Vous sentez cette bonne odeur de cervelle fraîchement éclatée, de sueur et de décomposition ? Ce générique agressif aux violons, vous l’entendez ?
Oui, aujourd’hui, je vais vous parler d’un jeu d’action-aventure, sorti très récemment et dans un univers bien connu de tous : j’ai nommé « The Walking Dead Destinies », disponible sur toutes les plateformes, développé par Flux Games Studio et édité par GameMill Publishing.
Alors, mes petits Zombacs, ça parle de quoi tout ça ? Eh bien, The Walking Dead Destinies nous replonge dans les saisons 1 à 4, où vous incarnerez les treize personnages emblématiques de la série tout en faisant vos propres choix, ce qui vous permettra de remixer les scénarios du Comics et d’AMC que l’on connaît, en choisissant votre propre équipe.
Sur le papier, on se dit que ça peut être sympa, c’est vrai. Qui n’a jamais réfléchi en se disant que si Shane avait tué Rick, ça aurait donné quoi ?
Danse au milieu des zombies
Première phase du jeu, vous vous retrouvez dans la peau de M. Grimes se réveillant de son lit d’hôpital et découvrant l’invasion. À la recherche de médicaments et de la sortie, vous arpentez les couloirs en essayant d’éviter les macchabées qui sont plus en alerte que mon chat sous vodka, avec la possibilité de déplacer certains objets, bouger furtivement, lancer des bouteilles pour faire des diversions et déclencher une vision où l’on peut voir le positionnement des ennemis et leurs déplacements, ce qui rend entre parenthèses le gameplay beaucoup trop facile. Une flèche d’indication vous montre si vous êtes repéré, mais si vous tracez tout droit en courant, vous vous en sortirez. Juste pour signaler aussi que le jeu n’a pas de doublage français, et que pour accélérer l’histoire, des résumés écrits vous sont présentés directement à l’écran, et pour couronner le tout, en 15 minutes de let’s play, j’ai aperçu des bugs de textures qui m’ont littéralement cramé les yeux. Honnêtement, ce début de partie commence à me mettre une petite douche froide sur les coucougnettes, je vous avoue. Mais bon, comme j’ai un côté masochiste, je vais continuer pour vous !
The Walking Dead… sur PS1 ?
Dans la rue, eh bien, ce n’est pas mieux. Vous passez votre temps à éviter les zombies sur des passages bien déterminés, aucune liberté… Exemple phare : Rick n’est pas capable de passer au-dessus de sacs poubelles à terre ! Je joue en 2023 ou en 1997 ? Une fois les armes trouvées, et votre déguisement de shérif fraîchement plié offert sur une voiture, vous pouvez vous amuser à trépaner du mort-vivant pour avancer dans l’histoire et retrouver la sexy Lori et votre fils Carl.
Je vais maintenant, malheureusement, devoir vous parler d’une chose qui angoisse encore mes nuits depuis : les cinématiques ! Flux Games Studio nous offre des plans fixes des personnages en rotation ou travelling, avec dialogues. Pas d’animation, et un travail sur les textures des visages dégueulasse, on dirait que tout le monde est passé sous un 33 tonnes, même le premier Resident Evil sur PlayStation 1 fait mieux. Je pense vraiment que l’intégralité du budget a dû passer dans l’achat de la licence et qu’ils ont bâclé le reste, pour faire de l’argent au plus vite avant les fêtes
Rick et ses potes au camping
Tout au long du jeu, comme le « Destinies » l’indique, vous allez pouvoir faire des choix à des moments clés, entre les personnages pour constituer votre équipe et avancer dans l’histoire. Comme je voulais sortir des sentiers battus, j’ai gardé Shane, Merle et les mauvais garçons de la série, mais sans grand intérêt. Le jeu vous propose un système d’upgrade de personnage en terminant les missions proposées au campement ou en ramassant des items au cours de vos périples, ce qui vous permettra de booster les stats et compétences de votre équipe. En deux heures de jeu, j’ai pu monter tous mes personnages au maximum… De facto, le reste des points récoltés ne sert plus à rien !
À chaque retour au campement, il y aura des gestions de conflits totalement risibles entre les personnages à régler, où vous devez prendre parti pour l’un ou pour l’autre, et dont je n’ai toujours pas compris si cela influençait sur la continuité de l’histoire.
Vous passerez par les lieux emblématiques de la série comme la ferme, la prison, etc…et durant les phases d’actions, vous découvrirez de nombreuses armes à poudre, qui sont une catastrophe à la visée, déclenchant des situations où l’on va mettre 10 secondes pour pouvoir lever son canon à l’endroit voulu et se faire bouffer par des hordes de zombies Playmobil.
Au bout de quelques heures, on trouve ça long, laid et extrêmement répétitif, mais quand même, j’avoue que le combat Rick/Shen pour savoir qui est le mâle alpha m’a vraiment fait beaucoup rigoler. Je vous laisse regarder cette petite vidéo avec un sachet de popcorn !
Tuez-moi SVP !
Je pense vraiment que l’idée de départ du jeu était bonne, et que le fait de pouvoir créer sa propre histoire de la série, avec ses choix personnels, pouvait amener quelque chose de très intéressant. Mais malheureusement, c’est un jeu bâclé, horrible dans sa conception esthétique et graphique, extrêmement redondant et avec un gameplay digne d’une manette de N64 les yeux bandés.
Même des mises à jour ne pourraient rien changer à tout ça, il faudrait une refonte totale du jeu pour y prendre plaisir et surtout réalisé par un autre studio bien sûr.
Je vous conseille plutôt les opus sur la génération de consoles d’avant « The Walking Dead Season 2 », par exemple, qui sont des comics à part entière avec une ambiance très immersive et très facile d’accès.





