Sky Oceans : Wings for Hire a été testé en version Steam
Traversons ensemble l’aventure de ce jeu qui rend hommage aux RPG japonais. Comme son titre ne le laisse pas présager de premier abord, il ne s’agit pas d’un jeu de combat aérien, comme peut l’être un Ace Combat, mais bel et bien d’un tour par tour sur les Dog Fight.
Nous incarnons Glenn Marchevent (Windwalker dans la version anglophone), jeune pilote en fin de formation, obligé de quitter son village pour combattre les ennemis, maintenir la paix et nouer des amitiés sincères.
Comment on y joue ?
Pour l’avoir essayé sur Steam, le gameplay au clavier et à la souris est très agréable. Mais la première impression lorsqu’on commence à jouer, c’est l’héritage immédiat de Final Fantasy VII, sur PS1, car on y retrouve les mêmes mécaniques de jeu. J’ai trouvé cette méthode de jeu flagrante, ce qui ne gène en rien la beauté de l’aventure, mais le clin d’œil est bien présent. Les voix, inexistantes mais retranscrites textuellement, la façon de se déplacer, les combats… Tout fait penser au titre de Square Enix.
Les phases de combat dans Sky Oceans, justement, parlons-en. Pour les néophytes, le jeu du tour par tour consiste à ce que chaque partie ne s’attaque pas simultanément, mais chacun son tour. Notre héros, ou l’équipe complète, commence le combat. Une fois que tout le monde a exécuté son tir, c’est à l’ennemi de prendre part au combat.
On commence avec seulement Glenn, en tant qu’apprenti pilote. Mais très vite une équipe se forme, et les affrontements montent jusqu’à 8 vaisseaux, 4 de notre équipe, et 4 à vaincre, chacun avec sa barre de vie ou de blindage d’avion.
Toute la subtilité réside dans le choix de l’arme, car bien entendu celles qui font le plus de dégâts sont en nombre limité. Mais il y a aussi les autres attributs que les personnages possèdent, comme la régénération du blindage, pour vous ou l’un de vos coéquipiers, le fait de pouvoir s’enfuir d’un combat si celui-ci semble perdu d’avance, ou permettre d’esquiver tous les tirs ennemis.
La difficulté est plutôt bien dosée, même si elle monte vite après la troisième île.
C’est beau ?
On n’est certes pas sur de la 3d révolutionnaire avec du Raytracing, mais la claque graphique est bien là. Les effets de lumière, le soin apporté à la modélisation des personnages, des vaisseaux ou même de l’environnement, tout est magnifique et renforce l’immersion. Les couleurs sont plutôt pastelles, et les différentes îles permettent un monde ouvert, sans tomber dans l’excès.
Les déplacements à pieds ne souffrent d’aucune critique, tout comme dans les airs, où les décors restent sublimes.
Les effets de lumière aussi ont été travaillés avec un grand soin. Même lors des combats avec des tirs lasers, visibles, un peu comme dans Star Wars. Le travail graphique est aussi remarquable sur les jours que sur les nuits, ce qui créé une ambiance toute particulière et très immersive.
On écoute quoi ?
Comme annoncé dans l’introduction de ce test, aucun dialogue n’est audible, mais la bande son est très en adéquation avec ce qui se passe à l’écran. On est sur de la musique que je qualifierai de classique japonaise, les fans de RPG ne seront pas déçus !
Entre les moments de recueillement, l’intensité des combats ou pendant les dialogues entre les différents personnages, la musique est toujours placée là où elle devrait être. Aucun reproche n’est justifié tellement la scène complète s’accorde à la perfection. Et finalement on s’habitue très vite au manque de parole.
Vous avez dit fluidité ?
Dans Sky Oceans, que l’on parle de l’animation lors des cinématiques, pendant l’exploration terrestre ou aérienne, et même lorsqu’il est venu le temps d’en découdre dans les airs, aucun ralentissement n’est a déplorer. Tout est fluide, même avec une distance d’affichage plus que correcte. Les mouvements de caméra, réglables avec la souris si la disposition ne vous convient pas, sont parfaitement orchestrés, un peu comme un engrenage bien huilé, tout se passe sans accroc ou ralentissement. On voit que les développeurs y ont mis un soin tout particulier là aussi.
Tous ces éléments nous poussent à définir les meilleures stratégies à adopter pour mener à bien la quête principale, tout comme il est pertinent de discuter avec tous les personnages du jeu, pour relever les défis annexes qui permettent d’agrémenter encore plus l’histoire. Ils permettent également des améliorations, non pas indispensables, mais très utiles dans le déroulement de la partie. Et c’est tellement enrichissant qu’il ne faut pas les manquer, l’aventure n’en sera ainsi que meilleure.








