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TEST : La légende de Thor – L’indispensable de la megadrive

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Test La Légende de Thor

Il y a des jeux qui sont entrés dans la légende du jeu vidéo, et celui sur lequel nous allons revenir aujourd’hui en fait assurément partie. Pêchu comme jamais, beau comme un prince et proposant un périple tout aussi dense qu’haletant, nous voilà réuni aujourd’hui pour évoquer La Légende de Thor… Enfin, on préférera le nommer Beyond Oasis, son autre titre n’ayant aucun rapport avec ce qui se trouve à l’intérieur de ce chef-d’œuvre vidéoludique…

UNE OASIS DE NOSTALGIE

Vous incarnez Ali, prince d’Oasis. Et votre passe-temps favori c’est l’archéologie, comme en témoignent les premiers commentaires en début d’aventure délivrés par les habitants du petit village côtier où vit votre maître d’armes. D’ailleurs vous avez fait une bien étrange découverte lors de votre dernière session de fouilles sur un îlot voisin : un bracelet en or renfermant un vieil esprit. Cette âme désincarnée vous met en garde contre le bracelet d’argent, revenu pour prendre le contrôle du pays et instaurer un règne de terreur.

C’est le début de votre quête. Vous devez retrouver les quatre esprits élémentaires obéissant au bracelet en or tout en déjouant les plans du porteur du bracelet d’Argent. Vous voilà donc parti, sous les conseils de votre Père le Roi, pour le Temple de l’Eau, où doit se trouver en toute logique l’esprit de cet élément.

L’épopée du Prince Ali à toujours fait partie des grands classiques de SEGA, et a su à l’époque  se faire remarquer avant même sa sortie. Alliance plus que réussi entre jeu d’aventure et le Beat’m all, il s’agit d’un titre qui ne se démode pas et sait habilement mélanger les genres entre combat, plateforme et exploration. En effet il ne sera pas rare de devoir dénicher boutons et autres leviers bien dissimulés dans des donjons tortueux, protégés par des mines patibulaires qu’il vous faudra occire pour les atteindre.

Ce qu’on aime retrouver dans cette épopée 16 bits, c’est d’abord la pêche que procurent ses fameuses phases de combat. Ce dynamisme et cette sensation à la limite du cartoon lorsqu’on tatane sévère un adversaire.
Ensuite il y a l’aventure en elle-même, qui promet quelques beaux moments de bravoure. Comme ce passage mémorable sur le navire ou bien cet assaut en solitaire sur cette forteresse au sommet de l’île d’Oasis.

« Ta Taa ! Pif ! Pouf ! paf !! –TCCHAAAK ! » Quel pied que ces bruitages volontairement exagérés qui donnent un pep’s incroyable à l’ensemble ! Des sons qui résonnent à l’écran et bien encore plus dans nos têtes !
La musique, tantôt sombre et dramatique – voire lugubre – contraste avec les envolées lyriques parfois superfétatoire (quand Ali se déplace simplement sur un sentier de montagne par exemple) mais tous les thèmes restent agréables aux esgourdes malgré quelques grincements ici et là pas forcément agréable. Relevons la petite ritournelle de confirmation de sauvegarde qui reste l’un des meilleurs sons jamais entendu en jeu vidéo ( TuTUTuuuu ! ).

Comme en attestent les différentes captures d’écran qu’on vous présente ici, il y a aussi l’excellence de ses graphismes. Combiné cela à une animation aux petits oignons et on se croirait quasiment devant un dessin animé, un véritable régal pour les yeux.

Il est à noter certains parti-pris de design – notamment pour quelques ennemis – assez… repoussant, à tout le moins. Non pas dans le sens ‘moche’ plutôt dans le sens où les créateurs se sont lâchés dans leur créativité monstrueuse et dérangeante. On pense surtout aux espèces de ‘cerveaux’ flottants bien craignos ou à quelques Boss d’inspiration bien plus ‘dark’ que le reste de la charte graphique. Mais cela rajoute à leur répugnance et c’était sans doute l’effet escompté.

