Arizona Sunshine 2 a été testé sur PCVR, avec un casque (et ses manettes, c’est important) Meta Quest 2
Beau succès critique pour Vertigo Games, le premier Arizona Sunshine proposait une des toute première expérience VR convaincante qui a participé à l’émancipation du genre !
Prenant place dans un monde taillé pour la pose d’un casque en guise de couvre-chef et doté d’une immersion grisante (les zombies et le côté post-apocalyptique fonctionnent toujours bien, il n’y a qu’à voir le nombre de productions en réalité-virtuelle basées sur ce postulat), le jeu commençait à accuser son âge (7 ans), alors que le monde de la VR a bien évolué depuis. Cette suite saura t’elle tirer son épingle du jeu parmi les productions actuelles ?
Previously on AMC’s The Walking Dead (à lire avec sa grosse voix).
ZOMBIE REVENGE
Barricadé derrière tôles et véhicules accidentés, notre héros voit son quotidien bouleversé lorsqu’un hélicoptère s’écrase non loin de sa case, faisant naître en lui l’espoir de retrouver des congénères à qui parler autrement qu’en insultes (oui, les zombies, qui se font tous appeler « Fred » ou « Freddy’s », se font constamment conspuer, les pauvres).
Faisant office de tutoriel, ce prologue nous présente les principales nouveautés du jeu : l’escalade (trop classique malheureusement), et le chien, canidé rescapé du crash qui deviendra votre compagnon de route. Ce dernier ajout est à la fois original, agréable (nous ne sommes pas seul !) et permet des ajouts de gameplay bienvenus.
En effet, on pourra ordonner au meilleur ami de l’homme de se glisser sous un grillage pour aller récupérer une clé, lui demander d’attaquer un marcheur mort, quand il n’ira pas « sentir » (de manière automatique) si un zombie endormi va se réveiller. Pratique pour tabasser du revenant en toute quiétude !
Et du zombie, il va y en avoir ! Qu’ils soient seuls ou par vagues, tous vont vouloir manger notre cervelle, aussi, nous serons doté d’armes diverses et variées (pistolets, haches, grenades, et bien d’autres, à fabriquer ou à améliorer) afin de leur faire perdre la tête (c’est ce qu’il y a de plus efficace). Heureusement, ils ne s’attaqueront pas à notre cher compagnon, le trauma aurait été trop grand !
Niveau gameplay et gestion des armes, à noter une petite lourdeur lorsqu’on change de matériel, mais surtout, lorsqu’il faut réapprovisionner sa pétoire en munitions ! Peut-être est-ce dû aux arceaux des manettes du Quest 2 qui entourent la main de l’utilisateur, mais ils se touchent (pour ne pas dire « tapent ») régulièrement lorsqu’on doit recharger, nous mettant dans une situation tendue où l’on doit se dépêcher en tortillant nos poignets dans tous les sens pour enfin arriver à enfiler les bastos alors qu’un rôdeur s’avance dangereusement vers notre jugulaire. Gênant, même si les zombies remercient les développeurs de leur permettre d’avoir du temps supplémentaire pour progresser jusqu’à nous !
Aidons Fred à s’taire !
Graphiquement parlant, c’est bien mieux : les effets de lumière (nous sommes dans l’Arizona, il fait beau et chaud !) sont d’un très bel effet, et contrastent parfaitement avec la noirceur de certains décors, plongés dans l’ombre d’une absence d’électricité. L’effet ressenti est ainsi proche de la réalité, lorsqu’on cherche à « plisser des yeux » pour mieux voir les dead-people dans l’obscurité après être passé par une zone très ensoleillée.
Les hydrocéphales dégénérés quand à eux sont bien modélisés, attaquent plus ou moins rapidement selon si c’est Fred ou si c’est Fred, et certains Fred sont plus coriaces que d’autres, même si l’IA peut se montrer mauvaise, un Fred pouvant parfois rester bloqué derrière un petit panneau ou un banc. Mais lorsqu’ils débarquent en nombre, le tout est bien fichu et la panique nous prend par les tripes (en tentant de ne pas se les faire dévorer).
Dans tous les cas, notre épopée tournera court, car en 5-6h, nous en verrons le bout ! Dommage, certains jeux (pour ne pas citer le plus célèbre d’entre-eux, testé ici) montant à plus de 13-14 heures d’aventure ! Et pour ne pas rester sur de la simple comparaison, oui, c’est fort dommage car le monde est agréable à parcourir, l’humour détonne bien, et on en prend régulièrement plein les mirettes !
D’autant que la piste sonore est de bon acabit : les bruitages zombie-esques sont bien retranscrits (si tant est qu’on ai déjà pu en enregistrer « pour de vrai »), et la musique sait se faire discrète dans les moments de tension, afin de rendre le tout cohérent.
Cependant, plusieurs niveaux de difficulté sont accessibles, et, si nous n’avons pas testé le plus ardu, gageons que cela rallonge un peu la durée de vie du titre !
Au final, le jeu reste dans ce qu’il sait faire de mieux : nous immerger dans une ambiance intense, avec des graphismes qui chatoient la rétine, mais Vertigo Games n’a fait que trop peu d’ajouts par rapport à son titre sorti il y a 7 ans, le pénalisant sur la scène de la VR. Également trop classique dans son approche, voire fainéant par moments (crafting classique, IA parfois dépassée, bugs graphiques), ARIZONA SUNSHINE 2 ne se démarque plus du lot comme il a pu le faire lors des débuts de la réalité virtuelle, ce qui réduit drastiquement son intérêt.[/caption]
N’en reste pas moins un titre qui sait se faire apprécier par son approche esthétique au niveau des standards actuels, et parce qu’il y a des zombies à défourailler, tout simplement !










