Mr Nutz est un jeu vidéo de plateforme créé par deux francais, Philippe Dessoly (graphiste) et Pierre Adane (programmeur) de Ocean France. Le jeu est développé à la fois sur Super Nintendo, Megadrive et Game Boy (puis Color et Advance). Bien qu’à l’origine le jeu était prévu pour sortir sur Amiga, c’est en fait sur Super Nintendo qu’il sortira en premier, en 1993.
Nous nous intéresserons à ces versions et plus particulièrement à celle de la Megadrive (sortie en 1994 – on est sur Mega Force Magazine tout de même !) car la version Amiga a été faite par une équipe allemande, celle de Neon Studios, en 1994 également.
On peut se demander aujourd’hui, plus de 30 ans après, si ce jeu est toujours iconique et surtout si le plaisir de le redécouvrir serait-il toujours le même ? Je tiens à vous signaler aussi que je suis un grand fan de Mr Nutz et du travail de Mr Dessoly, je risque peut-être de ne pas être objectif du tout !
Voilà le résumé qu’on peut lire à l’arrière de la boîte « Mr Nutz est le seul à pouvoir stopper cette nouvelle et permanente ère de glaciation. Pour l’ aider dans cette mission, il possède beaucoup de noisettes, beaucoup de courage et une énorme queue ».
Alors, que dire de Mr Nutz Megadrive ? N’oublions pas que ce jeu est sorti dans un monde où il n y avait que des grosses licences comme Mario ou Sonic et qu’il était très difficile de se faire une place dans cet univers vidéo-ludique. Et pourtant l’opus de Super Nintendo l’a fait et surtout a obtenu la consécration du meilleur jeu de plateforme en 1993.
D’autant plus que le héros de Mr Nutz, c’est un écureuil anthropomorphe, affublé d’une casquette jaune et de deux grandes dents bien visibles. Que dire de ce personnage quand en face on a un super plombier rouge ou un hérisson supersonique bleu ?
Ce sympathique et mignon écureuil doit faire face à Blizzard, le méchant Yéti qui veut geler son pays pour y installer ses congénères ! Mr Nutz entreprend donc de le défier et de lutter contre ce plan machiavélique. Il doit donc rejoindre le pays des glaces pour le combattre mais pour cela il devra franchir plusieurs mondes remplis d’ennemis et d’embûches. Un vrai héros solitaire qui ne doit pas sauver une princesse pour partir à l’aventure !
Pour quelques Nutz de plus
Comme nous l’avons dit, Mr Nutz entreprend une quête pour sauver son pays, une cause honorable et juste mais aussi parsemée de dangers et de récompenses. Cet écureuil devra traverser plusieurs mondes (Moody land, Adventure park…) comme la forêt, les montagnes enneigées ou la maison de sorcières….Chaque monde étant divisé en plusieurs niveaux ou « journey ».
Lorsque Mr Nutz traverse ces différentes contrées, il va devoir faire face à de nombreux ennemis comme des pommes sauteuses, des oiseaux, des abeilles, des hérissons (ou du moins ce qui y ressemble, pauvre Sonic !). Pour les battre, rien de plus simple, il suffit juste de sauter dessus, de leur jeter des noisettes ou de leur mettre un coup de queue tournoyant. Un classique du genre, rien de bien compliqué et aujourd’hui encore devant ce monde très coloré et peut-être un peu enfantin, j’en suis encore ébahi .
Attention, ce n’est pas dans le sens trop facile, mais plutôt qu’aujourd’hui les méchants font souvent peur et là, derrière ce côté mignon des ennemis, on est pas du tout effrayé. Une pomme, suivant l’attaque, sera coupée en deux ou réduite en bouillie, une abeille se trouvera renversée, une chenille sera sur le dos après plusieurs sauts sur elle, l’hérisson perdra ses épines et rampera….
Lors de cette aventure, notre animal devra récupérer des noisettes pour combattre, des cœurs pour l’énergie et des pièces d’or pour le score. Et chaque fin de monde est marquée par la présence d’ un boss .
Un monde où l’exploration sera nécessaire si vous voulez avancer dans le niveau soit pour activer un mécanisme d’ouverture ou un objet de quête, soit si vous voulez finir le niveau à 100%. On va y retrouver tous les mécanismes du jeu de plateforme avec des fossés infranchissables de piques, des plateformes mobiles qui parfois disparaissent, des passages secrets cachés dans des souches, de l’eau, de la lave…..
