Shiro and the Coal Town a été testé sur PC via Steam
J’ai eu la chance de faire la Preview de ce jeu le 3 octobre 2024, que vous pouvez retrouver ici.
On incarne donc Shinnosuke, petit garçon de 5 ans qui vit à la campagne dans un Japon illustré par ce qui peut s’apparenter à de l’aquarelle.
Sur les conseils avisés de son grand-père, il se met en chasse à la faune et flore locale. Ce début assez familial ouvre la voie à une aventure extraordinaire remplie de quêtes et de rencontres, qui emmènera notre protagoniste jusqu’à la ville de Coal Town.

Comment on y joue ?
Même si les développeurs incitent à jouer à la manette, le clavier se prête agréablement à la maniabilité.
La direction du personnage avec les touches directionnelles du clavier est peut-être moins instinctive, mais quelques minutes suffisent à s’en accommoder. Le didacticiel est le bienvenu et renforce l’interaction. Il est raisonnable de le laisser activé, même si les mouvements deviennent naturels. Pour la pêche ou pour attraper les papillons, il pourrait être possible d’être moins réactif ou de ne pas se trouver au bon endroit pour l’activité.
Dans toutes les phases d’exploration, de petites étoiles permettent de repérer les éléments importants de cette quête. Même Shiro, le chien blanc qui accompagne Shinnosuke dans ces aventures, peut vous indiquer d’autres éléments, invisibles à l’œil humain. Cette aide sera précieuse pour mener à bien toutes les demandes, parfois farfelues, des personnages que nous rencontrons tout au long de cette formidable aventure.
Elle n’est disponible qu’après la phase d’exploration de base du jeu, soit après une dizaine de jours in-game.
Et oui, il y a une gestion du temps réaliste, et n’oublions pas que le petit garçon n’a que 5 ans, il lui faut donc rentrer chez lui pour manger et dormir la nuit.
Nous abordons ici le petit bémol du jeu. Chaque fois que la nuit tombe, nous devons rentrer à la maison. Ce qui implique que même si nous sommes dans une exploration intéressante à Coal Town ou dans le village natif de Shinnosuke, la journée s’arrête. Elle montre la volonté des développeurs d’avoir un cycle jour/nuit plutôt réaliste, mais cela est parfois frustrant.
Mais nous pardonnons assez rapidement ce léger inconvénient quand on voit les qualités scénaristiques et graphiques du jeu.
C’est beau ?
La transition est toute trouvée pour parler des graphismes du jeu. L’environnement y est magnifique.
Les jeux d’ombres et de lumières, les différentes textures que l’on reconnaît au premier coup d’œil, renforcent véritablement l’immersion.
Certaines parties du village ou de la ville ne sont disponibles qu’après avoir mené à bien certaines quêtes, qu’elles fassent partie de la principale ou des nombreuses secondaires. À chaque nouveau plan découvert, le rendu est sublime. La charte graphique est parfaitement respectée, y compris dans les magasins, restaurants et autres laboratoires d’une scientifique un peu bizarre.
Certes, la ville est très belle, mais la campagne autour de Kasukabe, le village de notre héros, est tout autant réussie. Beaucoup plus verdoyant, avec ces nombreuses rivières où il est possible de pêcher, c’est un émerveillement à chaque découverte. Anecdotiquement, il y a un passage à niveau avec un train qui passe non loin des champs du village. L’immersion est totale, on se croirait vraiment dans un village.
Il y a tellement d’endroits magnifiquement retranscrits que cet article pourrait devenir un album photo, tellement il y a de paysages différents et beaux.
On écoute quoi ?
La bande son du jeu est typiquement japonaise, mais se laisse parfaitement écouter. Elle nous guide à travers toute l’aventure.
Les personnages ne parlent pas, les seuls sons qui pourraient s’apparenter à un dialogue ressemblent plus à des onomatopées qu’à des mots. D’où les bulles de textes, qui permettent de comprendre ce qui se passe.
Les bruitages sont assez réalistes, tout du moins en conformité avec l’aspect graphique. Ça ressemble davantage à un anime japonais. Le train, la cuisinière qui découpe son saumon, la scientifique qui crée des objets… disons originaux. On reconnait bien l’intention et ce qui se passe à l’écran.

Vous avez dit fluidité ?
Entre plans fixes et scrolling horizontal, rien ne vient perturber l’animation graphique des décors.
Les animations concernent donc notre héros. Et là, rien à dire. C’est fluide au possible, à la pêche, avec son filet à papillons, y compris tous les mouvements inerrants a un personnage. Sa façon de se déplacer est très cohérente.
Quelques petites animations viennent agrémenter le jeu sous forme de cinématiques. Tout en conservant l’univers aquarelle du jeu, bien évidemment.
Les temps de chargement quasi inexistants rendent le gameplay très agréable.
Il y a tout de même un point particulier du jeu. Chaque fois que la nuit tombe et que nous sommes en exploration à Coal Town, Shinnosuke revient chez lui, presque endormi. Toute cette aventure ne serait-elle pas un simple rêve de notre protagoniste ?







