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TEST : The Legend Of Zelda: Twilight Princess – Un classique de l’action Aventure

MAD ANGEL [Rédacteur]
3 millions d'années d'histoire de l'humanité et pourtant j'ai eu la chance de connaître Ryo Hazuki

Sorti en 2006 simultanément sur Gamecube et sur Wii, The Legend of Zelda Twilight Princess est le treizième opus de la licence. Dix ans plus tard Nintendo offrira une version HD du titre sur la Wii U. Vendu à plus de 8 millions d’exemplaires dans ses versions Wii et Gamecube, le jeu est encore une fois un succès pour la licence.

Alors qu’avec Breath of the wild et Tears of the kingdom la franchise Zelda a pris un tournant radical, notamment au niveau de l’open world, avec une avancée dans l’histoire plus libre et d’une nouvelle approche dans la gestion des armes, quelle est la sensation en 2024 de se replonger dans un épisode plus traditionnel de Zelda ? Le jeu a été testé ici dans les conditions de l’époque, c’est-à-dire sur une console Wii branchée à une TV cathodique Sony Trinitron.

Twilight Princess en français se traduit par princesse du crépuscule. Ce crépuscule qui constituera l’essentiel de l’intrigue du jeu. Comme le veut la tradition, le jeu se déroule en terre d’Hyrule, cependant nous apprenons rapidement que parallèlement au monde de la lumière dans lequel Link évolue, il existe un autre monde : le monde du crépuscule, où vit un peuple bien particulier.

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La dualité entre l’ombre et la lumière est au coeur de l’intrigue

Link habitant du village de Toal, un village perdu dans la forêt, doit partir à la recherche de ses amis capturés par des créatures chevauchant des sangliers. Alors qu’il quitte son village afin d’accomplir sa mission, Link se rend compte qu’hormis Toal, tout le monde de la lumière a été envahi par le crépuscule.

Link devra alors se rendre au Château d’Hyrule, mais il sera fait prisonnier par les ombres maléfiques ayant pris le contrôle du monde du Crépuscule. Alors qu’il est impossible pour les humains de garder leur forme et leur conscience dans ce monde du Crépuscule, le pouvoir de la triforce va permettre à notre héros de pouvoir évoluer dans le monde des ombres en abandonnant sa forme humaine au prix d’une transformation en loup.

Au Château d’Hyrule, Link rencontrera Midona, une habitante de ce monde de la nuit dont la forme originelle a aussi été modifiée par la malédiction qui s’est abattue sur les deux mondes. Midona sera votre acolyte tout au long de l’aventure, elle vous expliquera comment le démoniaque Xanto, le roi des Ombres, a pris le contrôle des deux mondes.

La première partie du jeu commence alors. Link devra ramener la lumière sur toutes les zones d’Hyrule recouvertes par le crépuscule. Pour cela, il devra trouver les perles de lumières dispersées dans chaque zones, car elles ont le pouvoir de ramener la situation à la normale.

Une fois cela fait Link apprendra par les anciens sages que le miroir des ombres donne la possibilité de voyager entre le monde de la Lumière et celui du Crépuscule. Cependant ce miroir a été brisé et les fragments de ce dernier ont été dispersés dans Hyrule. Une autre quête pleine de surprises et de rebondissements s’ouvre alors.

TWILIGHT PRINCESS

Assez longue à se mettre en place, l’intrigue du jeu devient de plus en plus intéressante et rythmée au fur et à mesure de la partie. La première partie centrée autour de la quête des perles de lumières peut paraître un peu longue et redondante, d’autant qu’elle se déroule majoritairement dans l’ombre, ce qui est visuellement assez déroutant.

Link étant en plus sous sa forme de loup, cela renforce le fait que ce Zelda casse les codes, ce qui peut rendre le début du jeu déboussolant. Une fois la Lumière ramenée sur Hyrule on retourne dans les codes traditionnels de la saga et, il faut l’avouer, revoir la lumière et jouer avec Link humain s’apparente à un bol d’air frais à ce stade du jeu.

