Pour les deux ou trois du fond qui n’ont pas suivi l’affaire, Pinball est à la base un jeu de flipper gratuit qui ne propose que quelques tables accessibles de prime abord. Et c’est donc via l’achat en ligne qu’il est possible de compléter sa collection ad vitam aeternam ou presque. De Star Wars à Hasbro en passant par Dreamworks sans oublier les classiques Williams, il y en a vraiment pour tous les goûts.
Et pour la dernière fournée qui arrive à disposition nous avons droit à trois nouvelles tables estampillées du logo Universal : Xena la guerrière, Battlestar Galactica et Knight Rider (plus connu chez nous sous le nom de K 2000).
De quoi se régaler pour de longues parties !!
J’VIS COMME UNE BOULE DE FLIPPER (AIR CONNU)
Devons-nous rappeler le principe et le but du jeu d’un flipper ? Oui ? Non ? Alors vite fait pour les mêmes deux-trois du fond. Sur un plan incliné rempli d’embûches en tout genre, de bumpers agitateurs et de déclencheurs divers, il faut à l’aide des fameux « flippers » situés en bas de la table faire interagir une bille chromée sur les différents éléments afin de collecter des points et réussir des objectifs qui octroient encore plus de points. Pur jeu de scoring, le but ultime est d’avoir son nom affiché en première place au fronton de la machine, et ainsi étaler fièrement sa performance aux yeux du monde.
D’abord un succès dans les bars du monde entier où il a tendance à disparaître petit à petit, c’est maintenant dans le monde vidéoludique que le genre semble avoir un regain d’essor – ce qui alimente par ailleurs le retour en grâce de ce jeu dans le monde réel mais de manière bien plus confidentielle qu’auparavant.
Bref voilà pour les présentations, retour à nos tables universelles.
Commençons par présenter un peu les possibilités générales qu’offre ce Pinball FX avant de se focaliser sur chacun de nos plateaux du jour. Tout d’abord Pinball est un jeu dit « de service » qui se joue donc certes chacun de son côté sur un plateau mais en compétition permanente avec les joueurs du monde entier. Des événements réguliers, ainsi que des « missions », sont donc assez fréquemment proposés aux joueurs qui décident si oui ou non ils souhaitent participer. Bien entendu ce qui rafle la mise, ce sont les « tournois » ou la lutte est rude pour devenir le champion de la flippe.
Dans le Pinhall (on évitera les jeux de mots graveleux), nous pouvons aménager notre salle de jeu à notre guise – voir lui donner l’aspect « classique » du Pinball « pas FX » – et choisir la musique d’ambiance afin de se sentir le plus à l’aise possible une fois nos paluches posées sur la carlingue de la bête, prêtes à exploser le high-score.
Pour ce qui est de la jouabilité, elle est semblable quelle que soit la table, même si certaines bénéficient de « pouvoirs » et de « coup bonus », mais c’est loin d’être la majorité. Sinon la configuration et des plus simples : les gâchettes gauches activent le flipper gauche, les gâchettes droites le flipper droit (notez qu’il est possible d’avoir plusieurs flippers d’un même côté) et la croix directionnelle servira quant à elle à « donner des coups de boutoir » sur la machine, mais c’est à vos risques et périls (les versions numériques sont bien plus fragiles et sensibles que leur équivalent en dur).
Plusieurs options et paramétrages de partie sont disponibles. Citons l’arcade qui donne en prime la possibilité de ralentir le temps via une touche (ce qui reste assez gadget) ou bien l’entraînement, limité à 1 heure mais avec impossibilité de perdre sa bille (elle est sans cesse « sauvée »).
Nous avons un large choix en ce qui concerne la vue. Sept pour être précis plus une manuelle (en vérité 8 car la première se décline en deux options distinctes). Pour les avoir toutes essayées, nous avons une préférence pour les vues statiques mais les dynamiques trouveront elles aussi leurs aficionados, à coup sûr.
Pour chaque table, un guide explique les différentes aventures et les objectifs à atteindre pour les réussir. À cela s’ajoute l’habituel écran digital qui est ici affiché en haut à gauche (emplacement modifiable) et qui indique lui la prochaine étape à effectuer dans le parcours.
Mais le truc vraiment cool, c’est que pour chaque plateau, nous avons droit aux textes introductifs en bonne et due forme des séries, en anglais certes, mais ça le fait quand même on vous l’assure !
À TABLE ! KNIGHT RIDER
« Knight Rider. A shadowy flight into the dangerous world of a man who does not exist. Michael Knight: a young loner on a crusade to champion the cause of the innocent, the helpless, the powerless, in a world of criminals who operate above the law.«
Au volant de K.I.T.T., la voiture d’un futur dépassé, affrontez d’autres engins menaçant la sécurité des concitoyens de Michael Knight.
