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TEST : DIE HARD ARCADE (DYNAMITE DEKA)

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Ah, John McClane ! Héros incontournable du cinéma des années 90 (on oubliera le reste) qui révolutionnera le monde de « l’actionner » Hollywoodien. Un personnage emblématique incarné par Bruce Willis qui inspirera bon nombre de créateurs, dont les développeurs de SEGA qui programmeront pour leur borne d’arcade en 1997 ‘Dynamite Deka’, un jeu d’action rappelant furieusement le Piège de Cristal sorti quasiment une décennie plus tôt. Pour sa sortie en Occident l’année suivante, un accord est passé avec la Twentieth Century Fox pour accoler judicieusement la licence Die Hard sur le titre. Un juste retour des choses dirons-nous…


BIENVENUE À LA FÊTE CAMARADE !!

Un groupe de terroristes a pris d’assaut un building du centre-ville dans lequel a pu se cacher in extremis la fille du président. Ne pouvant laisser la situation s’envenimer, un groupe d’assaut est envoyé en hélicoptère pour terrasser la menace. Très vite la brigade d’intervention est décimée et seuls deux agents parviennent à rester en vie. Le vétéran et la petite nouvelle devront alors s’allier pour traverser l’immense complexe et combattre les nombreux agresseurs qui se dresseront sur leur chemin.

Quand on joue seul, nous incarnons Bruno Delinger/John McClane, rejoint par Cindy Holiday/Kris Thompsen quand un second joueur se joint à la partie (nous n’avons donc pas le choix du personnage) pour ce qui est un Beat’m all en 3D au rythme effréné et à l’action pétaradante. La mise en scène est énergique et au service de graphismes qui sentent bon les débuts de l’ère en trois dimensions.

Techniquement il n’y a pas de gros reproche à notifier à l’ensemble, en dehors d’une certaine lourdeur des protagonistes qui s’apprivoise assez rapidement. Quelques plans de caméra parfois hasardeux ici et là mais rien de très grave. La musique quant à elle est dans la lignée de ce qui se faisait en arcade fin des années 90, efficace et grandiloquente sans être particulièrement marquante.

Notre périple nous fera traverser cinq niveaux. On découvrira entre autres le parking, le hall, les salles informatiques, le toit garni de son antenne parabolique et les couloirs huppés des étages de direction. L’entièreté de l’aventure peut se parcourir assez rapidement une fois qu’on maîtrise le jeu, mais cela demandera tout de même de nombreux essais et tout autant de continues perdus. Car si les niveaux sont assez courts, les malandrins que vous y croiserez eux ne seront pas là pour faire de la figuration !


DUR À CUIRE

De niveau en niveau le gameplay suit un schéma assez identique, se découpant en petites scénettes de combat. Tout d’abord une petite séquence animée « en 3D temps réel » avec donc cette fameuse mise en scène toujours pêchue qui nous voit arriver dans un décor occupé par des hommes de main qui font le pied de grue. Puis on prend le contrôle de notre héros pour une dérouillée en règle des contrevenants.

Parfois – en fait une fois par stage – un passage en Quick Time Event est proposé, où il faut appuyer sur la touche indiquée à l’écran au bon moment (un QTE). La réussite nous vaut de traverser rapidement la scène mais si on échoue on est bon pour soit affronter mano-à-mano l’adversaire ayant échappé à notre passage en force soit se prendre une sacrée rouste qui va faire mal à notre barre de vie.

Parlons baston maintenant, car on est là pour ça. La palette offensive de notre duo de flics est sacrément variée, proposant coups de poing, coups de pied, coups sautés, attaques concertées, combos à foison et chopes diverses. On découvre même certaines attaques spéciales fort étonnantes, venues directement de jeux de combat très célèbres. On peut vous assurer que c’est un véritable plaisir que de réussir à placer une attaque particulièrement stylée pour nous débarrasser de ces vauriens mal fagotés !

Pour complexifier les affrontements et apporter du piment à l’ensemble, les arènes de combat sont bien souvent garnies de pièges divers et de nombreux items sont à ramasser lors des échanges de bourre-pif. Cela peut aller du simple balai qui traîne là au lance-roquette qui fait boum. On peut aussi dénicher des haches, des tuyaux mais également des pistolets ou des uzis – bien pratique pour affronter à distance les opposants.

Gare toutefois car l’utilisation de ses armes ne fait qu’alourdir les mouvements de notre personnage, déjà assez peu leste de base. Prenez garde également au fait que vos adversaires peuvent tout aussi bien que vous manier ces bonus !
Une fois les ennemis neutralisés (et parfois il est même envisageable de leur passer les menottes !) ils peuvent laisser tomber quelques objets de soins, qu’il vaut mieux utiliser prestement sous peine de les voir disparaître pour de bon.


RETOUR EN ENFER

Dynamite Deka A.K.A. Die Hard Arcade est franchement plaisant à parcourir – même de nos jours – mais cela n’empêche pas quelques accrocs qui réduisent ce sentiment. Tout d’abord et comme déjà précisé à maintes reprises, l’officier McClane n’est pas des plus vifs à la jouabilité. Rien de dramatique mais vous pesterez plus d’une fois sur le fait que le personnage ne réagisse pas suffisamment promptement à vos commandes. Et particulièrement quand on est pris entre deux feux…

Le plus fâcheux reste toutefois ce manque flagrant de ciblage d’ennemis. Cela ajoute au panache si on veut voir un côté positif à la chose mais le plus souvent c’est juste profondément agaçant. Un système de « lock » améliorerait grandement le confort de jeu. À condition d’un ciblage manuel, pas d’un automatique qui gâcherait tout.

Particulièrement irritants, les drones-araignées sont de véritables plaies. On en croise trois ou quatre dans tout le jeu, mais c’est trois ou quatre de trop. Avec leur allonge énorme et leur rapidité de mouvement il faut s’accrocher pour ne serait-ce que leur porter la moindre attaque. Heureusement on peut leur balancer des TV et les finir à coups de barre à mine pour se défouler.

Bonus :

Le petit jeu Deep Scan est disponible dans le menu principal, et permet de gagner des « continues » pour notre mouvementé périple à la rescousse de la fille du Président of the États-Unis. Au joueur de réussir le meilleur score avec une seule vie !

EN RESUME

Sorti entre le premier et le second Die Hard Trilogy, Dynamite Deka, devenu Die Hard Arcade pour une bonne partie du monde, est un jeu qui ne déçoit pas. Beat’m All ultra dynamique malgré la petite lourdeur de ce John McClane de seconde main, il marque surtout pour sa mise en scène haletante digne d’Hollywood et la variété des attaques disponibles. Un titre énergique digne de ses origines de salle d’arcade que l’on prendra plaisir à parcourir à la moindre occasion.

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    CONCLUSION DU SCHMURZ

    Son
    62
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    Graphismes
    68
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    Animation
    65
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    Jouabilité
    66
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    Intérêt
    77
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    Son
    62
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    Graphismes
    68
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    Animation
    65
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    Jouabilité
    66
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    Intérêt
    77
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    LES PLUS
    • Un jeu "Die Hard" pas "Die Hard" mais "Die Hard" quand même
    • Très pêchu !
    • Un plaisir de jeu toujours intact à chaque nouvelle partie !
    • La variété des attaques de notre duo de héros
    LES MOINS
    • La lourdeur de nos personnages
    • Quelques changements de plan hasardeux qui font entrevoir l'envers du décor...
    68
    %
    CA PASSE BIEN

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