Un jeu plus sombre que ses prédécesseurs qui pourra déstabiliser au début

Alors oui  la direction artistique de Twilight Princess est assez sombre, surtout après un épisode comme Wind Waker très cartoonesque. Cela pourra en décontenancer plus d’un. Néanmoins, la réalisation correspond parfaitement à l’histoire du jeu et à cette dualité constante entre le crépuscule et la lumière.

En plus d’être globalement plus sombres qu’à l’accoutumé, les graphismes sont certainement ceux qui tendent le plus vers le « réalisme » tous Zelda confondus et il est vrai que ce réalisme plus poussé se fait au détriment de la féérie. Ce Zelda est beaucoup moins enchanteur que Ocarina of Time par exemple. Le jeu est très sérieux dans ce qu’il montre.

Les graphismes sont globalement de très bonne facture, même si tous les environnements ne sont pas égaux dans leur réalisation. Les bâtiments et les différents donjons sont extrêmement bien réalisés, et le souci du détail qui leur est consacré leur permet d’avoir une identité visuelle propre à chacun.

Petite déception quand même concernant le village Cocorico qui, par son visuel très désertique, a perdu l’aspect enchanteur et champêtre qu’il avait dans Ocarina of Time.

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Autre bémol d’un point de vue graphique, ce sont les paysages naturels, notamment la forêt et la plaine d’Hyrule, qui ont un aspect assez fade, la Wii n’aidant pas. Il y a fort à parier que la version HD sortie sur Wii U vient quand même rehausser le tout.

Encore une fois le réalisme fait perdre un peu de l’aspect enchanteur. Alors que Ocarina of time était sorti sur Nintendo 64 plusieurs années avant Twilight Princess, et bien qu’ayant des graphismes moins détaillés et une résolution moins élevée, la direction artistique du titre rendait le tout plus féérique et même plus organique que ce que nous livre Twilight Princess.

En effet en plus d’avoir des environnements un peu ternes, le monde semble manquer un peu de vie. Pourtant les PNJ sont au rendez-vous, que ce soit à Toal, au village Cocorico ou à la Citadelle néanmoins on ne peut s’empêcher de constater que cela semble moins vivant que ce qu’on avait dans Ocarina of Time.

De même la pleine d’Hyrule bien plus vaste que précédemment reste assez vide ce qui n’encourage pas suffisamment son exploration.

Le jeu manque de perspectives visuelles

Le dernier point négatif au sujet de la réalisation du jeu est le manque de perspectives « cultes » ou « épiques ». Il est important dans un jeu en 3D comme Zelda de ne pas négliger ce que l’on peut voir sur plusieurs plans et notamment sur ce que l’on peut observer au loin.

Rappelez-vous le mont du Péril dans Ocarina of time et toutes les perspectives que l’on avait sur lui à différents endroits de la carte. Depuis la plaine d’Hyrule ou depuis le temple du temps par exemple. Il apparaissait au loin majestueux comme un point de repère, et donnait de superbes cartes postales qui ont marqué les esprit un peu à l’image du Mordor et de l’oeil de Sauron.

Dans Zelda Twilight Princess les perspectives ne sont pas assez soignées et celle qui reste la plus marquante est la vue au loin du château d’Hyrule. Néanmoins comme celui-ci reste enveloppé d’une aura maléfique durant la majorité du jeu, l’effet n’est pas aussi éblouissant que ce qui pouvait être attendu.

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Comme dans tous les Zelda vous allez voyager dans différents environnements.

La réalisation ainsi que la structure des différents temples et donjons sont quant à elles très réussies. Les développeurs ont vraiment fait preuve d’imagination afin que chaque donjon ait sa propre identité visuelle et ses propres mécanismes de fonctionnement.

