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TEST : Rise Of The Ronin – Le coup de sabre légendaire

Knucky [Rédacteur en chef]
Enfant des pixels et de la 2D , les meilleurs années !!

Test effectué sur PlayStation 5.

RISE OF THE RONIN

Rise of the Rônin,

annoncé depuis 2015 pour être une exclusivité PS5, sort enfin le 22 mars 2024. Il s’est écoulé presque une décennie avant de pouvoir juger sur pièce de ce qui était annoncé comme un jeu avec un style novateur.

Entre-temps, quelques gros titres sont sortis et ont marqué les esprits, dont un dénommé Ghost of Tsushima, ou encore Nioh.

Souffrira-t-il d’une comparaison quasi évidente avec ces deux jeux ? Nous sommes en droit de nous demander si le jeu en vaut la chandelle après autant d’années de développement. Le monde ouvert de la Team Ninja est-il à la hauteur ? Tant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

Rise of the Rônin, développé par Team Ninja, puise son inspiration dans une période charnière de l’histoire japonaise : le Bakumatsu.

En 1850, le Japon se débat entre la tradition et la modernité. Le règne du Shogunat, qui a duré plus de deux siècles, est arrivé à son terme. Le pays est ouvert au commerce international mais tout le monde n’est pas enthousiasmé par ces changements, entraînant des conflits entre les clans.

La trame scénaristique commencera par l’arrivée de grands navires noirs sur les côtes du Japon.

rise of the ronin 9

En cherchant à refléter la réalité historique, le scénario inclura des personnages réels comme le commodore Matthew Perry et des personnages tels que Sakamoto Ryōma, un révolutionnaire visionnaire, et Katsu Kaishū, un diplomate important de l’époque. Il est vraiment appréciable que la Team Ninja ait tenté d’introduire un peu de l’histoire japonaise dans le récit en incorporant des décisions politiques qui ont marqué le Japon, tout en ajoutant un aspect pédagogique. Ainsi, à mesure que vous progressez dans le jeu, l’histoire s’étoffera.

Bushido(Play)

Les jeux en open-world sont légions sur nos consoles favorites et Rise of the Rônin ne déroge pas à la règle tout en n’étant pas exempt de défauts pour autant (loin de là). On garde ainsi les bases de tout jeu en monde ouvert, à savoir le loot, le craft, les quêtes secondaires, les collectibles et j’en passe. On y reviendra…

Vous incarnez un Rônin, un samouraï sans maître séparé de sa lame jumelle. Comprenez par là qu’il s’agit de son compagnon d’armes.

Pas de spoiler, puisque cet acte se passe d’entrée de jeu. L’arc narratif se concentre donc sur cet aspect de recherche à travers le Japon.

Vous aurez la possibilité de prendre des décisions qui auront un impact sur votre implication dans l’histoire, vous rapprochant ou vous éloignant toujours un peu plus des factions pro et anti shôgunat.

Durant votre périple, vous serez amené à traverser Yokohama, fidèlement représentée, soit dit en passant, allant même jusqu’au mont Fuji-yama.

rise of the ronin 8

Yokohama dans toute sa splendeur.

Comme tout open-world qui se respecte, il apporte avec lui son lot d’éléments à prendre en compte, et il y en a énormément (trop peut-être ?). Des menus beaucoup trop fournis, des armes, des statistiques et des maîtrises à apprendre. Malgré cette vague d’informations, le jeu reste accessible et plaisant. Vous devrez customiser votre personnage : vous pourrez en faire un modèle unique, tant les possibilités sont nombreuses.

rise of the ronin 3

Pensez à donner une classe de départ à votre samouraï en choisissant parmi le panel proposé. Devenez tueur, espion, séducteur, novice ou encore briseur, classe à laquelle vous devrez associer les armes adéquates. Et pour finir, vous choisirez une posture de combat, pour un style qui vous sera propre.

En haut à gauche de votre écran, vous pouvez voir vos objectifs de missions. Les informations sont réduites au minimum afin de ne pas surcharger l’écran de choses inutiles.