En ce qui concerne la prise en main, j’avoue que c’est plus facile et naturel sur la version du plombier au costume rouge (merci les heures passées sur Mario) mais sur la console de Sega, et après avoir changé dans les options la course automatique, on s’adapte très facilement même si c’ est un peu moins pratique. Dans tous les cas, celà reste très simple et efficace!
Petit bémol sur la version Megadrive : la disparition des dialogues lors des combats de boss ! On peut y voir le positif et se dire qu’on entre directement en mode « fight ». Ou alors se dire comme moi, que c ‘est bien dommage de perdre en contenu sur ce portage même si au fond ça ne change pas grand chose (et donc on comprend mieux pourquoi le français n’est plus disponible dans le choix des langues) !
Un monde Nutzien classique mais incroyable
Au-delà du jeu et du scénario que l’on peut croire simple, et qui reprend tous les classiques du genre, ce jeu nous surprend encore aujourd’hui.
Que ce soit dans le gameplay, les graphismes…tout est dans la féerie et même aujourd’hui la magie opère toujours !!! On est toujours bluffé par ces mondes d’une beauté incroyable qui nous émerveillent toujours autant ! D’autant plus que la variété des mondes et des ennemis vient toujours nous surprendre : qu’il s’agisse du chara-design ou du level-design, tout est magnifique et même s’il y a eu une évolution des techniques, le jeu Mr Nutz est encore incroyable à regarder et à parcourir.
Comme nous l’avons dit, les mondes très colorés sont d’une beauté divine, mais il y a aussi toute cette évolution au sein même du niveau qui passe de l’aube au crépuscule et le charme opère toujours (même si aujourd’hui, cela nous paraît tellement anodin… alors qu’à l’époque c’était une prouesse technique !) Même si la version Megadrive est un petit peu en dessous de la version Super Nintendo, elle n’a pas à rougir au niveau qualité !
Et sur cette bonne vieille console 16 bits, et bien, ça marche toujours autant et ce grâce au travail incroyable de Pierre Adane, programmeur de talent (c’est lui le créateur de la série Top spin) et de Philippe Dessoly, graphiste tout aussi talentueux (dessinateur officiel de Goldorak, et d’une affiche célèbre d’Albator avec son verre de vin mais aussi et plus récemment qui a travaillé sur le remake de Toki).
Ils ont su utiliser le scrolling différentiel pour donner de la profondeur au jeu : on a l ‘impression que le jeu est en 3D, et même aujourd’hui ça marche encore !
Le tout est rythmé par cette musique incroyable de Raphaël Gesqua, compositeur, arrangeur, sound designer tout aussi talentueux. C’est à lui qu’on doit la bande originale de Flashback :the quest for identity, de Fade to black ou encore de Snow bros. Et que dire à part que la magie opère toujours ! Et à ce niveau je le placerai à égalité avec un Mickey: Castle of illusion !
De plus , même si ces niveaux semblent très simples et linéaires, ce n’est pas le cas ! Il faut bien calculer ses sauts (le personnage a tendance a glisser, il faut donc bien calculer), éviter des pics et bien explorer partout pour débusquer les niveaux et bonus cachés. Et j’avoue que j’avais oublié que ce jeu pouvait être difficile et mettre les nerfs à rudes épreuves. Sans compter que sur la version de Nintendo, on n’avait pas le « continue ? » facile : une fois mort, on reprend au début du monde !
On notera sur Megadrive l’introduction d’un mode « password » permettant une sauvegarde et c’est fort appréciable pour tenter de finir le jeu à 100 %.
Enfin, même si cette difficulté est croissante au fil des niveaux, et qui fait preuve d’une exigence extrême lors de l’exploration et des combats, on y trouve toujours du plaisir à y jouer ! Et je suis aussi retombé sous le charme du personnage qui s’anime lorsque l’on ne bouge pas et de ses animations lorsqu’il risque de tomber dans le vide.
Donc oui, Mr Nutz est certes un « vieux jeu » qui aujourd’hui pourrait faire sourire par ces graphismes, mais pour un jeu sur lequel on donnait « peaNutz », on peut dire qu’il est toujours une référence et un classique du genre ! On éprouve toujours autant de plaisir à le redécouvrir et à y rejouer même si la difficulté extrême de celui-ci peut en freiner certains .
Et même s’il y a beaucoup de jeux de plateforme comme Castlevania , Kirby , Coolspot , Megaman , Super Mario…. je pense que ce jeu est l’un des plus difficiles auquel j’ai joué, il est aussi peut-être celui qui a un écho nostalgique particulier dans mon cœur et j’ai un attachement vraiment singulier avec ce personnage mythique !