On reste globalement encore un poil en dessous de ce qui était proposé dans Ocarina of Time, cependant on est sur du grand art.  Alors que les deux derniers jeux Zelda sortis sur Switch ont sacrifiés la plupart des donjons au profit des sanctuaires, bien plus nombreux mais bien plus petits, cela fait vraiment du bien de pouvoir parcourir de longs temples à l’ancienne avec Zelda Twilight Princess.

Le bestiaire du jeu reste dans la tradition de la série avec des plantes carnivores, des araignées ou encore des chauves-souris. Le tout étant parfaitement réalisé et animé. Les différents boss sont eux aussi très bien faits, ils en mettent plein la vue et on apprécie vraiment les combattre.

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Avec la Wiimote il y a du bon et du moins bon

Le jeu sur Wii se contrôle à la Wiimote et au Nunchuk. Honnêtement, ça passe ! Il est clair que Nintendo n’aurait jamais laissé sortir un Zelda injouable. Toutefois le gameplay avec la Wiimote n’est pas forcément aussi révolutionnaire que cela.

Commençons par le positif. Utiliser l’arc, le lance-pierre et le boomerang avec la Wiimote est un régal. Pouvoir viser directement en pointant son écran est très jouissif d’autant que la Wiimote est relativement précise sur ce point.

Par contre, manier l’épée à la Wiimote, sans être une purge, reste globalement pas assez précis. Déjà pour dégainer l’épée vous devrez agiter la Wiimote ou le Nunchuck.

Le problème c’est qu’au bout d’un moment cela devient assez laborieux, heureusement que le bouton A permet tout de même de faire une attaque à l’épée mais cette dernière devra être dégainée au préalable. Agiter le Nunchuk vous permettra de faire une attaque circulaire.

Honnêtement on perd quand même en confort avec l’utilisation de la Wiimote pour l’épée, dommage qu’il ne soit pas possible de brancher une manette Gamecube pour faire le jeu avec des contrôles plus traditionnels.

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Comme vous l’avez compris le jeu permet à Link de se transformer en loup ce qui ouvre la porte à un nouveau gameplay. Sous cette forme Link possède aussi une attaque circulaire et deux « attaques droites », l’attaque circulaire se réalise aussi en agitant le Nunchuk et les attaques droites se réalisent soit en agitant la Wiimote soit en appuyant sur le bouton A.

En plus de cela, en maintenant B appuyé, Link loup va créer un cercle autour de lui et lorsque vous lâcherez le bouton, le loup fera une attaque enchaînée contre tous les ennemis présents dans le cercle, cette dernière technique est plutôt bien trouvée.

En plus de ses capacités d’attaques le Link loup possède d’autres compétences propres à son statut d’animal. La première est de pouvoir faire appel à ses sens canins et ainsi voir des choses qu’ils lui paraissent invisibles sous sa forme humaine, cela peut être des armes, ou encore des odeurs à sentir, des passages secrets à trouver ou des objets enterrés.

Le loup ayant aussi la capacité de creuser, il faudra régulièrement activer vos sens afin de voir s’il n’y a pas des choses à aller chercher sous vos pattes. Enfin cette forme de Link a aussi la capacité de communiquer avec les animaux ce qui vous permettra d’aller dénicher des informations exclusives.

Un peu à la manière de l’Ocarina dans Ocarina of Time, le Link loup va devoir chanter à certains moment, mais cet aspect reste très peu développé.

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Concernant les armes nous retrouvons bien sûr les habituels grappins (double grappin cette fois-ci), boomerang, épée, bombes, lance-pierre et arc. Le jeu apporte également de nouvelles armes ou artefacts tous très réussis tels l’aérouage qui est un disque vous permettant de vous déplacer dans des zones inaccessibles sans lui.

On retrouve aussi le boulet avec sa force de frappe colossale ou le bâton anima qui vous permet de déplacer certaines choses. L’objet œil du faucon, lorsque vous le combinez à l’arc vous permet de transformer ce dernier en sniper et ainsi viser avec précision des ennemis éloignés.