Sans doute la table la plus énergique des trois proposées dans ce nouveau pack. Des lumières partout, le thème principal qui booste nos réflexes et des voix digitales omniprésentes dont celle de notre chère K 2000 qui comme dans la série des années 80 n’hésitera pas à nous donner un coup de main en nous aiguillant sur la marche à suivre.
L’apparence du plateau est assez classe, avec les différents éléments de la bagnole qui parle disposés ici et là pour agrémenter le visuel (le volant, le tableau de bord, les écrans de contrôle etc.).
Le bas de la table sera consacré à la collecte des points tandis que le haut sera lui plus « routier », avec les tracés dans lesquels s’engouffrer pour mener à bien ses missions. Sur la route en surplomb, K.I.T.T. pourra se lancer pour affronter ses ennemis dans des animations sommaires mais efficaces.
On apprécie son humour, son dynamisme, sa voiture et ses quelques pirouettes toujours sympathiques à regarder, ses *bips* et ses *clongs* qui sonnent fort les années 80 et même son affichage des scores style digital qui enfonce le clou et nous fait replonger directement dans l’ambiance du célèbre show.
BATTLESTAR GALACTICA
«This is the Commander. Moments ago, this ship received word of a Cylon attack against our homeworlds is under way. « How? Why? » doesn’t really matter now. What does matter is that as of this moment, we are at war. »
Les Cylons sont de retour et ils ont frappé fort. Le vaisseau Galactica de classe Battlestar, l’un des rares à avoir survécu, se doit de protéger les derniers survivants humains de l’extinction. Leur seul espoir, retrouver la Terre pour rebâtir de zéro.
Une table à l’ambiance spartiate, d’aspect militaire et d’où ressort un sentiment d’urgence. À l’image de la série en somme. La particularité ici sera que très rapidement nous aurons accès à différentes missions secondaires, toutes très impactantes : Trouver la Terre, Action Stations, Détecteur de Cylons, Quorum, Trouver des Survivants.
Tout cela s’ajoute aux missions principales, au nombre de six et qui sont faut le dire très tendues. Beaucoup de tir de précision à effectuer, et de surcroît dans des temps impartis (autrement dits des comptes à rebours, pas du tout stressant…).
On note le mini-jeu des Stations d’attaque, qui nous transporte au poste d’artilleur au niveau de l’écran positionné à même la table. Là c’est à nous de détruire les vaisseaux cylons qui nous assaillent dans une sorte de « Tower Defense » plutôt basique mais qui a le mérite de faire sortir de la routine.
Autre singularité, le nombre de survivants inscrit en permanence en bas à gauche du flipper. Point de crainte, il ne tombera pas à zéro (vous aurez perdu vos trois billes avant cela). Cependant plus vous conserverez ce recensement haut plus votre score grimpera rapidement. Il est même possible en accomplissant certaines actions d’augmenter la population au sein de la colonie spatiale.
Comme vous le voyez, nous avons affaire ici à une table aux nombreuses possibilités qui ne laisse pas beaucoup le temps de respirer. Avec son rythme soutenu et son atmosphère oppressante, on est très vite happé par ce tableau digne de son œuvre-mère.
XENA : WARRIOR PRINCESS
« In a time of ancient gods, warlords and kings, a land in turmoil cried out for a hero. She was Xena, a mighty princess forged in the heat of battle. The power…the passion…the danger. Her courage will change the world. »
Xena combat dieux médisants, pochtrons de bars et beaux parleurs aux temps anciens des mythes et légendes.
Malgré l’immense popularité de la guerrière, il faut bien avouer que le plateau qui lui est consacré demeure le moins passionnant de ce pack. Ou pour être plus juste le plus difficile à appréhender.
Il est en effet pas évident de déclencher les différents événements de cette table très secrète. Les premières parties sont par conséquent assez circonspectes et c’est au fur et à mesure que toute l’ampleur des possibilités de la table va se révéler pour finalement dévoiler une grande richesse qu’il faudra toutefois savoir dompter.
Avec ses objectifs nombreux impliquant tout autant d’adversaires il y a beaucoup à faire sur ce plateau qui en cache donc bien plus qu’on ne pourrait le croire à première vue.
Le décorum est assez joli et rappelle avec nostalgie les décors en carton-pâte de la série d’antan. Des trois tableaux, c’est incontestablement celui avec les meilleurs effets lumineux et les meilleures animations. Ceci est dû en grande partie à la présence de la guerrière en personne sur le plateau qui réagira aux différents succès du joueur.
Outre Xena elle-même, l’autre point remarquable vient du double anneaux de fond de tableau qui pourra grandement aider en beaucoup d’occasion. Un autre lieu du plateau est lui aussi assez surprenant mais pour vous laisser le plaisir de la découverte nous préférons taire sa description.
Vous l’avez compris, ce flipper Xena saura mettre à rude épreuve votre curiosité et votre sens de l’exploration. Il faut tester, tester encore et tester toujours !









