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TEST : Unicorn Overlord – Tactical habile ou RPG captivant ? Les 2 mon Général !

Mérode
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

Unicorn Overlord, nouvelle production de Vanilla Ware, studio célèbre pour ses jeux en 2D aux directions artistiques flamboyantes, se positionne comme le T-RPG de ce début de 2024. En effet, le studio de 13 Sentinels, aimant innover et changer de concept à chaque nouvelle production, vient ici lorgner du côté de la stratégie.

Si on peut classer ce soft dans la case T-RPG, il est malgré tout assez éloigné des classiques du genre tel que les Fire Emblem. En réalité, le jeu vient plutôt lorgner la saga Ogre battle. Une série qui a la manière de Shining Force III propose au joueur de déplacer les unités plus librement qu’au case par case tout en embarquant un zeste de STR sauce Warcraft !

UNE ESTHETIQUE SPLENDIDE

D’une rare élégance, avec ses paysages entièrement dessinés et sa carte jouant savamment entre le 2D gros pixel et la touche « fait main » propre à Vanilla Ware, Unicorn est un plaisir pour les yeux. Alternant ambiances colorées variées selon les régions, décors de combat superbement dessinées et énormes personnages faisant la moitié de la taille de l’écran, s’animant le temps de joutes soutenues; cette nouvelle production encore une fois, brille par cette réalisation si particulière au studio qui rappellera aux plus anciens la grosse 2D Saturn.

Le souci du détail est présent à chaque instant, les doublages et les animations de combat sont plaisants à admirer et renforcent le punch des confrontations. Enfin le chara design, bien qu’un peu en dessous de ce qu’a pu amener le studio par le passé -car un peu plus générique que les dessins de George Kamitani, est solide et surtout, propose des dizaines de personnages jouables différents.

UNE ARMEE DE PERSONNAGES JOUABLES

Et quoi de mieux que des dizaines de personnages jouables pour mettre en scène des batailles rangées ? Le monde d’Unicorn Overlord met en scène Scarlett et Alain, le fils en exile d’une Reine tombée au combat des années plus tôt afin de sauver sa descendance des griffes du maléfique empire de Zenoria. Depuis sa petite ile, ce roi en exil va créer un mouvement de résistance qui va s’étendre au fil du jeu à toute la carte.

Si le scénario fonctionne, on ne peut s’empêcher de noter quelques facilités comme le fait que beaucoup des anciens serviteurs de la défunte Reine sont maintenant au service du tyran par l’entremise d’un sort capable de les manipuler. Ainsi, lors de la percée de l’armée de libération dont vous avez pris la tête, vous allez libérer tous ces braves nobles d’un temps jadis, qui vont rallier par dizaines votre bannière pour expier leurs fautes si vous choisissez de leur pardonner. Classique mais pas pour autant inefficace.

Cependant, il faut bien admettre que les dialogues et le ton sont parfois un peu trop sages néanmoins. L’ensemble est efficace et servira la progression du gameplay. En plus la traduction et les doublages sont particulièrement soignées. Ce qui fait que l’ensemble de l’aventure reste passionnante à suivre.

UNE RICHESSE DE JEU

Unicorn est véritablement un jeu qui fait le choix de servir le système de jeu avant tout, quitte à rester véritablement classique dans sa narration. Et concernant ce fameux système de jeu, il faut bien avouer que le titre est réellement très riche !

Pour commencer, vous avez une carte avec des villes et villages à libérer. Ces lieux vous devez les restaurer en effectuant des livraisons de matériaux que vous ramassez sur la carte lors de votre exploration. La carte se dévoile au fur et à mesure des batailles menées. En ce sens, l’ordre des batailles est assez libre, même si le jeu est toujours là pour vous guider vers 1 ou 2 points majeurs.

Dans ces villes se trouvent des magasins vendant des items en quantité limitée ! Gare à vous donc de ne pas utilisez toutes vos potions trop vite et n’importe comment ! Vous pourrez aussi combattre sur la carte des unités lors de combats singuliers si vous choisissez d’explorer une partie du monde que vous n’avez pas encore reconquis.

Enfin vous pouvez vous entrainer contre différentes classes qui vous lancent des défis. Tous ces éléments vous apportent des médailles. Objet important et clef du concept de jeu puisque ce sont elles, qui permettent d’agrandir les unités de l’ armée de Alain, notre chef désireux de reprendre son royaume.

GAMBITS ET MULTI-CLASSES

Dans Unicorn, vous combattez avec des unités que vous placez afin de créer des formations. Vous déplacerez ensuite vos troupes qui en fonction de la topographie des zones et du type d’unité marcheront plus ou moins vite. Ces formations, en fonction de comment vous les placez, seront orientés corps à corps, magie, distance…

En effet plusieurs styles de combattants sont disponibles : chevalier, archer, magicienne, cavalier, dragonnier, chaman… Le choix est vaste et chaque classe à ses propres capacités. Ses capacités, ça sera également à vous d’en user au mieux grâce aux gambits. Directement repris de Final Fantasy XII au point que si vous connaissez ce dernier, vous pouvez passer le tutoriel car c’est strictement identique, ces gambits sont des sortes de petits tableaux permettant de réellement orienter et spécialiser les actions dans un ordre précis, et en fonction des types d’opposants et des faiblesses de ces derniers.