Epona is back

Link peut toujours chevaucher son destrier fétiche : Epona, sa maniabilité est correcte bien qu’un peu lourde durant les virages et les demi-tours. Link peut également monter des sangliers mais ces derniers étant plus sauvages que le cheval, leur maniement sera quand même moins précis.

Par contre leur force vous permettra de défoncer des obstacles vous barrant la route. Enfin la pêche est toujours présente dans le jeu.

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Les développeurs ont enrichi le jeu de quêtes annexes ce qui permet de gonfler la durée de vie du titre. Si les quêtes relatives à la collecte de fond pour la construction du pont ou celle pour les galeries Balder sont divertissantes, celles en lien avec les insectes magiques et les âmes de spectres sont sans plus.

D’un point de vue sonore, nous sommes sur un Zelda donc nous avons une OST de qualité, mention spéciale pour le tout dernier combat. Nous retrouvons évidemment certaines mélodies propres à la saga, qui ont traversé les jeux, mais également des compositions inédites qui sont elles aussi très réussies.

Toutefois, après avoir joué à Ocarina of Time, jeu qui était centré sur la musique grâce au maniement de l’ocarina, nous pouvons constater que l’ost du titre reste globalement moins marquante que celle de son prédécesseur qui était un festival de mélodies toutes plus épiques et poétiques les unes que les autres.

 

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AVIS DE LA REDAC

Avant sa sortie en 2006, Zelda Twilight Princess avait fait monter la hype au moment où les premières images du titre avaient été dévoilées. Un Zelda plus sombre, plus réaliste qui poussait la Gamecube dans ses derniers retranchements. Finalement face au demi-échec de la console, Nintendo décida d'en faire un jeu de lancement de la Wii dont le nom de code fut longtemps Révolution. Zelda Twilight Princess inaugura finalement l'arrivée des Zelda cross-gen comme Breath of the Wild sorti à la fois sur Wii U et sur Switch. Après 45H de jeu pour en venir à bout, force est de constater que ce Zelda est un excellent jeu. L'aventure est longue et passionnante, bien qu'elle mette un peu de temps à démarrer. Le jeu vous prend et ne vous lâche plus jusqu'à la fin, la difficulté est extrêmement bien dosée, l'équilibre entre action et exploration est parfait. Les nouvelles armes et les nouveaux objets à votre disposition sont parfaitement exploités. Bien qu'il paraisse au début déroutant et redondant, le gameplay sous la forme du loup finit par nous convaincre. Le lien entre Link et Midona nous rend cette compagne très attachante et lorsque cette dernière fini par dévoiler sa véritable forme, on ne peut qu'être éblouie par sa beauté. Le jeu est globalement très bien réalisé bien qu'il pèche par certains environnements extérieurs un peu fades et par le manque de perspectives visuellement marquantes. L'histoire est plutôt sympa et c'est un régal de parcourir les différents donjons. Les combats contre les boss sont très originaux, et les deux derniers combats sont tout bonnement épiques. Zelda Twilight Princess est un très bon titre qui, même s'il n’atteint pas les sommets du cultissime Ocarina of Time, doit être obligatoirement joué par tout bon joueur qui se respecte. Sa structure à l'ancienne viendra satisfaire les joueurs déboussolés par le virage entrepris par Breath of the Wild d'autant que comme beaucoup de jeux de la génération 128-Bits la 3D a bien vieilli.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
78
%
Animation
80
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
85
%
Son
80
%
Graphisme
78
%
Animation
80
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
85
%
LES PLUS
  • Une aventure longue et passionnante.
  • Un gameplay diversifié.
  • Des donjons recherchés et bien réalisés.
  • Une difficultés très bien dosée.
  • Des combats de boss fun et épiques.
LES MOINS
  • La maniabilité à la Wiimote un peu lassante à la longue.
  • Des environnements extérieurs et des perspectives visuelles pas suffisamment travaillées.
  • Un certains manque de féérie.
80
%
OH QUE OUI !

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