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TEST : Sonic Superstars – Un Sonic classique en demi-teinte

SPARTAN [Rédacteur En Chef Retrogaming]
Nous sommes… des… GAMERS !!!!

Sonic Superstars a été testé sur Xbox Series X

C’est peu dire si la Team MEGA Force était fébrile suite à l’annonce de ce Sonic Superstars ! Fans absolu du hérisson bleu, l’excitation d’une promesse à revoir un Sonic en 2D (2.5D plutôt) était couplée à une indicible peur de voir la célèbre mascotte de Sega se prendre les pieds dans le tapis à pleine vitesse. Au final, quel sentiment aura disparu après ce test ?

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Sooonic  !!  Allez accrochez-vous !! (pour les connaisseurs)

On met la galette dans le lecteur, on lance le jeu, et après les traditionnelles mises a jour Day One, on se lance enfin dans un toute nouvelle aventure estampillée Sonic !

Dr Eggman/Robotnik est évidemment de retour, et ce dernier veut capturer les animaux des Northstars Islands ! Nouveauté, il est accompagné de Fang (rappelez-vous Sonic Triple Trouble) et Trip, dont le mystère sur son identité reste entier.

Pour combattre une nouvelle fois notre ennemi juré et ses acolytes, nous allons pouvoir incarner Sonic, mais aussi Tails, Knuckles ou bien encore Amy, dans une aventure solo ou à plusieurs, chacun disposant de ses propres caractéristiques de gameplay rendant l’expérience de jeu moins linéaire que si l’on ne pouvait parcourir le jeu qu’avec notre Sonic bien aimé.

Ainsi, nous pourrons parcourir un niveau à toute vitesse avec ce bon vieux hérisson, ou alors opter pour la verticalité avec Tails, qui peut voler, tenter la grimpette avec Knuckles qui peut s’accrocher aux murs, ou encore peut jouer du marteau avec Amy pour faire des dégâts aux ennemis.

 

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Le jeu dispose également d’un mode « Contre-la-montre » bien connu des vieux de la veille, et d’un mode « Combat » qui s’articule autour de sessions de mini-jeux (courses, étoiles à attraper,…) à découvrir seul ou à plusieurs, mais il s’agit là d’un mode de jeu qui n’est pas le plus recherché, et l’on sent plutôt l’envie de cocher une case « moderne » que de proposer une expérience de jeu aboutie.

 

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Le bestiaire, comme les niveaux, sont fortement inspirés de ce que l’on a pu retrouver au fil des aventures de toute la bande, et, même si l’on n’a pas droit à notre traditionnel « Green Hill », le tout ressemble à s’y méprendre à des niveaux et ennemis plus ou moins connus.

On sent donc l’hommage aux titres passés, mais emballé dans un écrin plutôt agréable à l’œil : les graphismes sont propres, fin et détaillés bien qu’enfantins, mignons et colorés. Ce n’est pas l’hyper-réalisme qui est prôné ici, mais le tout est très bien rendu, d’autant que nous ne sommes pas face à une simple 2D « comme à l’époque ».

En effet, les jeux de profondeur et autres animations en tout genre font que les stages, regroupés en plusieurs mondes, se parcourent avec une petite délectation, même si, manette en main, la déception se fait sentir…

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Plus malin, plus rusé, y’en a paaaaas !

Passons outre le côté « jouable à 4 » ou « en coopération », qui n’apporte pas grand chose et n’est surtout pas le point fort du jeu tant la caméra n’est pas idéalement placée pour suivre les pérégrinations de plusieurs personnages, pour nous attarder sur la technique.

Sonic oblige, il faut que cela aille vite, et, de ce côté là, la fluidité est de mise (même s’il est fâcheux de constater des ralentissements et saccades dans les transitions entre les niveaux), tout s’enchaîne vite, parfois trop vite, nous obligeant parfois à réaliser des actions « à l’aveugle ».

On peut également apercevoir quelques bugs, notamment de collision, lorsque l’action est frénétique. Rien de bien grave, mais pour un jeu de ce acabit, il est dommage de ne pas avoir soigné les tous derniers détails.

