Une fois encore, aujourd’hui, nous allons voyager vers une galaxie lointaine, très lointaine…
J’aimerais vous parler d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. D’ailleurs, avec mes 32 ans, je ne l’ai pas connu non plus ! Cependant, j’ai eu la chance de recevoir de la main de mon grand-père la plus belle des récompenses : un Atari 1040 STF !
Je vois déjà le Doc et Gunhed brandir leurs drapeaux Amiga en signe de contestation, mais que nenni ! Je continuerai de défendre le pouvoir de l’Atari ST !
Bref, revenons à nos Jawas, car l’Étoile Noire ne va pas se détruire toute seule ! Je vous emmène indirectement en 1983 pour évoquer Star Wars Arcade, un titre qui brillera cette année-là grâce à ses nombreuses bornes d’arcade et à l’immense popularité du film Le Retour du Jedi.
Mais c’est surtout l’année 1988 qui nous intéresse aujourd’hui, car nous allons redécouvrir ensemble le portage sur Atari ST de ce jeu emblématique.
Red Leader Check, Gold Leader Check
Ce portage de la version arcade nous plonge directement dans la bataille finale de l’Épisode IV : Un nouvel espoir. Vous êtes à bord d’un X-Wing et incarnez Luke Skywalker, jeune Jedi et élément essentiel de l’Escadron Rogue !
Le but est simple : détruire l’Étoile Noire. Mais avant d’y parvenir, vous devrez accomplir différentes phases de jeu. Détruire une base sidérale n’est pas si facile et cela demande quelques réflexes. Ainsi, le jeune Skywalker doit tout d’abord abattre plusieurs chasseurs TIE aux abords de l’Étoile Noire. Une fois cet objectif rempli, une deuxième phase s’amorce : celle de la plongée à la surface de la station spatiale afin d’atteindre son point faible.
Star Wars Arcade est un shoot’em up, plus précisément un rail-shooter, avec une particularité assez spéciale : ses graphismes vectoriels en 3D, que je qualifierais moi-même de « fil de fer », dus à la modélisation rectiligne des différents vaisseaux et infrastructures qui composent le titre.
Ce qui m’a le plus fasciné, c’est l’immersion immédiate qui intervient juste après le choix du niveau de difficulté. Ceux-ci sont au nombre de trois (Easy, Medium et Hard), des options classiques en somme. En conséquence, le joueur devra détruire la base impériale à plusieurs reprises.
Au départ, l’aventure commence doucement, mais plus les niveaux s’enchaînent, plus les obstacles se multiplient. Les chasseurs deviennent plus rapides, plus agressifs, tandis que de nouveaux pièges et infrastructures font leur apparition.
On se retrouve face à un gameplay nerveux et dynamique, offrant juste ce qu’il faut en matière de liberté de mouvement. Car, malgré son statut de rail-shooter, le jeu permet de déplacer son X-Wing dans plusieurs directions, mais également d’esquiver les tirs et les ennemis qui foncent droit sur vous.
Ne sous-estimez jamais l’aspect sommaire de cet opus, car, sans mauvais jeu de mots, Star Wars Arcade n’est pas si simple et peut même donner du fil à retordre, surtout à partir du troisième niveau où la moindre erreur n’est plus permise.

May the force be with you
On pourrait penser que Star Wars Arcade ne propose rien d’autre que du combat spatial, mais non ! Le sound design fait partie intégrante des nombreuses qualités du soft.
Ce qui fait le plus plaisir aux oreilles, c’est évidemment de pouvoir parcourir les différents niveaux au son du thème officiel de la saga composé par John Williams, mais aussi d’entendre les voix originales de Mark Hamill (Luke Skywalker), Harrison Ford (Han Solo) et Alec Guinness (Obi-Wan Kenobi).
Luke s’adresse directement à son escadron lorsqu’il subit des dégâts, Obi-Wan encourage son apprenti en lui demandant d’utiliser la Force et de ne jamais renoncer, tandis que Han Solo vient épauler son ami en fin de partie afin de barrer la route au chasseur de Dark Vador, qui n’hésite pas à lâcher un petit : « The Force is strong in this one! »
Tout cela laisse alors le champ libre pour lancer les torpilles qui s’engouffreront directement au cœur de la station, déclenchant une petite cinématique aboutissant à la destruction de l’Étoile Noire.
Concernant votre X-Wing, celui-ci possède quatre canons laser, visibles distinctement aux quatre coins de l’écran, et tous sont fonctionnels. L’appareil de l’Alliance Rebelle dispose également de six boucliers qui se rechargent à chaque fin de cycle. Si vous encaissez trop de dégâts, votre vaisseau s’écrase et, sans grande surprise, la suite logique est le Game Over.
D’ailleurs, j’aimerais souligner que nous avons de la chance : les versions Atari ST et Amiga comptent parmi les adaptations les plus proches et les plus fidèles de la version arcade.

L’empire des suites contre-attaque
Le jeu fut un tel succès que les développeurs n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin. En 1983, la version arcade connut un engouement considérable et ses adaptations, bien que plus tardives sur Atari ST et Amiga, rencontrèrent elles aussi un joli succès. Cela donna naissance à de nouvelles adaptations basées sur L’Empire contre-attaque puis Le Retour du Jedi, quelques années plus tard.
Cependant, ces suites ne connurent pas la même ferveur que le titre original de 1983. Il faut dire que Star Wars Arcade avait su profiter de l’euphorie entourant la sortie du troisième film des aventures de Luke Skywalker, ce qui contribua fortement à stimuler les ventes.
Enfin, la presse généraliste de l’époque qualifiera le titre de véritable prouesse visuelle. Un qualificatif particulièrement flatteur, car oui, à cette époque, nous n’avions pas encore Mega Force pour nous guider dans nos choix vidéoludiques !



