Ataraxie a été testé sur Steam via un code fourni par le développeur.
Il y a jeu indé et jeu indé. Ceux qui bénéficient de moyens de production confortables, d’autres moins. Il y a ceux qui sont issus d’une belle équipe de développeurs. Et puis il y a Ataraxie. Ici, on parle d’un studio français, un développeur composé d’une petite équipe de passionnés qui ont tout réalisé, de A à Z, même le coffret collector dont nous vous avions parlé le mois dernier dans une preview du jeu.
Vendu qui plus est 5 euros sur Steam, Ataraxie a éveillé notre curiosité et nous l’avons parcouru pour vous. Alors, verdict ?
Ataraxie : le pitch !
« Réveillé de force de son sommeil éternel, l’ancien Pharaon Antef découvre avec épouvante dans quelle horreur son royaume est tombé. Son trône usurpé, son culte bafoué, la corruption, initiée par Apis, aura tôt fait de tout engloutir. Il est temps pour vous de remettre de l’ordre et de redonner aux habitants de ce monde la paix qu’ils méritent. »
Tel est le postulat de départ de ce jeu qui se veut un metroidvania pure souche, qu’il vous faudra arriver à dompter pour en voir le bout !
On sent, tout au long du jeu, l’influence rétro des développeurs, entre une 2D à scrolling horizontal ou vertical, un pixel art très assumé et un gameplay fait de niveaux connectés les uns aux autres à parcourir librement, ou pas, car il va falloir s’armer de patience pour débloquer les accès au fur et à mesure de notre progression dans le jeu.
La mini carte, activable et affichable très rapidement, nous permet de voir notre progression, les accès ouverts, les points de sauvegarde (heureusement, il y en a assez!) et les « raccourcis » permettant de revenir sur certaines « zones » composées de plusieurs niveaux.
Game et Play
Pour progresser, pas de fioritures avec Ataraxie, on avance, on se baisse et.. on saute ! Sauts, double sauts et wall-jumps sont au rendez-vous, et l’on constate vite que l’on peut progresser aisément en sautant sur le même mur, encore et encore.
Si le système est une bonne idée, il permet malheureusement d’éviter de nombreux obstacles ou pièges trop facilement, en évitant par exemple de devoir sauter sur les plateformes prévues.
De même, si les commandes répondent bien, il y a une certaine approximation dans les déplacements, ce qui fait que le personnage n’est pas souvent bien placé pour mettre un coup de gourdin sur les ennemis, ou éviter des pièges. Heureusement, enlever la vie à un scélérat en redonne un peu à notre momie fétiche, et l’on ne meurt donc pas trop vite.
Néanmoins, on notera de petites trouvailles agréables au sein de ce metroidvania, comme les « lumières » qui façonnent les niveaux, et qui changent drastiquement la façon de jouer. On peut en effet se retrouver dans l’incapacité de sauter quand nous sommes dans une zone bleue, ou de prendre des dégâts par la simple exposition au « rouge » d’une zone.
Enfin, nous retrouvons les classiques compétences et pouvoirs à débloquer au fur et à mesure du jeu, qui permettent de mieux appréhender le monde dangereux qui nous est offert.

Tech et …
Les bruitages, dialogues et musiques d’ambiance servent parfaitement le jeu, et mettent bien en valeur les différents moments de notre périple. On ressent fortement cette ambiance égyptienne grâce à ces éléments, et c’est tant mieux.
Tant mieux car, si la direction artistique est agréable, la patte graphique reste assez chiche, et suffisamment en deçà pour nous arracher un petit rictus de déception. Certains environnements sont presque vides, les mouvements du personnage et des ennemis un peu pauvres, et les boss sont… ce qu’ils sont…
Bref, on s’attendait quand même à mieux de ce côté là, et nos attentes ne sont donc pas totalement comblées.
Niveau difficulté, cela se corse au fil de l’épopée, avec certains passages… grrr…. mais c’est le lot de des jeux typés metroidvania, et, au final, on cherche à avancer et continuer à progresser pour en voir le bout !