Mr Nutz est un jeu vidéo de plateforme créé par deux francais, Philippe Dessoly (graphiste) et Pierre Adane (programmeur) de Ocean France. Le jeu est développé à la fois sur Super Nintendo, Megadrive et Game Boy (puis Color et Advance). Bien qu’à l’origine le jeu était prévu pour sortir sur Amiga, c’est en fait sur Super Nintendo qu’il sortira en premier, en 1993.
Nous nous intéresserons à ces versions et plus particulièrement à celle de la Megadrive (sortie en 1994 – on est sur Mega Force Magazine tout de même !) car la version Amiga a été faite par une équipe allemande, celle de Neon Studios, en 1994 également.
On peut se demander aujourd’hui, plus de 30 ans après, si ce jeu est toujours iconique et surtout si le plaisir de le redécouvrir serait-il toujours le même ? Je tiens à vous signaler aussi que je suis un grand fan de Mr Nutz et du travail de Mr Dessoly, je risque peut-être de ne pas être objectif du tout !
Voilà le résumé qu’on peut lire à l’arrière de la boîte « Mr Nutz est le seul à pouvoir stopper cette nouvelle et permanente ère de glaciation. Pour l’ aider dans cette mission, il possède beaucoup de noisettes, beaucoup de courage et une énorme queue ».
Alors, que dire de Mr Nutz Megadrive ? N’oublions pas que ce jeu est sorti dans un monde où il n y avait que des grosses licences comme Mario ou Sonic et qu’il était très difficile de se faire une place dans cet univers vidéo-ludique. Et pourtant l’opus de Super Nintendo l’a fait et surtout a obtenu la consécration du meilleur jeu de plateforme en 1993.
D’autant plus que le héros de Mr Nutz, c’est un écureuil anthropomorphe, affublé d’une casquette jaune et de deux grandes dents bien visibles. Que dire de ce personnage quand en face on a un super plombier rouge ou un hérisson supersonique bleu ?
Ce sympathique et mignon écureuil doit faire face à Blizzard, le méchant Yéti qui veut geler son pays pour y installer ses congénères ! Mr Nutz entreprend donc de le défier et de lutter contre ce plan machiavélique. Il doit donc rejoindre le pays des glaces pour le combattre mais pour cela il devra franchir plusieurs mondes remplis d’ennemis et d’embûches. Un vrai héros solitaire qui ne doit pas sauver une princesse pour partir à l’aventure !
Pour quelques Nutz de plus
Comme nous l’avons dit, Mr Nutz entreprend une quête pour sauver son pays, une cause honorable et juste mais aussi parsemée de dangers et de récompenses. Cet écureuil devra traverser plusieurs mondes (Moody land, Adventure park…) comme la forêt, les montagnes enneigées ou la maison de sorcières….Chaque monde étant divisé en plusieurs niveaux ou « journey ».
Lorsque Mr Nutz traverse ces différentes contrées, il va devoir faire face à de nombreux ennemis comme des pommes sauteuses, des oiseaux, des abeilles, des hérissons (ou du moins ce qui y ressemble, pauvre Sonic !). Pour les battre, rien de plus simple, il suffit juste de sauter dessus, de leur jeter des noisettes ou de leur mettre un coup de queue tournoyant. Un classique du genre, rien de bien compliqué et aujourd’hui encore devant ce monde très coloré et peut-être un peu enfantin, j’en suis encore ébahi .
Attention, ce n’est pas dans le sens trop facile, mais plutôt qu’aujourd’hui les méchants font souvent peur et là, derrière ce côté mignon des ennemis, on est pas du tout effrayé. Une pomme, suivant l’attaque, sera coupée en deux ou réduite en bouillie, une abeille se trouvera renversée, une chenille sera sur le dos après plusieurs sauts sur elle, l’hérisson perdra ses épines et rampera….
Lors de cette aventure, notre animal devra récupérer des noisettes pour combattre, des cœurs pour l’énergie et des pièces d’or pour le score. Et chaque fin de monde est marquée par la présence d’ un boss .
Un monde où l’exploration sera nécessaire si vous voulez avancer dans le niveau soit pour activer un mécanisme d’ouverture ou un objet de quête, soit si vous voulez finir le niveau à 100%. On va y retrouver tous les mécanismes du jeu de plateforme avec des fossés infranchissables de piques, des plateformes mobiles qui parfois disparaissent, des passages secrets cachés dans des souches, de l’eau, de la lave…..
