Urban Strike a été testé en version Megadrive
Troisième épisode de la série « Strike » sur consoles SEGA, et dernier opus sur consoles 16 bits, dont la Megadrive. Les deux premiers Méga Tests des épisodes précédents se trouvent ici pour Desert Strike, et ici pour Jungle Strike.
H.R Malone, un magna des médias et politicien très influent, décide de construire une super arme qu’il compte utiliser contre les États-Unis.
En tant que pilote chevronné, on vous dérange pendant vos vacances pour reprendre du service et sauver le pays. Mais contrairement à ce que le titre pourrait laisser imaginer, la première mission se déroule à Hawaï, au dessus de la jungle.
Comment on y joue ?
Rien de bien nouveau pour ce troisième opus : les habitués des deux premiers Strike ne seront pas perdus. Pour les nouveaux, rien de compliqué soyez rassurés.
On pilote son hélicoptère, on détruit bâtiments et ennemis, on sauve des vies, et on fait le plein de munitions et de carburant.
On retrouve cette inertie arrivée depuis le précédent Jungle Strike, et il est désormais possible de voler en crabe, c’est à dire de coté sans être obligé de manipuler l’hélicoptère de façon moins naturelle, et c’est une excellente nouvelle.
Pour trouver des ressources, il suffit de détruire les bâtiments : on y trouve des munitions qui rechargent toutes les armes en une fois, du carburant et du blindage, ce qui est utile pour mener à bien les 9 missions qui composent le jeu.
On est amené à piloter un autre hélicoptère, au cours de la mission de la plateforme pétrolière : un espèce de Cargo, un peu moins maniable, mais qui rend le gameplay moins ennuyeux.
Ceci étant dit, ce qui fait toute la différence dans ce troisième épisode, et qui paraissait, je me souviens à l’époque, une révolution inimaginable, se sont des phases de jeu…. à pieds !
Alors certes, ce n’est pas de toute beauté, les déplacements du personnage sont un peu rigides, mais c’est réellement une nouveauté percutante, en 1994, d’associer un jeu de combat en hélico et des phases de jeu à pieds, comme dans un jeu d’aventure ou d’action. Le design reste sur de la 2D isométrique, mais si on ne devait retenir qu’une évolution, c’est bien celle là !
C’est beau ?
Le jeu reste beau pour de la Megadrive, mais il n’est pas non plus révolutionnaire. La recette est la même, seules quelques subtiles nouveautés le rendent agréable à regarder.
La plateforme pétrolière, le casino, ou encore New-York, et même Las Vegas de nuit montrent une certaine évolution, mais sans plus. Le jeu reste toutefois beau pour l’époque même si l’on aurait peut-être apprécié de pousser plus loin les détails et les environnements.
Il faut toutefois reconnaitre l’optimisation de la gestion des graphismes lors des missions dans « La grosse pomme » : New-York. Il y a énormément de buildings, qui restent cubique, mais par rapport aux environnements de la jungle, ou de San Francisco sous les nuages, il y a une volonté des développeurs de faire comprendre le coté urbain du titre.
On écoute quoi ?
Fidèle aux deux autre épisodes, mise à part pendant les phases de briefing de missions, Urban Strike ne comporte aucune musique en jeu. Seuls les bruits de tir, du palan, de destructions, ou encore les pales de l’hélicoptère, se font entendre durant les phases de gameplay.
Les bruits de pas viennent remplacer les bruits du moteur, mais, même dans le casino, aucune musique supplémentaire n’est présente, ce qui aurait permis d’être plus immergé dans le concept du jeu. Dommage.
Vous avez dit fluidité ?
Desert Strike était le coup d’essai, et Jungle Strike avait amélioré grandement la fluidité. Mais entre le deuxième et Urban Strike, rien de supplémentaire ne vient agrémenter l’animation ou la fluidité.
Les phases de jeu à pieds sont un bel exploit, mais l’animation du personnage, des ennemis, des véhicules terrestres ou soldats, ne gagnent pas pour autant en fluidité.
Il y a eu des progrès sur la technique, et, comme je le disais plus haut, une optimisation des décors. L’hélicoptère, qui reste la partie la plus importante du jeu, réagit très bien aux sollicitations de la manette, mais il manque un petit plus qui aurait fait passer ce jeu dans la légende. Là, c’est juste correct.