Ki(oui) sauce samouraï

Les combats se veulent techniques et exigeants (trop ?), mais une fois assimilés, vous enchainerez les mouvements et les parades, tel une danseuse de ballet. Les parades font partie intégrante du gameplay et donnent un côté dynamique lors de combats. Vous ferez des chorégraphies de toute beauté et après une dizaine d’heures de jeu et de persévérance, vous gagnerez en fluidité.

Gardez bien en tête de gérer votre KI et vos points de vie. Pour les combats, vous pourrez jouer l’infiltration en vous camouflant dans les herbes hautes et tuer l’adversaire par surprise ou encore en sautant des toits. Il y a cependant un problème avec l’IA : tirer au fusil en faisant un boucan du diable ne dérangera pas les ennemis alentours et peu après, ceux-ci prendront peur en voyant le cadavre au sol.

Pour information, vous avez également un grappin ainsi qu’une aile volante. Et pour vos longs déplacements, un cheval vous aidera à arpenter les campagnes japonaises et ils sont accessibles très rapidement en début de jeu.

rise of the ronin 4

Je ne peux que vous suggérer de la jouer à la méthode Ninja car le mode bourrin ne fonctionne pas à chaque fois. Lors de combats victorieux, vous remporterez des points de compétences.

Oui, l’arbre de compétences est bien présent avec 4 catégories bien distinctes : Force, qu’il vous faudra prioriser dès le début, Dextérité pour déstabiliser vos
adversaires, Charisme, quant à lui, servira à obtenir de précieux objets en butin, et  Intelligence qui lui augmentera les pouvoirs d’altération comme l’empoisonnement et le feu.

Karma(sutra)

Les développeurs ont mis à disposition une Nagaya : c’est un petit logement qui vous servira de quartier général pour vous y reposer et discuter avec les protagonistes que vous aurez rencontrés durant le jeu et tisser des liens avec eux en les invitant.

Vous pouvez exposer des armes, des rouleaux suspendus ou des peintures sur les murs et des accessoires dans la maison pour activer des bonus spéciaux, et certaines décorations vous apporteront du butin supplémentaire et du karma.

rise of the ronin 6

Pour la 1ère tentative de monde ouvert du studio Team Ninja, voyons ce que nous offre la map. Elle se décompose en 3 grandes parties : Yokohama, Edo et Kyôto, elles-mêmes divisées en plusieurs zones. Il vous sera possible d’aller où bon vous semble, du moment que l’équipement est correct.

Vous aurez également la possibilité de jouer en coopération. Le monde ouvert de Rise of the Rônin n’est peut-être pas le plus généreux ni le plus subtil, mais il a le mérite de nous donner le goût du voyage et les points d’intérêt sont nombreux sur la carte (trop nombreux).

Évidemment, pour ne pas déroger à la règle, il y a plusieurs quêtes secondaires à faire : récupérer des coffres disséminés si et là, caresser des chats et des chiens, libérer des villages et rétablir l’ordre public en éliminant des ennemis et un boss, le tout vous rapportant des bonus supplémentaires une fois achevées.

rise of the ronin 11

S’il est agréable de faire ces missions les premières heures, ça devient hélas vite répétitif. Les zones se font toujours de la même façon, il y aurait eu matière à donner plus de vie en suivant la trame scénaristique.

Ainsi, on se contente du strict minimum et c’est bien dommage : un villageois à aider, une photo à prendre, un coffre à trouver, un groupe d’ennemis à éliminer… C’est une routine pas très intéressante sur le long terme. Les voix sont en français et offrent un doublage correct. Le studio a pensé à intégrer les voix japonaises.

Les dialogues sont souvent à réponses multiples pour, au final, arriver à la réponse souhaitée.