Ils permettront aussi aux guérisseurs de lancer un heal en priorité sur un personnage du groupe passe sous un certain pourcentage de points de vie, buff ou débuff en fonction de telle ou telle situation … Indispensable donc, puisque Unicorn est un jeu qui fonctionne uniquement sur la préparation au combat et pas sur le combat en lui-même.

UN JEU DE MENUS

Et oui ! C’est tout bonnement un jeu de menus. Et pourquoi ? Car une fois qu’une unité est confrontée sur la carte à des assaillants suite à un déplacement de votre choix, l’affrontement se fait automatiquement et vous n’avez plus qu’à profiter des superbes animations de combat. Ce choix, sera réellement le point majeur dans l’appréciation ou non du soft.

Si vous êtes trop attaché à l’époque Final Fantasy Tactics, Fire Emblem, qui va beaucoup plus vous investir lors des combats, Unicorn risque de vous paraître répétitif après quelques heures. En revanche si vous n’êtes pas hostile à faire du menu, de l’optimisation, du placement stratégique et de la statistique, un peu comme dans un Warcraft, alors le jeu risquera de vous aspirer de longues heures tant il sait se rendre addictif.

Trois facteurs venant pimenter le tout, la défense et la prise de base, la fatigues de vos héros, au fil des actions ordonnées et le temps qui pourra, si vous trainez trop, vous amener au gameover ou à utiliser des items (limités en nombre durant l’aventure) pour prolonger le chrono.

DES BATAILLES D’ENVERGURES

Un bon tactical-RPG se démarque par sa capacité à amener des batailles d’envergures au fur et à mesure que l’aventure progresse. Et cet élément, Vanilla Ware l’a bien compris puisqu’Unicorn ne cesse d’amener des situations sollicitant toujours plus d’unités, et poussant le joueur à s’investir toujours plus dans chaque bataille importante.

D’ailleurs, certaines sont si vastes en taille et en unités que le jeu ne se gène pas pour amener des camps de repos, permettant de vous soigner une fois à chaque bataille. Des éléments de décors sont également présent pour agir de manière globale sur l’échiquier. Par exemple, si vous vous dirigez vers un autel élémentaire, il ne sera pas impossible de déclencher une tempête sur vos adversaires. Des unités temporaires peuvent également s’allier à vous, ou encore plusieurs factions peuvent se battre entre elles sans même se soucier de votre présence.

Cette impression d’envergure est d’autant plus renforcé que le jeu s’affranchit du case par case et préfère amener des déplacements tout droits hérités des STR.

AVIS DE LA REDAC

Un monde purement fantaisie avec un casting de personnages énormes et qui se compte en dizaines, un système de jeu solide et passionnant, une réalisation d'une rare élégance comme seul Vanilla Ware sait nous en offrir, un scénario classique mais au service de sa proposition de jeu, et enfin, bien qu'un peu de deçà de ce qu'ils ont su proposer par le passé, une bande-son de qualité, signée Basicscape, le studio de H. Sakimoto, compositeur de Vagrant Story et Final Fantasy XII, et donc du Ivalice de Y. Matsuno dont l'influence sur le titre est réellement majeure. Voilà tous les éléments qui font d'Unicorn Overlord une pépite du genre stratégie à qui il faut consacrer quelques dizaines d'heures si on aime le genre ou si on veut le découvrir car le jeu à ça de bien, qu'il est aussi profond qu'intuitif à jouer. En fin de compte, encore une nouvelle petite merveille de Vanilla Ware !

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
100
%
Animation
75
%
Maniabilité
95
%
Intérêt
90
%
Son
80
%
Graphisme
100
%
Animation
75
%
Maniabilité
95
%
Intérêt
90
%
LES PLUS
  • Visuellement c'est splendide
  • Le système de jeu profond et passionnant
  • Des dizaines des personnages jouables pour des batailles immenses et complexes
  • Une carte riche et variée qui saura amener du rythme dans le gameplay
  • Divers modes de difficultés si vous n'êtes pas habitué au genre
LES MOINS
  • Un scénario un trop facile à certains égards sur les premières heures mais qui sait surprendre par moments
  • Une bande-son un peu moins inoubliable que ce que a pu nous habituer le label Basicscape
  • Si vous n'aimez pas les jeux de menus et les combats automatisés, passez votre chemin
  • La boucle de gameplay de l'exploration de la carte, un peu répétitive sur la fin
88
%
OH QUE OUI !

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