CRÉATURES ET ESPRITS

Continuons sur les ennemis pour signaler leur perfection tant sur le niveau des combats proprement dits que sur leur résistance. Ils sont divers, retors et s’appréhendent chacun avec une tactique différente. Les soldats par exemple sont bien casse-pieds, surtout ceux avec armes incendiaires (bombes, flèches…). Les colosses à contrario ne sont pas bien difficiles, à condition d’éviter promptement leurs redoutables torgnoles. Les Chevaliers à masse d’armes quant à eux sont plus terrifiants que véritablement dangereux. Par contre les moustiques et les chauves-souris agacent au plus haut point. Les Gremlins sont rigolos et les zombies ne sont pas vraiment une menace, surtout quand Efreet et à votre côté.

Il est donc venu le temps d’évoquer nos fameux élémentaires. Chacun apporte à notre héros des capacités offensives et défensives. Efreet le génie de Feu est adepte de la force brute, Dytto la fée d’eau joue plutôt sur le soin, Shade le démon de l’ombre est spécialiste de la protection et Bow la plante gloutonne donne dans le défonçage de porte.
Tous les quatre possèdent deux ou trois capacités différentes qui vous seront bien utiles à maintes reprises, comme lors de phases de jouabilité un peu plus ardues ou pour résoudre des énigmes environnementales.

Chacun de ces êtres possède son propre caractère et son propre style. Il faut donc jongler avec chacun d’entre eux pour parvenir à ses fins. On avoue une préférence pour le pouvoir de guérison de Dytto et l’explosion d’Efreet qui nous ont sortis plus d’une fois de mauvaise posture mais l’invincibilité octroyé par Shade n’est pas mal non plus (ainsi que le fait qu’il vous rattrape lorsque vous tombez dans les précipices).

Sachez toutefois que vous ne pouvez avoir à votre côté qu’un seul esprit à la fois. L’invocation passe par le rayon du bracelet, qui en tirant sur une partie du décor lié à un des éléments (flamme pour Efreet, miroir pour Shade, flaque pour Dytto, plante pour Bow) convoque l’esprit correspondant.

Il faut avoir connaissance aussi du fait que leurs pouvoirs respectifs peuvent gagner en puissance. Pour cela il faut retrouver les pierres précieuses cachées aux quatre coins d’Oasis. Il en existe quatre sortes, chacune étant affiliée à l’un des esprits. 15 joyaux par esprit pour un total de 60 donc. De quoi vous occupez un moment pour tous les dégoter !

LAME DU GUERRIER

Toutefois les esprits ne seront pas vos seuls moyens de défense, loin de là ! Vous posséderez également quelques armes blanches dont votre dague qui ne vous quittera jamais. Ce qui ne sera pas le cas du reste de votre arsenal car les différentes épées, bombes, arcs et arbalètes possèdent un nombre limité d’utilisations. Tout d’abord il faudra les dénicher lors de votre expédition et choisir avec intelligence lesquelles mettre dans votre besace et lesquelles laisser sur place.

Parce que oui, votre stock est limité. Ce qui amène à une gestion réfléchie de son inventaire et surtout de quelle arme aura le meilleur usage dans les prochaines heures. Certaines étant particulièrement puissantes contre les boss, d’autres efficaces contre certains types d’ennemis, d’autres encore ayant des capacités de flamme bien pratique.
Mais conserver uniquement les plus dévastatrices ne sera forcément le plus pertinent car il vous faudra bien aussi garder une lame usuelle pour les nombreux combats que vous mènerez contre les sbires et le menu fretin (la dague trouvant rapidement ses limites).