Je pense même pouvoir vous dire et confirmer que choisir l’une ou l’autre réponse ne change rien, le scénario étant défini par avance. Si, par exemple, vous ne tuez pas un personnage, votre acolyte s’en chargera.

rise of the ronin 2

Samouraï showdown(grade)

Voilà, le point sensible du jeu : les graphismes. Sujet controversé pour certains. En effet, difficile de ne pas le comparer à Ghost of Tsushima. Et je ferai abstraction de la comparaison.

Oui, les graphismes peuvent paraître fades et sans saveur par moment. Les cerisiers en fleurs et la vallée avec un coucher de soleil laissant transparaître ses rayons à travers des branches sont plus que corrects, tout comme les champs de tulipes ou les montagnes rocheuses, et combattre sous un cerisier en fleurs perdant ses pétales au vent est du plus bel effet.

Cependant les effets sur les cours d’eau ou la mer manquent de travail et le temps pluvieux est très moche !

test rise of the ronin

Ainsi, cela aurait pu être un peu plus travaillé, en sachant le nombre d’années de développement.

Le cycle jour/nuit est de bonne facture, les variations météorologiques sont présentes mais les animations ne sont pas extrêmement bien réalisées, les personnages sont rigides et ce, même durant les combats. Ça manque de fluidité, les PNJ ne bougent pas ou très peu, pour les autres, ils déambulent tels des zombies sans but.

Il y a un manque évident de vie : oubliez les interactions avec les PNJ : il n’y en a tout simplement pas. Si vous les bousculez… Il ne se passera rien. D’autres vous interpelleront pour vous demander de l’aide ou effectuer une quête secondaire et ne bougeront pas d’un poil jusqu’à ce que vous reveniez. On sent la solution de facilité pour rallonger la durée de vie.

Pour faire court, les graphismes ne font pas vraiment honneur a la PS5.

rise of the ronin 12

Pour finir l’histoire principale, 25 à 30 heures en ligne droite suffiront. Cependant, il y a une chose étrange avec ce jeu. Il a un goût de reviens-y, pas tant pour les graphismes, mais pour ce petit plus d’en apprendre encore et toujours plus. En effet, il sera fort probable que vous passiez à côté de personnages à rencontrer ou de faire une quête secondaire que vous n’aviez pas remarquée au premier coup d’œil, et ce truc de toujours pouvoir travailler votre style de combat afin d’améliorer sa technique.

Les musiques ont été confiées à Inon Zur, bien connu pour ses travaux sur Starfield. Notez qu’il ne s’agit pas du premier gros projet japonais de l’Israélien qui avait aussi travaillé sur Dragon’s dogma. Tantôt discrète, tantôt plus soutenue lors du combat , c’est savamment orchestré. Quant à l’ambiance, on est bien dans le thème. Du bon boulot.

L’honneur ou le déshonneur ne sont pas dans l’épée, mais dans la main qui l’empoigne (citation de samouraï ).

AVIS DE LA REDAC

Fumihiko Yasuda de la Team Ninja promettait de « passer au niveau supérieur » en concevant « le projet le plus ambitieux » jamais imaginé par le studio. Autant vous dire que ce n'est pas le cas ! Le jeu est bon sur le fond, mais pas sur la forme. On se retrouve avec des graphismes datés, le jeu s’efforçant cependant de conserver le caractère technique et exigeant d'un système de combat très élaboré qui reflète tout le savoir-faire de la Team Ninja en la matière, et c'est ce qui vous poussera à la rejouabilité une fois le jeu terminé.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Animation
69
%
Graphisme
69
%
Son
85
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
75
%
Animation
69
%
Graphisme
69
%
Son
85
%
Maniabilité
75
%
Intérêt
75
%
LES PLUS
  • Les combats
  • De jolis effets de lumières
  • Le Japon
  • Les musiques
  • La rejouabilité
  • Les chats ! (oui, j'aime les chats)
LES MOINS
  • L'intelligence artificielle pas toujours au top.
  • Choix sans impact sur le déroulement du jeu.
  • Graphismes datés.
  • Pas digne de la PS5
75
%
CA PASSE BIEN

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