Et puisque le jeu va vite, il faut que nos réflexes suivent ! Et, par conséquence, que la jouabilité soit la digne héritière des prédécesseurs. Malheureusement, c’est précisément sur ce point que le bat blesse. Nécessitant une réactivité de presque tous les instants, il est fort dommage de constater qu’une très légère latence se fait sentir entre l’appui sur le bouton et l’action à l’écran.

Si l’on peut s’adapter au fur et à mesure de notre progression dans le jeu, il aurait été préférable de proposer une meilleure rapidité d’exécution des actions dès le début de l’aventure, évitant ainsi la frustration de certains passages, notamment ceux sous-marins, ou ceux nécessitant des réflexes aiguisés.

Dommage, car l’expérience de jeu s’en retrouve légèrement entachée, alors que le reste est de très bon acabit !

En effet, les niveaux sont agréables à parcourir, truffés de références (comme le jeu « casse-brique »,…), de zones cachées, et de zones bonus que l’on pourra visiter, comme celles rappelant les anciens niveaux à émeraudes.

 

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Évidemment, la recherche des dites émeraudes est toujours de la partie, dans des niveaux pas ultra ultra inspirés, mais chaque joyau retrouvé permet de débloquer des pouvoirs pour les personnages, comme, par exemple, celui révélant des éléments cachés dans le décor.

S’il n’est pas nécessaire d’avoir ces pouvoirs pour arpenter les différents niveaux, cela ajoute néanmoins de petites touches de variation de gameplay bienvenues, qui dynamisent bien le rythme et peuvent changer la manière de jouer.

Et si vous tentez de me dépasser, il faudra vous accrocher !!

Reste un écueil qui pèse un peu trop sur la balance : la durée de vie.

Si certains passages sont corsés, et c’est tant mieux, d’autres le sont artificiellement, le jeu jouant sur certaines ficelles techniques pour nous faire pester, et recommencer. D’un autre côté, nombre de zones ou niveaux sont très faciles d’accès, rendant l’expérience de jeu parfois plus contemplative qu’active.

Le nombre de niveaux, limité, est en partie compensé par les zones bonus ou les niveaux à débloquer via des gains in-game (comme des fruits), mais cela ne permet malheureusement pas au titre de prétendre à plus de 4-5 heures de jeu, même en fouillant bien les niveaux.

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Sonic Superstars reste donc cantonné à son principe de 2.5D mis en avant par SEGA : c’est comme s’il ne parvenait pas à choisir entre la 2D et la 3D, ici, entre modernité et tradition. Campé sur la fibre nostalgique (les musiques et bruitages sont de très bons crus et rappellent notre enfance), il ne lorgne que trop peu vers la modernité, se contentant de simplement cocher quelques cases, alors que son prédécesseur, Sonic Frontiers, avait sauté le pas d’une manière fort belle et totalement assumée.

Sonic Superstars est ainsi un épisode qui se joue avec ce petit plaisir coupable, mais il faut faire abstraction d’une jouabilité en retrait et d’une durée de vie trop courte, couplée à certains passages agaçants, pour en profiter pleinement.

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AVIS DE LA REDAC

Faisant la part belle à la nostalgie avec des mécaniques old-school et ses graphismes rappelant l’âge d’or des consoles Sega, Sonic Superstars déçoit cependant à plus d'un titre : après un Sonic Frontiers convaincant et rempli de nouveautés, ce nouvel épisode n'apporte que trop peu à la franchise en dépit de bonnes intentions, de ses personnages jouables et de ses graphismes chatoyants. Mais il reste un peu trop bloqué dans le passé, et ne nous donne qu'un contenu trop court à parcourir. Décidément, Sonic a du mal à rester tout en haut de la vague !

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
85
%
Graphisme
85
%
Animation
70
%
Maniabilité
50
%
Intérêt
60
%
Son
85
%
Graphisme
85
%
Animation
70
%
Maniabilité
50
%
Intérêt
60
%
LES PLUS
  • Graphismes mignons et colorés
  • Quelques modes de jeux agréables
  • Personnages jouables avec de vraies différences
LES MOINS
  • Jouabilité trop juste
  • Difficulté parfois artificiellement élevée
  • Très court !
70
%
CA PASSE BIEN

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