En ce qui concerne la prise en main, j’avoue que c’est plus facile et naturel sur la version du plombier au costume rouge (merci les heures passées sur Mario) mais sur la console de Sega, et après avoir changé dans les options la course automatique, on s’adapte très facilement même si c’ est un peu moins pratique. Dans tous les cas, celà reste très simple et efficace!
Petit bémol sur la version Megadrive : la disparition des dialogues lors des combats de boss ! On peut y voir le positif et se dire qu’on entre directement en mode « fight ». Ou alors se dire comme moi, que c ‘est bien dommage de perdre en contenu sur ce portage même si au fond ça ne change pas grand chose (et donc on comprend mieux pourquoi le français n’est plus disponible dans le choix des langues) !
Un monde Nutzien classique mais incroyable
Au-delà du jeu et du scénario que l’on peut croire simple, et qui reprend tous les classiques du genre, ce jeu nous surprend encore aujourd’hui.
Que ce soit dans le gameplay, les graphismes…tout est dans la féerie et même aujourd’hui la magie opère toujours !!! On est toujours bluffé par ces mondes d’une beauté incroyable qui nous émerveillent toujours autant ! D’autant plus que la variété des mondes et des ennemis vient toujours nous surprendre : qu’il s’agisse du chara-design ou du level-design, tout est magnifique et même s’il y a eu une évolution des techniques, le jeu Mr Nutz est encore incroyable à regarder et à parcourir.
Comme nous l’avons dit, les mondes très colorés sont d’une beauté divine, mais il y a aussi toute cette évolution au sein même du niveau qui passe de l’aube au crépuscule et le charme opère toujours (même si aujourd’hui, cela nous paraît tellement anodin… alors qu’à l’époque c’était une prouesse technique !) Même si la version Megadrive est un petit peu en dessous de la version Super Nintendo, elle n’a pas à rougir au niveau qualité !
Et sur cette bonne vieille console 16 bits, et bien, ça marche toujours autant et ce grâce au travail incroyable de Pierre Adane, programmeur de talent (c’est lui le créateur de la série Top spin) et de Philippe Dessoly, graphiste tout aussi talentueux (dessinateur officiel de Goldorak, et d’une affiche célèbre d’Albator avec son verre de vin mais aussi et plus récemment qui a travaillé sur le remake de Toki).
Ils ont su utiliser le scrolling différentiel pour donner de la profondeur au jeu : on a l ‘impression que le jeu est en 3D, et même aujourd’hui ça marche encore !
Le tout est rythmé par cette musique incroyable de Raphaël Gesqua, compositeur, arrangeur, sound designer tout aussi talentueux. C’est à lui qu’on doit la bande originale de Flashback :the quest for identity, de Fade to black ou encore de Snow bros. Et que dire à part que la magie opère toujours ! Et à ce niveau je le placerai à égalité avec un Mickey: Castle of illusion !
De plus , même si ces niveaux semblent très simples et linéaires, ce n’est pas le cas ! Il faut bien calculer ses sauts (le personnage a tendance a glisser, il faut donc bien calculer), éviter des pics et bien explorer partout pour débusquer les niveaux et bonus cachés. Et j’avoue que j’avais oublié que ce jeu pouvait être difficile et mettre les nerfs à rudes épreuves. Sans compter que sur la version de Nintendo, on n’avait pas le « continue ? » facile : une fois mort, on reprend au début du monde !
On notera sur Megadrive l’introduction d’un mode « password » permettant une sauvegarde et c’est fort appréciable pour tenter de finir le jeu à 100 %.
Enfin, même si cette difficulté est croissante au fil des niveaux, et qui fait preuve d’une exigence extrême lors de l’exploration et des combats, on y trouve toujours du plaisir à y jouer ! Et je suis aussi retombé sous le charme du personnage qui s’anime lorsque l’on ne bouge pas et de ses animations lorsqu’il risque de tomber dans le vide.
Donc oui, Mr Nutz est certes un « vieux jeu » qui aujourd’hui pourrait faire sourire par ces graphismes, mais pour un jeu sur lequel on donnait « peaNutz », on peut dire qu’il est toujours une référence et un classique du genre ! On éprouve toujours autant de plaisir à le redécouvrir et à y rejouer même si la difficulté extrême de celui-ci peut en freiner certains .
Et même s’il y a beaucoup de jeux de plateforme comme Castlevania , Kirby , Coolspot , Megaman , Super Mario…. je pense que ce jeu est l’un des plus difficiles auquel j’ai joué, il est aussi peut-être celui qui a un écho nostalgique particulier dans mon cœur et j’ai un attachement vraiment singulier avec ce personnage mythique !









