Quatre ans après un Die Hard Trilogy enthousiasmant malgré ses défauts de jouabilité, le développeur n-Space reprend le flambeau et se lance, toujours pour le compte de Fox Interactive, dans une suite que personne n’attendait. Basée sur un scénario original étant donné le fait qu’il n’y avait pas de films sur lesquels broder (du moins à l’époque), cette deuxième trilogie – qui n’en porte que le nom vu qu’elle ne contient qu’une seule histoire – est l’occasion de voir l’increvable flic dans une situation nouvelle, du côté de Las Vegas. Le résultat s’avère-t-il meilleur que le premier essai sincère mais maladroit de Probe Entertainment ? Voyons cela ensemble…
VIVA LAS VEGAS !
John McClane est invité par son ancien camarade de la police de New-York Kenny Sinclair à la prison de Mesa Grande dans le Nevada, afin de fêter le transfert de ce dernier au poste de chef de la sécurité. Lors de la réception, John fait connaissance avec Reese Hoffman, propriétaire d’un nouveau casino sur le Strip, le Roaring 20’s (qui met en avant une ambiance de prohibition, avec voiture d’époque et atmosphère de bar clandestin), un homme pas peu fier de son succès en affaires.
Tout à coup l’alarme résonne dans les couloirs de l’institution carcérale : une évasion est en cours ! Kenny se précipite au poste de contrôle pour enrayer la situation mais par mesure de précaution demande à son ex-partenaire de contenir les prisonniers dans l’aile des cellules. Et c’est ainsi qu’une fois de plus l’officier McClane se retrouve au beau milieu d’un complot terroriste visant cette fois-ci à réduire Las Vegas en cendres. Toujours au mauvais endroit au mauvais moment…
Déjà, précisons que le lieu de l’action sera plus étendu que la simple Capitale du Péché pour en fait englober une bonne partie de l’État. La prison bien évidemment mais aussi un terrain d’aviation abandonné, le barrage Hoover, le CDC ou bien encore le désert seront également au programme de la balade. Bien entendu on passera par la cité fantasque à plusieurs reprises et le climax du jeu se déroulera au cœur de l’un de ses casinos.
Au cours des 19 niveaux que propose le ‘Movie Mode’, nous aurons l’occasion de parcourir des décors variés qui empêcheront la lassitude (ça change du premier, surtout le segment ‘Piège de Cristal’). Malheureusement la faible distance d’affichage réduit largement le plaisir de les traverser. Bien souvent l’écran affiche pour moitié un brouillard noir d’où émergent ennemis, véhicules et environnements. Sur ce point là il fait un gros pas en arrière par rapport au précédent épisode…
Tant qu’on est sur le domaine de la technique, le jeu est bien plus fin que son ancêtre et surtout bien plus maniable. Mais alors vraiment, vraiment, vraiment plus maniable. Les phases de TPS et de conduite gagnent alors en intérêt et en amusement, l’attention du joueur n’étant plus obnubilée sur les mouvements de pachyderme de John ou de sa bagnole. D’un point de vue plus contextuel, l’aventure est désormais parsemée de scènes cinématiques, généralement au début et à la fin de chaque niveau, là où il n’y avait que quelques plans parcellaires posant vaguement un récit dans la première ‘trilogy’.
TROIS JEUX EN UN
Passons au jeu en lui-même et mettons en avant le point qui le distingue le plus du premier opus : désormais les trois types de gameplay ne sont plus dissociés en trois parties distinctes mais s’enchaînent en fonction des niveaux. Par exemple un niveau de shoot-sur-rail suivra une phase de conduite qui elle-même se déroulait après une phase de Tir à la 3ème personne.
Ceci amène une nouvelle dynamique qui rend l’ensemble plus pêchu, plus virevoltant. Plus surprenant aussi, car vous ne savez jamais sur quel type de maniabilité vous allez tomber quand commence un nouveau stage !
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- On retrouve les phases de Shoot-sur-rail qui gagnent en améliorations visuelles mais comme elles étaient déjà réussies dans le premier opus, nul besoin de les revoir de fond en comble.
Alors le revers de la médaille c’est qu’au global Die Hard Trilogy 2 est composé de beaucoup moins de niveaux que le 1 (qui en comptait…19+8….+16…+4 bonus…47 !) mais on y gagne quand même au change tant cette suite est plus fluide à tout point de vue. Mais donc oui elle est aussi beaucoup plus courte, c’est sûr…
Sachez qu’il existe un mode ‘Arcade’ qui en quelque sorte remet les pendules à l’heure en proposant d’enchaîner les niveaux cette fois par type de gameplay (donc TPS, FPS ou Conduite) mais du coup vous y perdez toute la cohérence scénaristique vu que vous passerez par exemple du niveau 2 au niveau 5 puis au niveau 8. Il existe également un mode d’entraînement (‘Practice’) constitué de trois courts niveaux – un de chaque genre – histoire de se familiariser avec les commandes. Et nous passerons sous silence les niveaux bonus assez loufoques mais qui valent le détour…
LA MOUCHE DANS LE LAIT
Une fois tout cela établi, on se retrouve avec une aventure à l’ambiance très proche des films de la saga. Ça va à 200 à l’heure, c’est de l’action non-stop, McClane doit courir partout pour empêcher la situation de dégénérer à chaque instant… Il court, il tire, il conduit, il désamorce des bombes, il combat les vilains à un rythme effréné, etc, etc... Du pur Die Hard qui fait honneur aux versions cinoche des péripéties du policier bourru, et ça fait vraiment plaisir !
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- Avec cette suite les séquences de TPS quittent l’immeuble de bureau pour des niveaux bien plus variées
Alors bon il y a parfois quelques déconvenues, comme quand le jeu n’explicite pas ce qu’il faut faire et qu’on se retrouve à tourner en rond dans des couloirs à chercher désespérément un bouton ou une action à déclencher, quand un tireur se retrouve en dehors de l’écran et qu’on a que deux ou trois pixels pour l’abattre ou bien que notre véhicule à du mal à faire un demi-tour dans une ruelle trop étroite.
Néanmoins chaque phase – que ce soit celle en TPS, en FPS ou de course-poursuite – sont mieux élaborées que dans le premier titre, surtout les séquences en vue à la 3ème personne qui vont maintenant au-delà du ‘Flinguez les tous’. Bon faut quand même tous les flinguer mais maintenant il y a aussi une petite notion ‘exploration’ avec quelques objectifs annexes à accomplir (le niveau du laboratoire en point d’orgue de cela).
De plus, le fait que de nombreuses cinématiques accompagnent le récit permet de mieux s’investir et renforce la sensation d’assister à un nouvel épisode filmique de la franchise. Certes, les vidéos accusent leur âge on vous le concède mais elles restituent le ton des films et ce n’est déjà pas mal. Une sensation renforcée par les très bons dialogues, avec toujours le regretté Patrick Poivey pour incarner McClane en français.