Ali ayant été un élève particulièrement brillant au côté de son vieux maître, il possède de par lui-même quelques atouts sous la forme de techniques spéciales qui couplées avec une arme blanche puissante permettent d’éradiquer en un rien de temps les plus agressives menaces. Son attaque ultime à base de cercle complet avec la croix directionnelle est reconnue mondialement pour être à la fois hyper classe et d’une redoutable efficacité !
Notre héros du jour possède de plus un système de rang qui à chaque nouveau palier atteint lui confère plus de force. Là encore un aspect à ne pas négliger.

FAUT BIEN MANGER

Cependant notre fier prince ne transporte pas que des engins de morts dans sa culotte bouffante, il trimballe aussi de la victuaille. Celle-ci se décompose en deux catégories: ce qui va redonner de la vie (P.O) et ce qui va regarnir la barre de magie (P.S). Il se peut que des aliments particulièrement riches puissent recharger les deux jauges et de ce fait sont à conserver pour un usage approprié. Gare une fois de plus car le stockage de la nourriture connaît lui aussi ses limites. À vous de voir quels mets vous garantiront d’aller le plus loin possible…

Enfin, pour en terminer avec les utilitaires de notre blondinet, il dégotera ici et là des breloques qui lui faciliteront pas mal la vie en lui permettant de recharger ses barres de vie et de mana sans puiser dans sa réserve personnelle.

Dernier atout et non des moindres, la possibilité de sauvegarder votre aventure où bon vous semble, à l’exception notable de l’intérieur des donjons. Quatre emplacements sont disponibles sur la cartouche, avec possibilité de copier son carnet de progression, ce qui peut s’avérer utile en cas de coup dur.
Mais ceci ne devrait pas arriver car le jeu est plutôt fluide dans sa narration et pas particulièrement compliqué (prévoir de quoi se ravitailler tout de même avant d’affronter les boss !).
Bien entendu, pour les versions présentes sur les compilations SEGA, il existe d’autres possibilités de sauvegarde encore plus pratiques…

Et puis il y a les donjons cachés. Avec la course d’Efreet, le secret de la Cascade, le challenge du vent et le donjon de l’arbalète, vous obtiendrez, si vous parvenez au bout de ces épreuves, des armes infinis ainsi que des joyaux.
Planquée derrière un arbre de la sombre forêt se trouve la tour aux 100 étages, au même principe que celle que l’on retrouvera ensuite dans Twilight Princess. À savoir un donjon de 100 salles où il faudra vaincre tout les ennemis présents, sans possibilité de retour en arrière ou de sauvegarde. Pas simple !

Quand on termine cette belle aventure, on ne souhaite que de pouvoir la prolonger. Pour les plus courageux d’entre vous, une suite est sortie sur Saturn (en fait une préquelle) avec cette fois six esprits à manipuler. Elle n’atteint malheureusement pas la qualité de cet épisode fondateur.

AVIS DE LA REDAC

Fusion improbable de deux genres parfaitement maîtrisés par l’équipe d’Ancient - le Beat’m All et l’aventure - La Légende de Thor est un jeu indémodable qui même trois décennies après sa sortie subjugue encore et toujours par ses indéniables qualités. On y vit une aventure pleine de punch qui réserve de belles surprises à tous les nouveaux joueurs qui s’y plongeront pour la première fois. On a beau chercher comme des diables, ce Beyond Oasis ne semble pas avoir le moindre défaut. Un jeu à faire, assurément !

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
91
%
Graphisme
93
%
Animation
87
%
Maniabilité
92
%
Interet
95
%
Son
91
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Graphisme
93
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Animation
87
%
Maniabilité
92
%
Interet
95
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LES PLUS
  • C'est beau comme un dessin animé
  • Beaucoup d'action au milieu de pas mal d'exploration
  • Musique et sons qui restent en mémoire
LES MOINS
  • Pour chipoter, la super-attaque spéciale qui a parfois du mal à sortir (le fameux cercle complet)
92
%
MEGAHIT DE LA REDAC

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