borne d’appel qui vous connectera à Mr ADN. L’énergie est indiquée sous forme de colonne (à gauche), 3 est le nombre de vies, 40 le nombre de munitions pour cette catégorie et 19 le nombre d’œufs qu’il reste à trouver dans cette partie du niveau. Voilà pour la présentation de l’écran de jeu.
Malgré une certaine redondance dans le cheminement général des différents niveaux (chasse aux œufs → carte magnétique → nouvelle porte → chasse aux œufs → carte magnétique…etc.), quelques-uns proposent de petits challenges supplémentaires, comme activer les ordinateurs du centre principal dans le bon ordre (au milieu des compys et des dilos qui ne vous lâchent pas la grappe ) ou bien faire exploser les nids de raptors en y posant des bombes pour s’échapper de la grotte avant la fin du compte à rebours.
Des petites quêtes qui, sans bouleverser l’établi, permettent d’apporter un peu de variété dans les missions.
« VOUS N’AVEZ PAS DIT LE MOT MAGIQUE ! »
Maintenant qu’on a bien présenté le décor, passons dans les coulisses pour parler technique. Tout d’abord le jeu répond plus que bien et il n’y a aucun défaut majeur à signaler sur cet aspect-là, sauf peut-être lorsqu’il s’agit de tirer en diagonale, un mouvement qui n’est jamais évident à faire avec la croix multidirectionnelle de la NES.
Pour le reste les tirs pleuvent et les sauts s’exécutent sans la moindre entrave. Et heureusement d’ailleurs, parce qu’en face les bestiaux ne vous feront pas de cadeaux ! Notez tout de même que vos boulettes ne se déplacent pas à la vitesse de la lumière…
Pour ce qui est des graphismes, certes ils accusent leur âge, mais ils ont le mérite d’être clairs dans leur simplicité. Forêt, marais, bâtiment, lac ou lave en fusion, vous décrypterez immédiatement vos alentours. Là aussi un petit bémol en ce qui concerne les zones hors-champs (derrière les feuillages, derrière les murs orientés horizontalement…) où se planquent bien souvent de vils reptiles impossibles à détecter.
Un peu rageant, comme si l’aventure n’était pas suffisamment exigeante sans rajouter ce dilemme purement visuel. Signalons au passage une palette de couleurs des plus judicieuses avec ses tons éclatants tout en restant cohérente.
La musique saura vous motiver dans ce parcours de survie par son rythme punchy qui oscille entre électro angoissante et musique Pop sauce 8-bits.
Malgré le fait qu’elle n’ai rien en commun avec la Bande-Originale de John Williams, elle ne connaît également ni baisse de qualité ni aucun temps mort et vous encouragera à ne pas baisser les bras devant ces coriaces affrontements contre des créatures censées avoir disparu il y a 65 Millions d’années.








